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Super journée en perspective lorsque j'ai ouvert les yeux ce matin, à 7h00, la bouche pâteuse et l'oeil torve. Déjà, j'étais en retard, du coup j'ai du courir dans le parc tout gadouilleux, et ça je peux vous dire qu'en converses c'est pas évident...puis je me ramasse une taule en français, en remarquant une fois de plus que le prof a décidé de m'ignorer (alors qu'avant c'était plutôt le contraire...) et a préféré aller faire l'éloge d'une de mes camarades "alooors oui toi tu veux faire quoi après ? prépa littéraire ? aaah tu as raison parce que tas un profil 100% littéraire, attends que dis-je ? 120 % !" Je me suis sentie nulle, con, et tous les adjectifs du même type, avec l'impression de m'enfoncer dans une espèce de trou gluant...bref et puis à cause de ma mauvaise nuit, de tout ce qui me pèse sur les épaules, l'idée que j'allais me taper les gosses trois heures minimum ce soir, etc... je me suis retrouvée en mode gros plan déprime, c'est-à-dire pleurer derrière mes cheveux en allemand sans que personne ne s'en aperçoive...de toute façon le jour où des gens de la classe s'apercevront que j'existe il fera chaud, bref, et la vieille journée ne faisait que commencer ! Moi, en grosse boulette, je me dis "allons ma vieille, reprends toi ! on va aller se faire un ciné avant d'aller chercher les petites." donc hophop, mes petits doigts tapotent allociné, je me dégote une séance à 13h, bon pas le temps de manger, mais peu importe, je préfère encore me changer les idées. Hop dans le métro, hop ligne 14, jusqu'à Châtelet, j'arrive pile à 13h00 mais problème je ne sais pas où est le cinéma et comme la boulette que je suis j'ai oublié de regarder où il se trouvait dans les Halles. Je demande donc à une charmante mademoiselle de la ratp de m'indiquer le chemin. Je cherche pendant trois plombes la sortie qu'elle m'a indiquée, puis je marche, en ayant dix fois trop chaud sous ma tonne de pulls, jusqu'au ciné, et merde ! Evidemment la nana du guichet s'est planté, elle a confondu avec l'autre cinéma. Je reeeedemande donc à quelqu'un, qui m'indique le chemin et me revoilà partie, il était 13h15, la séance allait commencer, so, I run jusqu'au cinéma, et tout essoufflée je demande ma place à la madame qui me répond avec un graaaand sourire "ah désolée mademoiselle, on ne prend pas la carte navigo" (là deux possibilités s'offraient à moi, l'attraper par les cheveux et lui compter mon effroyable journée, ou tirer une gueule de six pied de long et revenir sur mes pas, vaincue). Breeef, je la regarde avec un air ahuri "et c'est combien la place alors ?" 9,50E. Euuh j'ai que 6, merde, du coup, contrainte et forcée de choisir la deuxième option, "tirer une gueule de six pied de long". Mais je me souvenasse (lol) dans mon grand désespoir qu'il y avait une séance à opéra à 40, et il me restait exactement un quart d'heure. So, retraçage au métro, retapage du couloir immeeense, avec le bide vide qui commence à protester... j'arrive eeenfin à Opéra, demande ma place et je m'aperçois que le porte monnaie de ma femme s'est percé dans ma poche, du coup obligé de compter centime par centime avec les gens qui grognent derrière...Enfin j'ai tout de même réussi à voir mon film, qui n'était pas top d'ailleurs (enfin bon ça je m'y attendais), pour ressortir une heure et demi plus tard avec un mal de crane à se damner (si, si !) et les gamines à garder, la petite qui me fait une crise en bas de l'escalier parce qu'elle a faim et qu'elle ne peut plus atteeendre (aaahh !) et la mère qui rentre à 20h00 au lieu de 19h00 sachant que j'ai vingt minutes à pied ensuite pour rentrer chez moi et que j'ai faim, et que j'ai de la fièvre parce que j'ai chopé la crève au ciné mal chauffé !
Bref, journée de merde totale, youpi, j'aurai au moins réussi à me faire auto-rire, étant donner le grotesque des évènements...
Vais me coucher et appeler ma femme histoire qu'elle me remonte le moral ! Bonne soirée bloggland.
Picture by Johner
Publié par Mim à 20:39:54 dans L'autre jour... | Commentaires (2) | Permaliens
Hier soir, concert de Mattafix à l'Elysée Montmartre, un concert que j'attends depuis le jour où j'ai découvert le premier titre de leur album "sign of a struggle". Bref, population hétéroclite, du junky dredu aux nanas tailleurs-sac-à-mains, en passant par la grande black qui a le style et qui se déhanche en dos nu et le type coincé qui savoure mais qui ose à peine applaudir à la fin des chansons. Bien entendu, comme d'hab, avec ma namoureuse, il faut toujours qu'on tombe sur la cinglé du coin mdr, après Tracy Chapman où j'avais fait la charmante connaissance d'une fan hystérique qui avait pleuré des torrents de larmes sous son écharpe durant l'intégralité du concert, en se balançant comme une forcenée sur son strapontin, nous avons découvert un autre spécimen, qui à l'inverse de l'autre, ne se cachait pas sous sa jupe pour montrer sa joie d'être là : la fille qui se ramène tout devant, qui secoue ses bras devant tes yeux, histoire qu'à la fin t'as l'impression d'avoir vu le concert par bribes, qui tente de draguer le mec de la sécu (en vain hélas) pour qu'il lui prenne une photo des pieds du chanteur, qui hurle les paroles de toutes les chansons et qui au final couvre la voix du type, qui beugle comme une malade dès que Marlon se rapproche de l'endroit où elle se trouve, en lui faisant des signes stupides, et qui crie après que le chanteur est dit "vous voulez venir chez moi ?" (en anglais dans le texte), "aaah marloooon emmène moi !' avec un accent à chier. Bref, mis à part la fan dégénérée mdr, j'ai pu savourer le concert, j'ai d'ailleurs quasiment tout enregistré sur mon portable (wouuahou c'est beau la technologie), Marlon avait la classe, le style, la tchatche peace and love sympa (même si un peu facile, mais bon hein), et savait retomber sur ses pieds au moment où le batteur plaquait son dernier accord (ça se dit pour la batterie ? ba...). Le Dj qui l'accompagne parlait un anglais incompréhensible mais à tout de même réussi par des mimes à nous faire piger qu'il fallait qu'on crie pour que Marlon revienne, il avait le pur look du british indou branché et ça c'était terrible pour les yeux ! Et évidemment, la musique géante, rien à dire, le type a de la voix, j'ai pu m'égosiller à loisir, et hurler un petit "raaaa" discret :) Le chanteur m'a même fixé dans les yeux pendant au moins cinq secondes mdr, normal Mwartinikwais powaaa doudou (on est martiniquais tous les deux mdr) ! Ceci dit, maintenant je n'ai plus d'oreille gauche étant donner qu'elle se trouvait (mon oreille hein) à cinq centimètres à peine de la bouche d'une nana qui arrivait à hurler une minute sans s'arrêter et à un volume qui dépassait l'entendement...m'enfin, tout plaisir mérite souffrance :)
MAAARLOOOON !
Publié par Mim à 21:03:38 dans L'autre jour... | Commentaires (1) | Permaliens
Aujourd'hui, tindindin, All about Mim' a 1 an ! Quasiment le même age que ma relation avec ma namoureuse, un peu normal d'ailleurs, puisque ce blogg a commencé en grosse partie grâce à notre rencontre. Donc vilà un an, jour pour jour que j'ai commencé ce blogg, comme ça passe viiiite, enfin...
Je dis Mars, mois des un an, vu que le 19, ma namoureuse et moi allons fêter les un an de notre rencontre pour dla vraie :) donc avec ça, je pourrai fêter mes un an de vie heureuse, mes un an de retour à la normal, mes un an de c'est-fini-le-mode-déprime... bref "que du bonheur" comme dirait une certaine Pushy.
Vive les giboulées de Mars, les crampes d'estomac, le croissant au chocolat et le ciel bleu !
Bonne journée Bloggland :)
Mim'
Picture by Jean-François
Publié par Mim à 12:51:15 dans L'autre jour... | Commentaires (4) | Permaliens
Me suis levée ce matin avec un sentiment étrange. Deuxième fois que je me lève. Son départ était un songe. Impression d'être déconnectée. Assaillie par des souvenirs... une pizza grignotée assise, près d'une place déserte, elle qui s'amuse à embêter les gens qui passent, on est mardi soir, jeudi soir, peu importe... reprendre le métro sans elle, les nuages gris, ce boulevard immense que l'on a arpenté, il me semble, des centaines de fois... un jardin et devant le ciel et ce mur de briques rouges, le ciel bleu, sa chambre que je ne connais pas, cette odeur d'herbes, fraîcheur dans les rideaux... soirée chaude assise sur un banc à l'attendre, en écoutant Oasis, regarder les gens qui passent, la voir arriver, sentir son parfum, se foutre de savoir où on va... ce trottoir et la nuit, les jeunes qui partent en livraison, la sentir tous les soirs avec moi, oublier l'avoir vue la veille et redécouvrir, une plage immense, future proof, sa silhouette rouge là bas qui me cherche derrière le cabanon, la plage et les étoiles, le coeur dans le sable, ma tête sur ses jambes à écouter, ce cinéma du dimanche soir, le cinéma pour s'embrasser avant de se quitter, toute sa vie que je ne connais pas, que j'imagine...sa main, son pull tout doux qui sent le parfum, impression étrange, impression d'un voyage... tout est flou... un manque horrible de quelque chose.
J'ai envie ce soir, de prendre le métro ligne neuf...d'attendre les gens sur les quais, de descendre à Michel-Ange, d'attendre une fille sur ce banc orange, de descendre à Billancourt, d'attendre devant ce pizza hut que la nuit tombe, d'attendre l'été. Envie de marcher jusqu'à chez elle, jusque dans ses bras, de m'asseoir sur cette chaise dans ce petit jardin, en fumant une cigarette, la savoir derrière moi, encore, de rester là, envie dingue d'aller chez elle, pour échapper de moi, d'une ville qui m'étouffe, de la retrouver dans le passé, sur son lit. Besoin d'aller la voir.
Les crises d'angoisse se caractérisent par une sensation d'étouffement, d'oppression. Tout est effrayant, il règne comme une rumeur sourde, un malaise qui se dessine dans n'importe quoi. On ne respire plus, on pleure, on étouffe, on tente de se débattre, les gens autour sont indifférents. Envie de s'enfuir quelque part, de quitter un environnement qui nous écrase.
Je suis mal. Il est passé du temps depuis ce sentiment que je retrouve de nouveau. Je suis mal.
Je veux que tu me demandes de venir te voir ce soir et dormir loin de moi.
S'il te plait.
C'est important...
Picture by Texturematrix
Publié par Mim à 17:40:25 dans Namour et confessions ^^ | Commentaires (2) | Permaliens
Elle est debout sur mes paupières
Et ses cheveux sont dans les miens,
Elle a la forme de mes mains,
Elle a la couleur de mes yeux,
Elle s'engloutit dans mon ombre
Comme une pierre sur le ciel.
Elle a toujours les yeux ouverts
Et ne me laisse pas dormir.
Ses rêves en pleine lumière
Font s'évaporer les soleils,
Me font rire, pleurer et rire,
Parler sans avoir rien à dire.
"L'amoureuse"
Paul Eluard
Publié par Mim à 17:04:36 dans Envolée verbale... | Commentaires (1) | Permaliens
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