Hum avec mon titre on aurait pu penser que j'allais faire un copier-coller du poème de Baudelaire et bien non ! Voici encore et toujours un de mes longs monologues de la fille qui ne dors jamais :)
Première chose qui me vient à l'esprit en regardant la photo qui accompagne mon article, c'est "Ma femme est sublimement belle".
Bon. Je réalise, eh oui vous savez chez moi ça monte lentement au cerveau, que c'est lorsque les gens sont loins que l'on est capable de mesurer leur importance. Tu vois, quand tu es dans le "feu de l'action", tu dis pas mal de choses et parfois comme tu as tendance à parler un peu trop tu finis par te demander la valeur de ce que tu peux raconter depuis tout à l'heure. La chose qui me fait le plus peur, enfin qui me faisait, était de blesser mon amour. Pendant ces six jours, j'ai eu peur que ce soit tout cet enivrement qui me monte à la tête et me fasse dire des choses un peu trop exagerées et j'ai eu peur de regretter de les avoir dites. Maintenant que je me pose, que je suis toute seule, enfin même si je sais que quelque part elle est avec moi..., j'ai l'esprit clair et justement il est clair que tout ce que j'ai pu dire je l'ai pensé et ne le pense que plus fort en ce moment même. J'ai le nez enfoui dans mon écharpe depuis ce matin à me promener dans mon appart et ton odeur qui flotte là partout autour de moi... j'ai envie de te déposer un bisou juste dans le creu de ton cou, j'ai envie de voir toutes ces bouilles que tu tires et qui sont trop adorables (mièvrerie quand tu nous tiens ^^), hum j'ai envie de t'embrasser, pfiou ça me démange. Bref voilà je réalise que c'est impressionnant à la vitesse où on s'est rapprochée, j'ai jamais été aussi proche de quelqu'un en aussi peu de temps et en général aussi d'ailleurs. Je ne sais pas comment expliquer...dieu que c'est énervant...Ba oui j'arrête pas d'écrire en ce moment, elle m'inspire, elle me redonne du souffle, des envies...bon dieu je l'aime cette mademoiselle et j'espère que jamais elle ne se lassera de moi ou j'en serais fort malheureuse...
Au risque de me répéter, "t'aimer plus que le verbe en lui même ne le permet"...t'aimer comme personne ne pourra jamais t'aimer...
Publié par Mim à 01:30:59 dans Namour et confessions ^^ | Commentaires (1) | Permaliens
Je continue dans mon délire du souvenir. Je m'attellerais à la question du souvenir heureux. Attention banalités... La phrase qui résume tout et qui finalement n'aurait pas besoin de suite c'est : l'éphémère quand tu t'en souviens te fait sourire, doux-amer, parce que justement c'est éphémère. Tu crois vraiment que ça serait marrant de retaper cent mille fois la même scène ? Fais le vœu de vivre toujours l'heureux éphémère et tout cela se terminera en une atroce répétition longue et ennuyeuse.... Embrasse moi encore, et encore, et encore, et encore, et encore, et encore, et encore...et ce "et encore" comme à te fatiguer les yeux...la répétition comme je l'ai dit une fois c'est ton éternel suicide. Embrasser c'est beau quand c'est espacé. Dire je t'aime à haute dose ça devient abrutissant. La rareté ça te touche plus que tout ce qu'on peut te rabattre à longueur de temps. Besoin d'éphémère pour être heureux. J'ai presque envie de comparer l'éphémère au paroxysme. Le paroxysme du bonheur c'est subliminal quand ça te tombe dessus et puis après c'est triste parce que c'est déjà fini. En même temps on est content parce qu'on a vécu l'éternité enfouie dans un temps infiniment réduit....micromégas.
Parfois je suis là, je pleure sans raisons. Quand je fouille un peu plus loin je m'aperçois que mes larmes sont dues au goût fade parce qu'achevé du souvenir de l'avant et de la peur du souvenir à venir. Je suis dans un entre-deux, dans une phase où le présent est composé d'un mélange bizarre entre le passé et le futur. Le présent n'a lieu que dans mon étrange tristesse. C'est un peu comme l'horloge qui indique 00:00. Le point instable entre le jour que le silence absorbe et la nuit qui se dérobe. C'est bancal, ça te tire vers l'avant et puis ton pied est accroché au 23:59, qui veut encore un peu de toi avec lui, pour que le jour d'avant soit encore vivant, encore un peu...pour que tu puisses encore te dire aujourd'hui et non pas hier. Et puis on est aujourd'hui mais plus le même et ça continue, et voilà encore une journée de souvenir qui vient de passer sans que tu puisses rien faire pour l'empêcher. 00:01. Le néant accompagné d'un chiffre qui croît jusqu'à ce que tu arrives sur la terre ferme. 01:00. Minuit l'heure de déraison, la fatigue qui glisse et s'imprègne de toi, et tes mots se font plus lourds, tu parles plus que d'habitude, tout s'échappe, tes mots prennent une couleur plus sérieuse. Tu parles, de ces souvenirs justement. C'est l'heure où tout s'envole. L'heure de la légèreté avant de retomber et qu'à son tour, cet instant devienne souvenir. Se souvenir de l'instant où l'on se souvenait. Raconte moi, disait-il. Et tu tirais une latte de plus sur ta clope, et tu racontais de ta voix rauque et enfumée, ce qui te constitue. Et tu souris, avec une pointe de lassitude, et puis ceux qui t'écoutent au fond ils ne seront jamais dedans. Mais toi tu les vois les images, les saveurs, les sons, tu les as dans tes yeux et les autres ils te voient mais quelque part tu n'es plus là, tu t'es évadé dans ton monde, et à cet instant si quelqu'un venait briser la lente ronde de la mémoire, tu te sentirais tiré d'un truc chaud et agréable dans lequel tu ne t'en étais pas vraiment rendu compte à ce moment là, il faisait bon vivre. Et tu te lèves, parce que tout le monde s'en va, et tu regardes les gens et tu les trouves con, parce qu'ils sont à cent lieux de là d'où tu reviens, et c'est énervant de se sentir incompris, c'est irritant. Quoique, la solitude parfois c'est agréable, et on est énervé parce qu'on nous a surpris à rêvasser, et à se rouler dans les draps du bien-être passé...pourtant tu gardes encore un peu ce léger sourire, qui contraste avec tes cernes, et ton goût de fin de soirée dans la bouche.
Publié par Mim à 00:21:12 dans Namour et confessions ^^ | Commentaires (0) | Permaliens
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