Un rêve, parcourir l'Amérique latine, sac à dos, seule, à l'aventure, pour connaître, comprendre les pays, les gens, me remplir les yeux et le coeur. Alors, c'est ce que j'ai fait, pendant 3 mois en 2004... une expérience passionnante, le bonheur des rencontres et de la découverte, l'envie de continuer. Et je suis repartie, encore 3 mois, au Brésil, en 2005. Puis au Vénézuela en 2006 et 2007. Au Paraguay , au Mexique, en Colombie en 2008, en Equateur et en Amazonie brésilienne en 2009. A quand le prochain? Comme on me demande de raconter, alors je le fais ici, où chacun pourra lire et voir ce qui lui plait. Et puis j'y mets aussi d'autres voyages.
Catherine
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Beit Sira comme de nombreux villages de ce secteur, a perdu 75% de ses terres en trois périodes de l'histoire : 1948, 1967 et aujourd'hui avec la construction du mur. On nous annonce une manifestation en direction du mur mais le conseil local ne le souhaite pas, tant la tension est grande. Tout à coup nous voyons arriver, dans les rues du village, une manifestation... d'enfants. Quelques adolescents les suivent. Cela serre le cœur de voir ces enfants, hurlant leur haine de l'occupant. Combien sont-ils ? 100 ? 200 ? La plupart entre 7 et 12 ans. Que deviendront-ils ?
Le mur va passer à 100 m de la dernière maison du village. En face, une colonie, qui entretenait des liens pacifiques (notamment commerciaux) avec Beit Sira avant la première Intifada. Depuis, les liens sont rompus, mais le dialogue vient d'être réamorcé entre les colons, le comité local de lutte contre le mur de Beit Sira et leur avocat palestinien pour évoquer un possible appel contre le mur. Les colons sont d'accord pour repousser le mur de quelques centaines de mètres pour ne pas prendre davantage de terres au village qui ne leur a jamais posé de problèmes. Mais ils ne contestent pas le mur en lui-même, pour des raisons de sécurité. Les travaux sont temporairement arrêtés en attendant le jugement dont la date n'est pas encore fixée. Aucune illusion, ce ne sera qu'un report dans la construction du mur. Mais les Palestiniens espèrent que ces procès pourront éveiller les consciences.
A 25 km de Ramallah, Beit Sira se sent complètement isolée : pas d'hôpital, pas de possibilité de s'agrandir et bientôt clôturé, le village ne sera plus qu'un camp de réfugiés.
Publié par cathgegout à 17:25:26 dans Palestine, avril 2004 | Commentaires (1) | Permaliens
26-07-2006 17:21
De sabrina2605 Sujet:
j'ai beaucoup apprecié vos temoignage