La solitude tue.
Entourée mais absente. Quand on te parle tu tournes la tête parce que tu ne veux pas savoir.
Debout, une clope et toi. Derrière, la fenêtre ouverte. Passe la voix par la fenêtre entrebaillée et elle brûle en toi cette femme avec qui tu chantes, c'est pour ça que tu n'as pas froid. C'est pour ça que je n'ai pas froid, debout devant toute ce silence neigeux. Et je l'écoute encore, le doigt enfoncé sur Repeat, parce que tout s'envole lorsque les paroles se déposent aux alentours, recouvrant la neige. Et j'oublie le froid, je n'ai pas froid. Ca glisse vers d'autres microcosmes aux couleurs chaudes. Et mes veines devenues bleues, je ne sens plus le froid, je deviens voile...incandescente, happée par l'atmosphère, météorite blanche, étoile froissée...
Mais si tout retombe dès que le son s'arrête...la solitude te chope de nouveau. J'ai mon téléphone dans la main et je voudrais t'appeler. Mais j'ai peur des silences qui ne sont pas, qui ne sont plus des silences qui crient "je t'aime", ce sont des silences d'habitude. Habitude, solitude.
Habitude
Solitude
Que je hais ces mots. On s'habitue à tout, même à l'amour. Même à la passion. Et tout n'est plus que solitude. Encore.
Ma répétition est mon éternel suicide...
...mais pourtant je t'aime...
Publié par Mim à 20:50:30 dans Namour et confessions ^^ | Commentaires (0) | Permaliens
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