Un rêve, parcourir l'Amérique latine, sac à dos, seule, à l'aventure, pour connaître, comprendre les pays, les gens, me remplir les yeux et le coeur. Alors, c'est ce que j'ai fait, pendant 3 mois en 2004... une expérience passionnante, le bonheur des rencontres et de la découverte, l'envie de continuer. Et je suis repartie, encore 3 mois, au Brésil, en 2005. Puis au Vénézuela en 2006 et 2007. Au Paraguay , au Mexique, en Colombie en 2008, en Equateur et en Amazonie brésilienne en 2009. A quand le prochain? Comme on me demande de raconter, alors je le fais ici, où chacun pourra lire et voir ce qui lui plait. Et puis j'y mets aussi d'autres voyages.
Catherine
Contact cathgegout@hotmail.com
Le dernier rassemblement avant l'election de Fernando Lugo comme President de la Republique du Paraguay. Deja l'espoir etait tres fort. Des vagues interminables de familles entieres venus parfois de loin en car deferlaient sur la Place du Parlement. Musique et ambiance de fete. En voici une idee.
http://www.dailymotion.com/video/x562uo_asuncion-17-avril-fete-de-soutien-a_news
http://www.dailymotion.com/video/x56352_asuncion-17-avril-fete-de-soutien-a_news
Le dimanche, Lugo etait elu, renversant 61 ans de pouvoir du Parti Colorado (voir article ci dessous)
Publié par cathgegout à 15:11:56 dans Paraguay | Commentaires (0) | Permaliens
Ce soir jeudi 20 avril, jour historique pour le Paraguay, et donc pour l'Amérique latine, que je viens de vivre comme observatrice internationale et avec mes amis paraguayens.
Malgré l'intox, la fraude, le parti colorado, au pouvoir depuis 61 ans incluant la dictature, a perdu l'election. Le president de la Republique elu largement est Fernando Lugo, eveque de San Pedro, issu de la theologie de la lbération: Il est le candidat de l'alliance qui s'est constituée de la gauche a la droite modérée. On n'a pas les resultats du parlement, mais il va surement etre bien a droite, avec une part importante d'extreme droite.
Alors tout ne fait que commencer. Liesse populaire, espoir de changement, programme minimum aussi, mais il fallait arracher le pouvoir à ce parti hégémonique et mafieux, entre les mains des grands proprietaires terriens.Voici une idee de l'ambiance a Asuncion avant meme les resultats definitifs:
http://www.dailymotion.com/video/x55wcl_paraguay-asuncion-liesse-populaire_news
http://www.dailymotion.com/video/x55wvm_asuncion-fete-lelection-de-lugo_news
Publié par cathgegout à 00:19:33 dans Paraguay | Commentaires (0) | Permaliens
La population des asentamientos est souvent nombreuse et d'une extreme pauvreté. Beaucoup sont installés sur des terrains éloignés et difficiles d'accès. La santé est une préoccupation permanente et grave. Pour eux, elle est quasiment inaccessible. Tout est loin et cher. 10 enfants meurent chaque jour faute de soins appropriés. Alors ils essayent d'obtenir les moyens d'etre soignès sur place. Et après la construction d'une école, la première chose que fait ensuite la communauté, c'est de construire un poste de santé. En général il y a 2 ou 3 pièces et une salle d'eau. Pour eux cette construction est un gros effort, ils n'ont pas d'aide, les matériaux coutent cher. Ils sont fiers de leur poste de santé... mais il n'y a pas de personnel soignant. Comme pour l'école, ils sont obligés de se débrouiller avec les moyens du bord. Pour l'instant, je n'en ai vu aucun qui fonctionnait. A Capiata, par exemple, il y a dans l'asentamiento une élève infirmière. Ils espèrent que ses études finies elle pourra travailler pour la communauté... Et aucune aide, ni des municipalités, ni du gouvernement, alors qu'il y a un problème de santé publique lourd. Ici, derriere l'ancienne école (un toit sur pilotis, ils ont aujourd'hui construit une grande et belle école) le poste de santé en briques qu'ils sont en train de terminer.Publié par cathgegout à 15:06:14 dans Paraguay | Commentaires (0) | Permaliens
Il y a des enfants partout. Pour l'école, c'est comme pour le reste, les pouvoirs publics ne leur portent aucun intéret. Bien sur le droit à l'éducation est inscrit dans la loi, mais dans la pratique ils n'ont rien. Ce sont eux qui prennent l'initiative de construire leurs écoles, qui trouvent les materiaux pour les construire de leurs mains. Mais ils n'ont pas pour autant de professeurs pris en charge par l'Etat ou la municipalite. Ce sont les parents qui se cotisent, et qui tant bien que mal donnent ce qu'ils peuvent aux instituteurs. Au Paraguay, l'analphabétisme est un véritable fléau. Il y a entre 20 et 30% d'analphabètes, mais pratiquement 60% d'analphabètes fonctionnels, qui peuvent écrire leur nom mais ne savent quasiment ni lire ni écrire. Et quand on voit les efforts de ces gens là pour donner une éducation à leurs enfants, le coeur se serre.
Ici l'école de Limpio, pas encore finie. Jusque là ils ont fait la classe sous les arbres. Et l'effort qu'ils ont fait pour installer l'eau a retardé la fin des travaux.
Publié par cathgegout à 13:40:46 dans Paraguay | Commentaires (0) | Permaliens
Parfois ils arrivent à arracher une aide pour les matériaux, parfois meme pour payer des professeurs. Ainsi l'école de Capiata a maintenant 5 classes, dont une préprimaire. Il en faudrait plus, mais c'est déjà une conquete. L'Etat a participé pour une partie. Sur les 8 professeurs, 4 ont maintenant un salaire de l'Etat. Les autres recoivent ce que collectent les parents.
Publié par cathgegout à 13:38:01 dans Paraguay | Commentaires (0) | Permaliens