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SION - BELLINZONE 2-2 (2-0). Sous la pluie, l'objet sacré a fait son apparition à l'issue d'une partie que les Valaisans, pourtant bien partis, n'ont pas su maîtriser après la pause. Qu'importe, l'essentiel était déjà acquis
Cela sentait hier les vacances à Tourbillon, avec un match de liquidation 100% pour beurre et à la fin, la Coupe au milieu. En lieu et place du match de tous les dangers qu'il aurait pu être, ce Sion-Bellinzone s'est résumé en une sorte de picoulet géant. Avec, en lever de rideau, le remerciement des artistes, venus saluer avant même le coup d'envoi leurs supporters en déployant une immense banderole où il avait été écrit: «Merci au formidable public qui nous a aidés à gagner la Coupe.» Un public qui devra ensuite patienter tout un match avant de pouvoir admirer l'apparition de l'objet sacré dans une belle liesse populaire...
Car match il y a quand même eu, qui a d'abord souri à l'équipe la moins démobilisée. Sion étant alors moins en vacances que des Tessinois déjà démobilisés - et handicapés par l'absence de 8 joueurs -, c'est donc lui qui allait remporter la... première mi-temps. Avant, sous la pluie, de perdre pied et de curieusement laisser son adversaire revenir dans la partie. Affichant un état d'esprit très... valaisan, Bellinzone allait trouver assez de fierté et d'orgueil pour arracher un dernier point confortant le néo-promu à sa sixième place. Il faudra pour cela, alors que l'on vivait l'ultime minute du championnat 2008-2009, un corner direct de Mihaijlovic (17 ans) sur lequel Beney, peut-être gêné par Roux à qui le but sera attribué, n'eut pas bonne mine...
Nouvelle nuit de la Coupe
Dommage mais pas gravissime pour des Sédunois ainsi un peu stupidement privés d'un quatrième succès de rang, ce qui aurait bien sûr constitué une première cette saison. «On aurait préféré terminer en beauté avec 3 points, concédait Didier Tholot. Ça nous laisse un goût amer. Quand on mène 2-0, il y a des choses qui ne doivent pas arriver.» Tiens, tiens, le 20 mai, à Berne, c'est exactement ce qu'avait dit Petkovic après la finale de Coupe perdue par YB. Une Coupe pour laquelle plus de 11 000 supporters avaient bravé la pluie et qui (re)fit son apparition sur le coup de 19 h 35. Porté d'abord par Monterrubio et Serey Die, le trophée allait ensuite passer de bras en bras pour un nouveau tour d'honneur. Dans une ambiance de kermesse et de bal musette, une nouvelle nuit de la Coupe pouvait commencer.
Les héros de la Coupe reprendront le chemin de l'entraînement le 15 juin. Tous ne seront pas là; certains s'en seront allés, des renforts seront arrivés. «On fera les retouches nécessaires, conclut Tholot. Autant que les qualités intrinsèques des joueurs, c'est leur état d'esprit qui comptera.» Alors... bonnes vacances!
Eric Mamin: «Un truc inouï»
Non voyant, Eric Mamin (39 ans, photo) a vécu hier le match assis sur le banc du FC Sion avec sa canne, à côté de Didier Tholot. Celui qui fut le symbole du club valaisan lors de sa 11e victoire en Coupe n'oubliera jamais ce samedi soir non plus. «C'est le bouclement d'un truc inouï, confiait-il à l'issue des débats. Avant le match, Gelson Fernandes est venu me serrer la main. Je ne sais plus où je suis. Il n'y a pas de mots pour décrire ça...» Frigorifié, le Vaudois, guidé chaque fois par un joueur ou un membre du staff, avait laissé sa chienne Mystic et sa compagne dans les gradins. «C'est fabuleux d'entendre la complicité entre l'entraîneur et son staff. Par contre, je percevais mieux les choses depuis les tribunes du Stade de Suisse qu'au niveau de la pelouse ici.» Emu par le parcours de vie d'Eric (qui, suite à une maladie, a perdu la vue voici 6 ans), Tholot avait souhaité sa présence à ses côtés: «Eric a été l'un des symboles forts de notre victoire en finale, explique le Français de Tourbillon. Il était normal qu'il soit au milieu de nous aujourd'hui.» Assistant d'un jour de Tholot, Eric Mamin a ainsi pu découvrir l'envers du décor jusque dans les vestiaires. Tant cette Coupe est aussi un peu la sienne.
Eric Mamin: «Un truc inouï»
Non voyant, Eric Mamin (39 ans, photo) a vécu hier le match assis sur le banc du FC Sion avec sa canne, à côté de Didier Tholot. Celui qui fut le symbole du club valaisan lors de sa 11e victoire en Coupe n'oubliera jamais ce samedi soir non plus. «C'est le bouclement d'un truc inouï, confiait-il à l'issue des débats. Avant le match, Gelson Fernandes est venu me serrer la main. Je ne sais plus où je suis. Il n'y a pas de mots pour décrire ça...» Frigorifié, le Vaudois, guidé chaque fois par un joueur ou un membre du staff, avait laissé sa chienne Mystic et sa compagne dans les gradins. «C'est fabuleux d'entendre la complicité entre l'entraîneur et son staff. Par contre, je percevais mieux les choses depuis les tribunes du Stade de Suisse qu'au niveau de la pelouse ici.» Emu par le parcours de vie d'Eric (qui, suite à une maladie, a perdu la vue voici 6 ans), Tholot avait souhaité sa présence à ses côtés: «Eric a été l'un des symboles forts de notre victoire en finale, explique le Français de Tourbillon. Il était normal qu'il soit au milieu de nous aujourd'hui.» Assistant d'un jour de Tholot, Eric Mamin a ainsi pu découvrir l'envers du décor jusque dans les vestiaires. Tant cette Coupe est aussi un peu la sienne.
SION - BELLINZONE 2-2 (2-0)
Tourbillon. 11 200 spectateurs.
Publié par obol à 12:28:14 dans Foot FC Sion Valais | Commentaires (0) | Permaliens
Le technicien français poursuit son aventure à Tourbillon. Il se lie pour les deux prochaines saisons au club valaisan.
L'aventure continue entre Didier Tholot et le FC Sion. Le technicien français s'est engagé pour deux ans avec le club valaisan. Le suspense n'a pas duré. La transformation de son contrat d'intérimaire en poste fixe intervient deux jours après la large victoire signée à Vaduz qui place Sion à l'abri de tout souci en championnat. «J'ai parlé avec ma famille, puis les discussions avec Christian Constantin ont duré une vingtaine de minutes», précise-t-il. Arrivé le 14 avril à Tourbillon en remplacement du duo composé de Christian Zermatten et d'Umberto Barberis, Tholot a permis à la formation sédunoise d'opérer un spectaculaire redressement. Il la conduit à une onzième victoire en finale de coupe de Suisse et il lui évite l'épreuve du barrage pour assurer son maintien en Super League.
Pourquoi Didier Tholot s'est-il décidé aussi vite de prolonger son engagement à Sion ?
Le choix s'est opéré de la même manière que durant toute ma carrière de joueur ou d'entraîneur. J'ai pris une décision dans ma tête, j'ai réfléchi aux points positifs et négatifs et j'ai confirmé mon choix malgré des touches en France. Les discussions et les marchandages ne sont pas mon truc. J'ai gagné mon premier trophée ici, j'ai vécu quelque chose de fort en un mois et demi après une galère à Reims. Je suis convaincu que ce groupe a le potentiel pour faire quelque chose de bien.
Un engagement en France n'aurait-il pas été plus lucratif ?
Je ne suis ni carriériste, ni en quête d'argent. Si la proposition correspond à mes valeurs, je l'accepte. J'ai conscience d'être un privilégié par rapport aux personnes qui se lèvent tous les matins pour enchaîner huit ou dix heures d'un boulot qu'ils n'ont pas forcément choisi. Ma passion est mon métier, il me permet de bien gagner ma vie. D'autre part, je bénéficie à Sion de l'effort accompli depuis un mois et demi et de la confiance des gens qui m'entourent. Cette base n'aurait pas été aussi solide ailleurs.
Quelles ambitions peut nourrir cette équipe ?
Je ne parle pas de titre ou de trophée. Je pense à une saison plus tranquille, plus sereine. Cette équipe en a les moyens avec quelques aménagements. Quand vous sortez d'un tel championnat, votre ambition doit être de prendre les matches les uns après les autres. Le seul moteur est le travail, il est toujours récompensé.
Aucun des entraîneurs confirmés en fin de saison par Christian Constantin n'a terminé la suivante...
Profitons pour mettre les choses au point tout de suite. Je connais bien Christian, certains lui attribuent constamment le rôle du vilain canard, pas moi. Aujourd'hui que tu entraînes Sion, Libourne, Cannes ou Trifouille-les-Noix, les risques sont les mêmes. Quatre ou cinq mauvais matches te poussent vers la sortie, c'est la loi du football. Plus de la moitié des équipes de ligue 2 ont changé d'entraîneurs durant la saison en France. Si tu as peur de ton ombre, tu n'avances pas beaucoup et tu es mort dans le football aujourd'hui.
Vous n'aviez pas retenu Alvaro Saborio et Alvaro Dominguez pour la finale de la coupe. Goran Obradovic est en fin de contrat, Olivier Monterrubio ne ferme pas la porte à un départ. Avez-vous déjà fait des choix pour la saison prochaine ?
Il est prématuré de parler de cas précis. Je veux des joueur prêts à s'investir à 120% dans le club. Si un joueur a décidé de partir, il n'est pas judicieux de le retenir. Même s'il n'exprime qu'une simple envie, cela signifie qu'il n'est plus très bien dans sa tête.
Travaillerez-vous avec votre propre encadrement ?
José Sinval sera toujours avec moi. Sa présence a été vitale cette saison. Il connaissait bien le groupe, il m'a permis de gagner beaucoup de temps. Si j'ai réussi la mission qui m'a été confiée, une part de mérite lui revient aussi. Marco Pascolo pour les gardiens, Carlos Armua pour la préparation physique seront toujours là. Franck Vallade sera l'unique nouveau comme adjoint, c'est un soldat qui était à mes côtés depuis mes débuts à Libourne.
STéPHANE FOURNIER Le NouvellistePublié par obol à 18:06:35 dans Foot FC Sion Valais | Commentaires (0) | Permaliens
Didier Tholot se plaît à Tourbillon. Moins d'une semaine après avoir conquis la Coupe de Suisse, l'entraîneur français a prolongé son bail pour deux années avec le FC Sion, comme l'a annoncé le président Christian Constantin à Darius Rochebin lors du 19:30 de la TSR.
Arrivé en Valais en avril à la place du duo Christian Zermatten/Umberto Barberis, Tholot était le quatrième entraîneur de la saison à s'asseoir sur le banc de Tourbillon. Sous sa férule, le club a remporté la onzième Coupe de Suisse de son histoire avant d'assurer son maintien dans l'élite quelques jours plus tard grâce à un succès fleuve face à Vaduz.
Depuis son arrivée, Didier Tholot a redonné un soupçon d'âme à une formation qui était en perdition. Sur les huit matches précédents son arrivée, Sion n'avait glané que cinq points. A cette époque, les Sédunois n'avaient qu'une mince marge de sécurité face à Vaduz et Lucerne, respectivement neuvième et dixième.
Grâce aux bons résultats obtenus par Sion, Didier Tholot a reçu des offres en provenance de France, notamment du côté du Mans et de Caen. Toutefois, l'ancien joueur de Sion, Bâle et Young Boys a préféré poursuivre l'aventure valaisanne avec une participation en Coupe d'Europe en ligne de mire.
Le Français, qui avait joué sous le maillot sédunois de 1997 à 1999, avait déjà débuté son parcours d'entraîneur à Sion lors de la saison 2003/2004. A l'époque, le club valaisan végétait en Challenge League et Tholot y occupait le poste d'entraîneur-joueur.
Par la suite, il a dirigé durant trois ans Libourne-Saint-Seurin qui évoluait alors en National (troisième divsion). Dès sa première saison, Didier Tholot a obtenu la promotion avec les «Pingouins». Il est parti à Reims deux saisons plus tard à la suite du retour du club à l'étage inférieur. Expérience infructueuse, car il allait être remplacé par Luis Fernandez au cours de la pause decembre déjà.
si/seb
Publié par obol à 21:31:13 dans Foot FC Sion Valais | Commentaires (0) | Permaliens
L'équipe valaisanne se balade dans la principauté. Sa victoire et le succès de Young Boys contre Lucerne lui assurent le maintien en Super League. Sans barrage.
«Attrape-le, attrape-le». Une course poursuite s'engage dans les couloirs du vestiaire du Rheinpark où retentissent ces cris. Didier Tholot s'improvise lièvre pour échapper au passage sous la douche que souhaitent lui offrir les joueurs de Sion. Peine perdue face à la meute. Christian Constantin ne participe pas à la chasse. Le président du club valaisan place pourtant l'acquisition du technicien français comme sa priorité après une victoire en coupe de Suisse et un maintien définitivement acquis sans barrage grâce à une large victoire à Vaduz (5-1). «Les discussions commenceront cette semaine. Si Didier ne bénéficie pas d'une offre de ligue un, je tenterai de le convaincre qu'il est temps pour lui de gérer une équipe engagée en coupe d'Europe», confie le dirigeant valaisan.
Constantin regrette-t-il de ne pas avoir recruté son ancien joueur plus tôt? «Non, il n'était pas prêt en décembre après son licenciement de Reims. Je l'ai sollicité à ce moment-là pour préparer le contingent en vue de la saison prochaine, il s'est notamment rendu au Moyen-Orient pour visionner des joueurs, il est venu en Suisse pour voir l'équipe. C'était une invitation à découvrir le développement du club pour une collaboration future. Je ne pensais pas faire appel à lui durant ce championnat, puis les choses se sont précipitées avec Bertine et Zermatten. Placer deux personnes à la tête de mon équipe, c'est terminé, fini.» Constantin coache lui-même l'équipe lors de la demi-finale de coupe de Suisse contre Lucerne le 14 avril. Tholot y assiste en spectateur. Sion sauve sa saison en sept jours chrono. Il fête deux victoires d'affilée en championnat pour la première fois de la saison et échappe ainsi au barrage, il remporte dans l'intervalle sa onzième coupe de Suisse. «On ne peut que dire bravo», enchaîne Constantin. «Didier s'est comporté en patron. Il a l'âge idéal pour entraîner à ce niveau. Cinq ans le séparent de sa fin de carrière active, cela lui permet de rester très proche des joueurs actuels dans la mentalité. Il a mis de l'ordre chez nous, sur le terrain et en dehors. Il a donné de l'équilibre à l'équipe, il a porté sur les joueurs un regard positif alors que Stielike n'en parlait que négativement.»
Les choix de Tholot sont clairs. Goran Obradovic a la responsabilité du jeu, Guilherme Afonso devient l'attaquant titulaire chargé de jouer en pivot ou de s'engager dans la profondeur. «Dès que le choix de l'entraîneur sera déterminé, nous nous attaquerons au contingent en fonction de ses souhaits», explique Constantin. «Ce maintien acquis aujourd'hui nous fait gagner trois semaines. Une participation au barrage me contraindrait d'attendre le 15 juin pour ouvrir le dossier.» Une réponse positive de Tholot le placerait en position plus favorable encore pour la préparation du prochain exercice. La chasse à Didier Tholot commence pour Christian Constantin qui n'a pas évité le vestiaire mais n'a pas subi non plus une douche forcée.
STéPHANE FOURNIER Le NouvellistePublié par obol à 21:15:53 dans Foot FC Sion Valais | Commentaires (0) | Permaliens
Tout est également dit en ce qui concerne la lutte contre la relégation. Sion et Neuchâtel Xamax ont assuré leur maintien. Ils se sont imposés respectivement à Vaduz (5-1), déjà relégué, et devant Aarau (3-1) alors que Lucerne s'est incliné 5-2 à Berne devant les Young Boys.
Quatre jours après son sacre en Coupe de Suisse, le FC Sion s'est promené à Vaduz. Face à un adversaire d'une insigne faiblesse et qui ne laissera aucun regret en Super League, les Valaisans ont fait le travail d'une manière très correcte avec un doublé de Monterrubio (15e et 52e) et des réussites de Vanczak (31e), Sarni (34e) et Afonso (44e), le héros du Stade de Suisse.
Vaduz - Sion 1-5 (0-4)
15'Monterrubio, 31'Vanczak, 34'Sarni, 44'Afonso, 52'Monterrubio(P), 83'Fejzulahi 1-5.
Publié par obol à 21:30:33 dans Foot FC Sion Valais | Commentaires (0) | Permaliens
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