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Who I am...

Mim' s'est enfuie avec sa femme dans un autre espace, repassera peut-être, mais pour l'instant savoure la douceur niaise mais si délicieuse de la vie à deux. Mim' aime sa namoureuse très fort. Mim' a passé un bon moment par ici mais a pris la poudre d'escampette bras dessous dessus avec sa namoureuse. J'aime bien les perspectives infinies, peut-être sottes mais qu'importe... rêver.

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Envie de... | 29 septembre 2005

J'ai des envies de meurtres, des envies étranges, j'ai envie de marcher sur cette route goudronnée, tiède de fin de journée, à regarder la campagne, à m'éblouir de tout. Pas envie d'aller m'enfermer, envie de respirer, d'être seule, de ne pas être seule, d'hurler, de me renfermer...... impression de retour en arrière, peut-être à cause d'Interpol qui hurle dans mes oreilles, conversation étrange, j'ai le sentiment d'être décalée... pourquoi a-t-elle dit autre chose ?... Et je ne l'imagine pas avec elle...je ne peux pas...

J'ai des envies de tout plaquer, de tout claquer, d'aller voir ailleurs, d'habiter avec six colocs dans un studio enfumé, de plonger dans "Tarnation" pour me sentir mal, de gueuler encore un coup en même temps que les chanteurs de "Arcade fire", j'ai envie d'être quelqu'un d'autre, de ne plus rien connaître, de rencontrer n'importe qui, j'ai envie de m'en foutre, d'oublier les "c'est faux" et toutes ces conneries sans importance, envie d'être intelligente et d'être fainéante, envie de dormir, dormir, des jours entiers, de lire Belle du seigneur et de voir Solal dans le soleil, envie de claquer l'autre, de lui prendre sa clope et de revenir en arrière, envie de partir, envie de dire des trucs insensées, envie de me marier, envie d'avoir un gosse et d'être seule dans une vieille 4L à fumer la fenêtre ouverte à écouter Nina Simone et Pink Martini, envie de rouler à l'infini, d'écrire un chef-d'oeuvre, d'être enviée, envie de faire l'amour, de marcher pied nu sur le bord d'une plage et de me prendre des bourrasques de vent en écoutant Massive Attack, envie de l'emmener en voyages, envie d'être à Noël et de regarder les vitrines, envie de m'endormir dans une salle de ciné, avec Delicatessen en fond, comme dans un lit bien chaud et grinçant, envie de savoir jouer du piano comme une virtuose, envie de te haïr, envie d'être grande.......

 

                                       °°° Envie de silence °°°

 

 

 

 

 

 

Envie d'être avec toi dans tes bras tout chauds et de tout oublier.

Publié par Mim à 21:56:15 dans Namour et confessions ^^ | Commentaires (1) |

Barjavel... | 27 septembre 2005

"La voir de nouveau ne fût-ce qu'un instant, s'emplir les yeux d'elle, ne rien dire, la regarder, l'écouter, peut-être toucher le bout de ses doigts, puis s'enfuir de nouveau pour échapper à la folie de sa présence, et se battre encore pour ne pas devenir fou de son absence. "

 

Un joli passage de l'"Enchanteur" de Barjavel, que ma femme adore et que j'ai découvert en lui lisant quelques pages, pendant qu'elle était allongée dans mes bras.

Publié par Mim à 23:32:17 dans Envolée verbale... | Commentaires (1) |

Anaïs, Anaïs Nin...and June... | 27 septembre 2005

Anaïs Nin - Journal 1931 ~ 1934 (photos : Anaïs Nin)

 

Un extrait un peu long mais tellement beau...qui me fait penser quelque part à nous mon amour et à toutes celles qui savent....... (CC peut-être =))

"June est venue chez moi lundi. Je voulais en finir avec les mystères, avec le suspense. Je lui ai demandé avec une cruauté et une brutalité qui auraient pu être celles de Henry (l'écrivain Henry Miller) : "Est-ce que vous aimez les femmes ? Avez-vous regardé en face votre attirance pour les femmes ?"

Sa réponse fut si calme : "Jean (son ancienne amie) était trop masculine. J'ai fait face à mes sentiments. J'en suis pleinement consciente. Mais je n'ai encore jamais rencontré personne avec qui j'aurais désiré les vivre jusqu'au bout. D'ailleurs je ne sais pas au juste ce que je veux vivre jusqu'au bout."

Puis elle s'est dérobée à mes questions (...). Ses mains tremblaient. Elle était agitée. J'avais honte d'avoir été aussi directe. J'étais intensément nerveuse. Elle me dit qu'au restaurant elle avait voulu regarder mes pieds nus dans les sandales mais n'avait pu s'y résoudre. Je lui dis que j'avais eu peur de regarder son corps, malgré l'envie que j'éprouvais. Nous parlions à bâtons rompus, de façon chaotique (...). Notre nervosité était insupportable.

Je vis alors la beauté de son corps que je n'avais pas osé regarder, je vis sa plénitude, sa densité, et sa richesse me submergea.

Lorsqu'elle était en bas sur le divan, l'échancrure de sa robe noire laissait voir la naissance de sa gorge admirable. Je tremblais. J'avais conscience de mes sentiments et de nos désirs inarticulés. Elle tenait des propos sans suite mais je savais maintenant qu'elle parlait pour couvrir une conversation plus profonde, parlait à l'encontre de ce que nous ne pouvions exprimer.

Je revins, après l'avoir accompagnée à la gare, étourdie, épuisée, euphorique, heureuse, malheureuse.

Nous nous retrouvâmes le lendemain à l'American Express. Elle portait son costume tailleur parce que j'avais dit qu'il me plaisait (...) J'étais heureuse et June exultait. Nous parlions simultanément. "J'ai voulu vous téléphoner hier soir." June déclara : "Je voulais vous dire combien j'étais malheureuse" (...) Nous avions la même crainte de nous déplaire l'une à l'autre, de nous décevoir. Elle était allée au café retrouver Henry. " Je me sentais comme droguée. Vous occupiez toutes mes pensées. Des bruits de voix m'arrivaient de loin. J'étais euphorique. Je n'ai pas fermé l'œil de la nuit. Qu'est-ce que vous m'avez fait ?".

Elle ajouta : " J'ai toujours su garder mon sang-froid, j'ai toujours bien su parler. Jamais personne ne m'a fait perdre la tête.

Lorsque je compris ce qu'elle me révélait, je fus transportée de joie. Moi lui faire perdre la tête à elle ? C'est donc qu'elle m'aimait ? June ! Elle s'assit à côté de moi au restaurant, petite, timide, effacée, apeurée et j'étais émue, je pouvais à peine supporter mon émotion.

Mon passage préféré.... Lorsque nous avons poursuivi notre promenade, serrées l'une contre l'autre, bras dessus, bras dessous, la main dans la main, j'étais dans une telle extase que je ne pouvais parler. La ville disparut, les gens également. La joie si vive de notre promenade ensemble à travers les rues grises de Paris restera toujours pour moi inoubliable, et jamais je ne pourrai la décrire. Nous marchions au-dessus du monde, au-dessus de la réalité, dans la pure, pure extase."

 

 

 

 

Publié par Mim à 23:09:38 dans Envolée verbale... | Commentaires (3) |

Je chante un baiser... | 27 septembre 2005

Aujourd'hui je suis allée acheter des roses pour ma femme...plein de petites roses qui sont semblables à tous ces petits je t'aime qu'elle me chuchote à l'oreille.

     Cette nuit je lui ai écris une lettre, car faute de lui parler, j'avais besoin, encore une fois de tout lui dire....mon amour en des milliers de façons différentes.

Cet après-midi, je t'ai embrassée doucement, longtemps, pour garder encore un peu de toi toute la nuit....

Et Souchon fredonne...

"Je chante un baiser

Je chante un baiser osé

Sur mes lèvres déposées...

Et moi je fredonne...

Je chante un baiser

Je chante un baiser osé

Sur tes lèvres déposées.

 

 

"Si tout est moyen
Si la vie est un film de rien
Ce passage-là était vraiment bien
Ce passage-là était bien"

Publié par Mim à 19:10:16 dans L'autre jour... | Commentaires (1) |

... | 26 septembre 2005

Néant.

Publié par Mim à 15:03:42 dans Namour et confessions ^^ | Commentaires (0) |

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