Imagine les berges de la rivièreParfois emportées par les eaux fortes brunesEt ouvre l'écluse à ce flot de pierresPuis laisse le chanter au clair de la lune. De toujours, je connais le bruit de la terreLe souffle du vent dans le sable des dunesLe vol léger des hérons, le sel des éthersEt les cormorans qui guettent la lagune. C'est mon pays, lumière pâle d'un ciergeSouviens-toi pour toujours de cette île viergeVagabonde, perdue dans les épais brouillards. Là, les enfants s'égarent dans les champs de fleursFont une ronde et prennent la main des vieillardsPuis face à la mer, regardent les femmes en pleurs.
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