Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

Carpe diem

Le retour...

Rechercher

Décembre

DiLuMaMeJeVeSa
  12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
2728293031  

Compteur

Depuis le 02-12-2006 :
82013 visiteurs
Depuis le début du mois :
625 visiteurs
Billets :
22 billets

Une bonne raison d'aimer | 05 mars 2007


Photo : great_sea via Flickr

En lisant Trois chevaux , je me disais qu'in fine, il n'y a pas besoin de grande raison pour aimer... Si mon italien me demandait pourquoi je l'aime, je serais sans doute bien en peine de lui donner une réponse. Mais je peux être obsédée toute la journée par la simple pensée de m'allonger contre sa peau tiède, de poser ma tête sur son épaule, et de m'endormir dans son odeur... Et finalement, comme raison, ça me suffit.

Publié par eclatdusoleil à 02:49:56 dans Humeurs | Commentaires (1) |

Deuil | 05 mars 2007


Photo : titanium22 via Flickr

Ce post, ancien lui aussi, pourrait constituer une suite à "l'homme parfait"...

En lisant La petite robe de Paul , je m'interroge une fois de plus son mon propre deuil de la maternité. Consciente que c'est forcément important pour une femme, je n'ai jamais pu me résoudre à croire que c'était réellement déterminant pour moi : il m'a toujours semblé que c'était une confirmation du destin, et comme une sorte de dédouanement, alors que j'ai toujours plus ou moins pensé que je n'étais pas faite pour avoir des enfants, et que j'aurais eu bien du mal à leur trouver une place dans ma vie.
La découverte définitive de mon infertilité a cependant déclenché dans le même mouvement, mon divorce d'avec l'homme qui avait traversé l'épreuve avec moi. A l'époque, j'ai surtout invoqué le fait que je ne voyais plus de chemin commun avec cet homme si nous ne pouvions pas avoir d'enfant, étayé par le fait que nos corps ne s'accordaient pas, nous empêchant de cimenter vraiment une union qui vue de l'extérieur, et sur le plan de la vie domestique, semblait très harmonieuse. Je suis donc partie, pour essayer de trouver enfin ma moitié d'orange, et pour laisser à cet homme encore jeune une chance de faire des enfants avec une autre.
Au fil des années qui passent, je m'aperçois qu'il n'a pas saisi cette possibilité, ce qui régulièrement relance ma culpabilité...

Aujourd'hui, je m'interroge sur un autre aspect de la question. Quitter cet homme, c'était aussi une manière de nier ce deuil, de tenter un nouveau départ sans avoir besoin d'assumer, non l'impossibilité de faire des enfants, qui bien évidemment demeure et que j'ai toujours annoncée très tôt à mes compagnons potentiels, mais le souvenir du parcours, psychologique et médical, de nos deux tentatives de FIV. Je voulais fuir les murs d'une maison que pourtant j'aimais, la seule que j'aie vraiment décorée à mon goût, parce que ses murs étaient aussi imprégnés de ces heures douloureuse, et de mes trahisons... Je voulais fuir sans doute aussi le parcours, que je pressentais cahotique, de mon mari quant à la paternité. Je ne me sentais pas capable d'assumer encore un éventuel parcours d'adoption, et j'étais totalement opposée à l'idée du don d'ovule qu'il avait évoquée. J'avais peur d'être enfermée à tout jamais dans cet unique état de fait : je ne pouvais pas avoir d'enfant et mon mari en voulait. De ce point de vue, je crois que j'ai eu raison de partir, car il aurait été difficile en effet de faire avec lui ce parcours imposé, pour lequel chacun de nous avait un chemin et un tempo différent.

Partir, c'était ouvrir la possibilité de rebondir plus vite. En revanche, c'était aussi, d'une manière ou d'une autre, imposer ce parcours de deuil à un autre homme, et par la même le refaire moi-même, encore et encore. En effet, chaque fois que j'annoncerais mon infertilité, l'homme en face de moi serait contraint de s'interroger sur son désir de paternité, et d'en faire son deuil pour pouvoir vivre avec moi. Je me suis sentie parfois comme un tyran, imposant à mon compagnon du moment de me préférer à toute perspective de construction d'une famille ordinaire, à toute perspective de reproduction...

Aujourd'hui, ce que je me demande, c'est s'il est possible de clôturer enfin ce deuil et de remettre ma souffrance entre les mains de quelqu'un qui ne l'a pas vécue avec moi, à qui cette histoire est tout à fait étrangère... Mon compagnon actuel ne voulait pas particulèrement d'enfant, et d'ailleurs la question se tasse d'elle-même avec les années qui passent... Je me souviens de lui avoir fait part, dans les toutes premières heures de notre rencontre, de mon désarroi de l'époque, toujours relié à la même question fondamentale : une sorte de sentiment d'inutilité sur cette planète, auquel bien sûr mon infertilité n'est pas étrangère. Je lui sus gré je m'en souviens de m'avoir trouvée passionnante pour moi-même, et de m'avoir dit que je ne pouvais pas penser que je n'avais plus aucune perspective, sociale ou amoureuse. C'est sans doute cela qui a ancré cet homme dans ma pensée et dans mon coeur, tant et si bien que j'ai engagé une relation à laquelle pourtant je ne donnais pas grand avenir : nous étions si différents, et notre rencontre si improbable... J'ai cru que tout volerait en éclat lorsqu'il s'est montré jaloux. Et nous avons eu parfois de sonores disputes. Je n'ai pas eu le courage de le congédier vraiment, je n'avais pas le temps, prise par mes envahissantes responsabilités professionnelles, de réfléchir au bien fondé de la rupture et à ses conséquences, et j'ai laissé filer le temps. Une attitude nouvelle et étonnante de ma part, moi qui suis d'habitude si volontaire. Les épreuves que je traverse actuellement semblent me donner raison. Il sait se montrer patient, même quand j'ai trop de travail et que je n'arrive pas à m'en sortir, même quand je dois m'absenter plusieurs jours par semaine, même quand le tournant hormonal change mes humeurs et les formes de mon corps, scellant définitivement ma condition de femme... Il sait aussi se montrer discret, je me demande parfois si ce n'est pas trop et si ce n'est pas dangereux... Mais il me laisse ces moments de solitude dont j'ai toujours eu besoin pour faire le point avec moi-même, lire des livres qui me font pleurer et réfléchir... Il reste à trouver le bon équilibre, pour retrouver de temps à autres ces moments intenses de conversation que nous avons eus au début. Car après les premiers élans amoureux, où le mystère de l'autre constitue un ingrédient essentiel, il est nécessaire d'approfondir sa connaissance mutuelle, et de pouvoir fonder sa confiance dans l'acceptation consciente et mutuelle des failles de l'autre, de ses souffrances passées, de ses limites. Dans sa capacité à endosser une partie des deuils qu'il a du faire, ou qu'il porte encore dans un recoin caché de son âme. Et je vois bien pour ce qui me concerne que les démons ne sont pas tout à fait morts...

Publié par eclatdusoleil à 02:27:00 dans Humeurs | Commentaires (0) |

Frustrée... | 17 février 2007

Photo : bc anna via Flickr

En réalité, comme me le faisait justement remarquer l'une de mes amies (ma plus ancienne amie même), j'ai tout pour être heureuse. Je vis dans la ville que j'aime, j'ai un job passionnant qui correspond exactement à mes aspirations et à mes savoir-faire, je m'entends bien avec l'homme qui partage mon quotidien, je n'ai pas de problème d'argent, et question santé, ce n'est pas trop mal compte tenu de mon âge et de la vie que je mène.

Alors je me demande où est le malaise. En fait, le début de la réponse est dans le post "débordée": je manque de temps pour profiter de toutes ces choses qui pourraient être si agréables, et je suis frustrée en permanence. De ne pas avoir le temps de me balader en ville, d'approfondir tranquillement les dossiers sur lesquels je travaille, de partager des moments délicieux avec mon homme... et même de dépenser mon argent pour me faire vraiment plaisir ou de le gérer intelligemment pour qu'il me garantisse une fin de vie confortable...

Il me faut donc retrouver du temps. Mieux m'organiser, certainement. Evacuer sans pitié et sans culpabilité toutes les activités inutiles. Réclamer les ressources dont j'ai besoin pour m'épauler dans mon job. Apprendre à déléguer, même ce que j'aime bien faire, et surtout ce que j'ai scrupule à confier à d'autres parce que je sais que c'est un peu fastidieux. Etre un peu moins perfectionniste (ça va être dur...). Mais en premier, apprendre à dire NON. Je m'y mets, progressivement. Mes premières bonnes résolutions : refuser au moins une sollicitation professionnelle par semaine, même si le dossier m'intéresse, et supprimer sans culpabilité de ma boîte mail toutes les newsletters que je n'aurai pas le temps de lire. C'est un début...

Publié par eclatdusoleil à 17:38:15 dans Humeurs | Commentaires (1) |

D-volution | 11 février 2007

Photo : poesie via Flickr

La mode est parfois surprenante. J'aime toujours regarder comment les femmes sont habillées dans la rue. Hier, quelle ne fut pas ma surprise en voyant passer devant moi une jeune femme avec une poussette, dont le jean brun portait une inscription... sur le postérieur. Et quelle inscription ! Se balançant au rythme de ses pas, le mot D-VOLUTION s'étalait d'une fesse à l'autre...

Je me suis demandée si elle avait envisagé toutes les significations de ce mot, surtout placé de la sorte, et à qui ce postérieur était dévolu... A son âge, il me semble que j'aurais préféré écrire à cette même place le mot REVOLUTION... Mais les temps changent...

Publié par eclatdusoleil à 15:04:20 dans Actus | Commentaires (0) |

L'homme parfait | 11 février 2007

Photo : wayfaring stranger via Flickr

L'homme parfait, mon homme parfait, existe.

Pour les petites et les grandes choses de la vie, on peut toujours compter sur lui. Les pieds sur terre, débrouillard et bricoleur, il sait tailler la haie du jardin, réparer la plomberie, faire la lessive. Loyal et sensible, il est fidèle à sa famille, à ses amis, à ses amours. Il n'oublie jamais un anniversaire. Il "assure" en cas de coup dur. Il pense à donner des nouvelles pour entretenir les liens.

Côté intellect, c'est un curieux. Il s'intéresse à mille choses, et il impressionne par le nombre de livres qu'il a lus, sa connaissance des films qu'il faut avoir vu même si personne ou presque n'en a parlé, ses découvertes musicales. Il a toujours envie d'aller au même endroit que moi pour les vacances, et il me dispute les guides pour préparer les voyages. Sur place, il sait repérer ce qui aura du charme, et n'est jamais fatigué pour faire une découverte supplémentaire. Il me lit le journal pendant que je prépare le dîner, et me rapporte des articles intéressants sur des sujets passionnants. Il me fait rencontrer des scientifiques, et m'initie à cette discipline que je ne connaissais pas. Pour débattre avec lui, mieux vaut affûter ses arguments : il ne se rendra pas à un raisonnement simpliste.

Du côté des sens, c'est un esthète. Il aime ce qui est beau et sait naturellement le choisir, en particulier pour ce qui touche au design. Normal, c'est un italien... plutôt joli de sa personne. Il aime rire et la bonne chère, que d'ailleurs il contribue à préparer : il a une patience d'ange pour dorer les viandes à petit feu. Côté sexe, c'est un fougueux. Toujours partant pour la cabriole, et plein de fantaisie, il est prêt à tout tester... mais toujours en tête à tête : je lui suffit, et ça rassure. Et pour ça aussi, sa patience n'a pas de limite. Il supporte tout. Mes migraines, même quand elles durent, et mes sautes d'humeur, fréquentes quand je suis stressée... Il est toujours prêt à m'aider, même quand il sait qu'il ne peut pas faire à ma place.

Idyllique ? Avouons donc la vérité : ce splendide portrait est en réalité celui de trois hommes. J'ai fait un bout de chemin avec les deux premiers, le dernier est encore dans ma vie.
Faire des deux autres des amis ? J'essaie, mais c'est difficile. Les blessures ne se referment jamais tout à fait... surtout celles qu'on a infligées, et je ne guéris pas de ma culpabilité, en particulier lorsqu'eux ou moi traversons des moments difficiles...

Publié par eclatdusoleil à 14:58:14 dans Humeurs | Commentaires (3) |

<< |1| 2| 3| 4| 5| >>