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Photo : bc anna via Flickr
En réalité, comme me le faisait justement remarquer l'une de mes amies (ma plus ancienne amie même), j'ai tout pour être heureuse. Je vis dans la ville que j'aime, j'ai un job passionnant qui correspond exactement à mes aspirations et à mes savoir-faire, je m'entends bien avec l'homme qui partage mon quotidien, je n'ai pas de problème d'argent, et question santé, ce n'est pas trop mal compte tenu de mon âge et de la vie que je mène.
Alors je me demande où est le malaise. En fait, le début de la réponse est dans le post "débordée": je manque de temps pour profiter de toutes ces choses qui pourraient être si agréables, et je suis frustrée en permanence. De ne pas avoir le temps de me balader
en ville, d'approfondir tranquillement les dossiers sur lesquels je travaille, de partager des moments délicieux avec mon homme... et même de dépenser mon argent pour me faire vraiment plaisir ou de le gérer intelligemment pour qu'il me garantisse une fin de vie confortable...
Il me faut donc retrouver du temps. Mieux m'organiser, certainement. Evacuer sans pitié et sans culpabilité toutes les activités inutiles. Réclamer les ressources dont j'ai besoin pour m'épauler dans mon job. Apprendre à déléguer, même ce que j'aime bien faire, et surtout ce que j'ai scrupule à confier à d'autres parce que je sais que c'est un peu fastidieux. Etre un peu moins perfectionniste (ça va être dur...). Mais en premier, apprendre à dire NON. Je m'y mets, progressivement. Mes premières bonnes résolutions : refuser au moins une sollicitation professionnelle par semaine, même si le dossier m'intéresse, et
supprimer sans culpabilité de ma boîte mail toutes les newsletters que je n'aurai pas le temps de lire. C'est un début...
Publié par eclatdusoleil à 17:38:15 dans Humeurs | Commentaires (1) | Permaliens

Photo : poesie via Flickr
La mode est parfois surprenante. J'aime toujours regarder comment les
femmes sont habillées dans la rue. Hier, quelle ne fut pas ma surprise
en voyant passer devant moi une jeune femme avec une poussette, dont le
jean brun portait une inscription... sur le postérieur. Et quelle
inscription ! Se balançant au rythme de ses pas, le mot D-VOLUTION
s'étalait d'une fesse à l'autre...
Je me suis demandée si elle
avait envisagé toutes les significations de ce mot, surtout placé de la
sorte, et à qui ce postérieur était dévolu... A son âge, il me semble
que j'aurais préféré écrire à cette même place le mot REVOLUTION...
Mais les temps changent...
Publié par eclatdusoleil à 15:04:20 dans Actus | Commentaires (0) | Permaliens

Photo : wayfaring stranger via Flickr
L'homme parfait, mon homme parfait, existe.
Pour les petites et
les grandes choses de la vie, on peut toujours compter sur lui. Les
pieds sur terre, débrouillard et bricoleur, il sait tailler la haie du
jardin, réparer la plomberie, faire la lessive. Loyal et sensible, il
est fidèle à sa famille, à ses amis, à ses amours. Il n'oublie jamais
un anniversaire. Il "assure" en cas de coup dur. Il pense à donner des
nouvelles pour entretenir les liens.
Côté intellect, c'est un
curieux. Il s'intéresse à mille choses, et il impressionne par le
nombre de livres qu'il a lus, sa connaissance des films qu'il faut
avoir vu même si personne ou presque n'en a parlé, ses découvertes
musicales. Il a toujours envie d'aller au même endroit que moi pour les
vacances, et il me dispute les guides pour préparer les voyages. Sur
place, il sait repérer ce qui aura du charme, et n'est jamais fatigué
pour faire une découverte supplémentaire. Il me lit le journal pendant
que je prépare le dîner, et me rapporte des articles intéressants sur
des sujets passionnants. Il me fait rencontrer des scientifiques, et
m'initie à cette discipline que je ne connaissais pas. Pour débattre
avec lui, mieux vaut affûter ses arguments : il ne se rendra pas à un
raisonnement simpliste.
Du côté des sens, c'est un esthète. Il
aime ce qui est beau et sait naturellement le choisir, en particulier
pour ce qui touche au design. Normal, c'est un italien... plutôt joli
de sa personne. Il aime rire et la bonne chère, que d'ailleurs il
contribue à préparer : il a une patience d'ange pour dorer les viandes
à petit feu. Côté sexe, c'est un fougueux. Toujours partant pour la
cabriole, et plein de fantaisie, il est prêt à tout tester... mais
toujours en tête à tête : je lui suffit, et ça rassure. Et pour ça
aussi, sa patience n'a pas de limite. Il supporte tout. Mes migraines,
même quand elles durent, et mes sautes d'humeur, fréquentes quand je
suis stressée... Il est toujours prêt à m'aider, même quand il sait
qu'il ne peut pas faire à ma place.
Idyllique ? Avouons donc la
vérité : ce splendide portrait est en réalité celui de trois hommes.
J'ai fait un bout de chemin avec les deux premiers, le dernier est
encore dans ma vie.
Faire des deux autres des amis ? J'essaie, mais
c'est difficile. Les blessures ne se referment jamais tout à fait...
surtout celles qu'on a infligées, et je ne guéris pas de ma
culpabilité, en particulier lorsqu'eux ou moi traversons des moments
difficiles...
Publié par eclatdusoleil à 14:58:14 dans Humeurs | Commentaires (3) | Permaliens
Photo : babasteve via Flickr
Je n'ai jamais eu autant que maintenant la sensation d'être débordée, par ma vie professionnelle et toutes mes obligations. Je n'arrive plus à piloter ma vie comme je l'entends, tout est en retard, je me sens coupable en permanence, et je n'ai plus le temps de profiter de ce que j'aime vraiment...
Je me suis demandée si c'était moi qui vieillissais et qui n'avais plus assez d'énergie pour faire face, si je devenais plus lente... Pourtant, j'ai rationalisé tant de choses. Mais je commence toujours par me croire incapable avant d'envisager que les facteurs sont exogènes... Alors j'ai commencé à interroger les gens autour de moi, mes collègues, mes amis, ma soeur et son mari. On en est tous là, plus ou moins, mais tous là quand même, à se sentir débordés, et stressés...
Même les indicateurs d'opinion le disent, tels le baromètre opinionway sur le stress des cadres : 8 sur 10 pensent que leur charge de travail a augmenté.
Rassurant, car ce n'est pas moi qui suis en cause. Inquiétant, car j'ai de moins en moins de chances de parvenir à rétablir l'équilibre. Sauf à mieux me protéger de ma vie professionnelle. Il va falloir que j'apprenne VRAIMENT à dire NON... ça devient une question de survie...
Zut... j'ai écrit ça en avril 2006... et c'est encore vrai !!
Publié par eclatdusoleil à 01:04:11 dans Humeurs | Commentaires (0) | Permaliens
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