Un rêve, parcourir l'Amérique latine, sac à dos, seule, à l'aventure, pour connaître, comprendre les pays, les gens, me remplir les yeux et le coeur. Alors, c'est ce que j'ai fait, pendant 3 mois en 2004... une expérience passionnante, le bonheur des rencontres et de la découverte, l'envie de continuer. Et je suis repartie, encore 3 mois, au Brésil, en 2005. Puis au Vénézuela en 2006 et 2007. Au Paraguay , au Mexique, en Colombie en 2008, en Equateur et en Amazonie brésilienne en 2009. A quand le prochain? Comme on me demande de raconter, alors je le fais ici, où chacun pourra lire et voir ce qui lui plait. Et puis j'y mets aussi d'autres voyages.
Catherine
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Mais pour moi la surprise, ca a été Felipa. C'est la femme de Celso. Elle a une cinquantaine d'annés. Elle est arrivée ici après bien des tribulations, dans un endroit où il n'y a rien, où elle n'a meme pas un toit, à part quelques planches et un bout de plastique, où tout est à recommencer, avec rien. Alors qu'elle est là depuis si peu de temps, elle a tout de suite construit son tatakua, le four de briques traditionnel, et elle fait des chipas -couronnes de pain fourré d'un peu de fromage, que tout le monde mange au Paraguay- qu'elle vend à toute la communauté.
Publié par cathgegout à 23:56:37 dans Paraguay | Commentaires (0) | Permaliens
Et elle a installé aussi son poulailler... Le tour est joué, Felipa assure la subsistance de la famille. Ces femmes sont impressionnantes de force et de dignité souriante.
Publié par cathgegout à 23:53:51 dans Paraguay | Commentaires (0) | Permaliens
1200 familles, un lieu symbolique de la lutte des sans toit au Paraguay. Les familles se sont installées sur ce terrain en 1999, et ont pu rester au prix de violents affrontements avec la police. Ils ont appelé leur asentamiento Marquetalia du nom d'un village de Colombie. En 2003, suite à une manifestation des occupants réclamant la régularisation promise de leur situation, une tentative d'expulsion par la police a de nouveau été repoussée. Le juge, voyant le tour des évènements et la violence des affrontements en perspective - les habitants étaient retranchés et armés, il y avait de nombreux enfants- a tranché en faveur des familles. Les dirigeants emprisonnés durent etre relachés 3 mois plus tard, après des manifestations répétées. Cette lutte, très médiatisée comme exemple d'atteinte à la propriété privée, a mis sur le devant de la scène l'action contre la criminalisation des luttes sociales.
Ici Victoria, dirigeante de la communauté, avec Raul Marin, avocat des sans toit, emprisonné en 2003 et plusieurs fois auparavant. Aujourd'hui Raul est un des proches du Presidet élu, Fenando Lugo.
Publié par cathgegout à 13:54:43 dans Paraguay | Commentaires (0) | Permaliens
La violence continue néanmoins. Victoria, une
des dirigeantes de la communauté de marquetalia, me montre les séquelles des
coups violents dans le dos qu'elle a recus de la police en 2007. Elle a porté
plainte, pour le principe, mais ses chances d'aboutir sontbien minces. Elle est
pauvre, et ici, c'est tout dire. C'est une lutteuse. A 53 ans, elle a eu 17 enfants (du meme père, c'est
rare...). Le plus jeune a 13 ans. Ils sont encore 8 à la maison. Son mari est
malade. Un de ses fils vit aussi là avec sa femme brésilienne et ses deux
enfants. C'est
Publié par cathgegout à 13:48:42 dans Paraguay | Commentaires (1) | Permaliens
Victoria, comme tous ses voisins, est en train de construire la maison qu'ils ont obtenu du gouvernement. Les matériaux leur sont livrés: briques, tuiles, poutrelles de béton, et les habitants se construisent eux memes leur maison en s'entraidant, supervisés par un technicien. Mais les maisons sont petites (une pièce-cuisine, une petite salle de bains, 2 chambres ) et Victoria devra garder sa cabanne de bois pour loger toute la famille.
Publié par cathgegout à 13:46:57 dans Paraguay | Commentaires (0) | Permaliens