Eurydice est morte piquée par un serpent, Orphée qui l'aime ne peut se résoudre à la quitter, il descend aux enfers et ses chants, les plaintes de sa lyre, vont jusqu'à émouvoir le Cerbère. On lui rend sa bien-aimée à la condition qu'il ne se retourne pas durant tout le chemin pour sortir des enfers, mais celui-ci, alors qu'il était à peine arrivé, prit peur que sa femme ne se soit égarée et se retourna. A peine eut-il fait ce geste que sa femme dans un soupir disparu, et il n'embrassa, n'étreignit plus que du vide. Sa vie ne fut plus que pleurs et lamentations, et lorsque il fut assassiné, sa langue dans un dernier vers appelait encore sa femme...
Elle m'a manquée hier soir. Je ne sais pas m'empêcher de souffrir, bêtement. Je voudrais contrôler le moindre de ses mouvements, je suis égoïste, je voudrais qu'elle soit aussi folle que moi. Je veux me lever et être avec elle. Oublier le superflu.
J'ai une amie qui souffre, une amie qui se fait du mal. Si cette amie passe par là je voudrais qu'elle cesse de s'arracher, je voudrais qu'elle ait de la volonté, qu'elle se rende compte que j'en souffre aussi.
P. et moi avons le même pantalon. Un vert et un noir, mais la même forme.
On m'a accusé d'avoir volé quelques tickets de métro alors que ce n'était pas moi. On s'est rendu compte qu'on s'était trompé et on était confus.
J'ai envie de l'appeler.
Mon grand-père crève dans les fils et sous les seringues. Ma famille bientôt se réduira à néant.
Mim'
Picture by Kamil Vojnar
Publié par Mim à 13:26:58 dans Namour et confessions ^^ | Commentaires (1) | Permaliens
"Pourquoi vous ne voulez donc point vous soutenir Hyacinthe, dit ce beau Phoebus affligé, mourrez-vous si tôt, mes délices ? La fleur de votre jeunesse se fânera-t-elle si tôt ? Ah, cruelle blessure, fallait-il que tu fusses faite de ma main ! Hyacinthe mon coeur, qui avez été le sujet de mes plus chers plaisirs, vous êtes maintenant le sujet de mes plus amères douleurs et de mes plus cuisants regrets, parce que mon bras sera toujours accusé de votre meurtre. C'est moi qui vous ai blessé, c'est moi seul qui suis cause de votre mort, c'est par ma faute que vous perdez la vie. Mais quelle faute toutefois ai-je commise ? Quel crime est-ce qui me rend coupable, si ce n'est crime d'avoir joué avec vous et crime de vous avoir aimé ? Ô plut aux dieux que je puisse donner ma vie pour la vôtre, ou qu'au moins il me fût permis de vous suivre au tombeau, afin que mon sort ne fût point séparé du vôtre. Mais les lois du destin me privent d'un tel bien. Toutefois je ne laisserai pas de vous avoir toujours avec moi, toujours votre nom sera en ma bouche, ma lyre ni mes vers ne chanteront jamais que vos louanges et, converti en une fleur nouvelle, vous porterez l'accent de mes plaintes et cris sur vos feuilles. On verra aussi un jour un grand guerrier changé en même fleurs que vous, avec mes regrets."
Ovide "Les métamorphoses" Livre X, fable V
Picture by Laurence Dutton
Publié par Mim à 12:57:37 dans Envolée verbale... | Commentaires (0) | Permaliens
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