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Sion s'est donné un bol d'air en dominant des visiteurs bien amorphes. Seule fausse note: l'expulsion du portier Beney. Du coup, c'est le Colombien, entré peu avant, qui a enfilé les gants et le rôle de gardien dans les ultimes minutes...
Sion ne sera resté barragiste que 72 heures. Battu mercredi soir à l'Allmend, le club valaisan a retrouvé au bon moment le goût de la victoire. Pour lui, le ciel se dégage ainsi quelque peu. Ce n'est certes pas encore le bleu azur absolu mais la météo de Tourbillon n'annonce plus de gros orages dans les jours à venir... Si Sion en est là ce matin, c'est parce qu'il a tout simplement gagné hier contre Aarau le match qu'il devait gagner à tout prix. Il l'a fait avec autant de détermination et de résolution que d'amour-propre, signe que les mentalités sont en train de changer du côté de Tourbillon.
Au classement, Sion profite également du coup d'arrêt de Lucerne au Tessin pour rendre la barre aux Lucernois et, de son côté, progresser de deux rangs dans une hiérarchie qui reste cependant très fragile. Mais avant de pouvoir lever les bras en signe d'allégresse et se présenter en vainqueur devant leurs fans pour la première fois depuis le 15 novembre 2008, les joueurs de Didier Tholot ont aussi pu compter sur la très grande gentillesse du FC Aarau et les largesses de joueurs très peu concernés par l'enjeu du jour et tout sauf décidés à jeter leurs forces sur le terrain comme si leur vie en dépendait. A l'image du cadeau offert par Menezes à ses hôtes...
Sion solidaire
Il n'empêche que ce Sion-là, suffisamment solidaire et organisé, a su faire le nécessaire pour rapidement classer l'affaire et ne... pas trembler par la suite. «A un moment donné, dira Didier Tholot, il faut arrêter les excuses et se comporter comme des hommes en prenant ses responsabilités. C'est ce que mes joueurs ont fait. On a peut-être aussi eu la réussite qui nous avait boudés à Lucerne.» En donnant du poids aux offensives du FC Sion, le Français a trouvé le bon équilibre. «Il fallait presser haut. Pareil derrière. On a défendu en avançant, pas en reculant.» Seule contrariété du nouveau druide, l'expulsion logique de Nicolas Beney dans les arrêts de jeu, suite à une trajectoire de balle mal appréciée. «C'était un mauvais réflexe de ma part, je n'aurais pas dû sortir, convenait Beney, déplorant son geste. En voulant éviter d'être lobé, mes mains sont venues au ballon au lieu que je mette la tête.»
Sion ayant déjà effectué tous ses changements à ce moment-là du match, c'est Alvaro Dominguez qui, s'emparant d'une paire de gants, allait s'improviser portier. Sans qu'Aarau n'ait le temps de tester les réflexes du successeur de Beney.
Question à peut-être trois points: Beney suspendu, qui jouera samedi à Bâle dans la cage sédunoise? Tholot prendra-t-il le risque de lancer le néophyte Basile Couchepin (20 ans)? La réponse est claire: «Quand le No 1 est suspendu, tranche Tholot, c'est le No 2 qui joue. Et le No 2, vous le connaissez tous, c'est El Hadary.» Au Parc St Jacques, Sion s'en remettra donc au «banni» El Hadary. Si celui-ci, entre-temps, n'est pas suspendu par la FIFA dans le cadre du conflit opposant le FC Sion à Al Ahly depuis le transfert du Pharaon en Valais...
SION - AARAU 2-0 (2-0)
Tourbillon, 9200 spectateurs.
Arbitre: M. Grossen.
Buts:
12e Menezes (autogoal) 1-0. Sur un coup-franc anodin d'Obradovic tiré de 40 m dans le paquet, le latéral tend le pied, en extension. La déviation est «malheureusement» superbe et elle fait le bonheur des Valaisans.
40e Monterrubio 2-0. Au terme d'une splendide combinaison initiée par Serey Die, Afonso, servi lui-même par M'Futi, a l'intelligence de glisser à son capitaine. La frappe toute en finesse de celui-ci libère Sion, qui, dès lors, n'a plus qu'à gérer son avantage.
Sion: Beney; Vanczak, Alioui, Nwaneri, Paito; Berisha (70e Reset), Obradovic, Serey Die, Monterrubio (76e Dominguez); Afonso, M'Futi (62e Fermino). Entraîneur: Tholot.
Aarau: Benito; Menezes, Aquaro, Page, Elmer; Nushi, Mutsch (68e Ianu), Bastida, Lang (46e Pejcic); Oprita (46e Sinanovic), Bengondo. Entraîneur: Komornicki.
Notes: Sion sans Adeshina (blessé), Sarni (malade), El Hadary (non convoqué). Aarau sans Burki, Tarone, Guerrero, Mall, Rogerio, Schaub, Marazzi (tous annoncés blessés). A sa sortie sous les applaudissements, Monterrubio cède son brassard de capitaine à... son remplaçant. A la sortie de Beney, Dominguez enfile des gants, un maillot jaune et s'en va prendre la place de son gardien.
Expulsion: Beney (91e, pour avoir touché le ballon de la main hors des 16 m dans un duel avec Ianu).
Avertissements: Paito (4e, faute sur Mutsch), Alioui (35e, faute sur Elmer), Aquaro (44e, faute sur Monterrubio), Bengondo (67e, pour avoir bousculé Beney).
Coups de coin: 3-4 (2-2).
Nicolas Jacquier Le MatinPublié par obol à 11:55:22 dans Foot FC Sion Valais | Commentaires (0) | Permaliens
L'ambassadeur de l'accent martignerain jouera le juré de Miss Suisse romande, avant d'emmener le FC Sion disputer sa 11e Coupe de Suisse à Berne. Au tapis pour la photo, mais sûrement pas au bord du terrain, Tintin n'a rien à envier à sa caricature
Pas de fesses et de torses nus à l'horizon, mais une attitude et un franc-parler libidineux qui plantent tout de suite le décor. Pas de la drague, juste de la provoc. On s'aligne sur la tactique de jeu pour le champ lexical: sans se connaître ni des dents ni des lèvres, il nous donne du «Stéph» et des «t'es la fille à qui?» pour la mise en jambe.
A l'eau, à l'huile
Le président du FC Sion, qui est à l'eau pour le repas de midi, n'en manque pas une pour la jouer impudique et déstabiliser l'adversaire avec la goujaterie d'un supporter de foot aviné. Il prend des risques, lui qui aime tant les petites phrases toutes faites. Parce qu'on lui rappelle que ce sont ceux qui en parlent le plus qui en mangent le moins. Si on n'était pas persuadé que Christian Constantin est plus un valesco gouailleur qu'un mal poli, on lui mettrait des baffes pour le corriger de son impudence. Le roitelet du Valais va droit au but et ne s'embarrasse pas d'ambages dans la négociation, alors les chichis de la bienséance et les fioritures dans le langage, vous pensez...
Avec l'accent de Martigny, des «s'tu veux» à la fin de chaque phrase et des sorties aussi grotesques que marrantes Christian Constantin nous explique la vie. Enfin, surtout la sienne. Quand il gagne, c'est à force de volonté comme dans la comptine de la petite grenouille qui a réussi à monter au sommet d'une montagne parce qu'elle était sourde et donc imperméable aux découragements. Quand il vire - vingt entraîneurs en cinq ans - c'est parce que, comme un melon, quelqu'un peut avoir l'air bon de l'extérieur mais être peu goûtu à l'intérieur. Quand il décroche le Champignac c'est parce qu'il se contente d'une rime facile qui passait par là ou d'un jeu de mots mal maîtrisé pour construire un grand principe. Quand enfin il marque les esprits avec son célèbre «un intellectuel assis ira moins loin qu'un con qui marche» c'est parce qu'il l'a emprunté à quelqu'un. Pas à son véritable auteur, Michel Audiard, mais à Michel Sardou et l'une de ses chansons. Le grand manitou valaisan n'a pas beaucoup le temps de regarder la télé ou d'aller au cinéma entre son fitness matinal, son bureau d'architecte et ses multifonctions au sein du FC Sion. Par contre la musique dans sa Porsche, ça, il aime.
Ambiance de match. Le foot c'est sa passion. Son ambition aussi, même s'il dit qu'il en est dénué. Il paie, «sûrement trois ou quatre fois ton salaire», loge et nourrit ses joueurs pour qu'ils gagnent, alors ils n'ont qu'à faire leur métier. Pas besoin de les engueuler pour les motiver, mais les faire pleurer oui, quand même. Car Christian Constantin qui ne fait pas vraiment dans les sentiments a pourtant pour tactique de les provoquer chez ses joueurs avant un match. Pour préparer la demi-finale de Coupe suisse enlevée il y a quelques jours, le président-coach-entraîneur a projeté une vidéo aux footballeurs dans le vestiaire. L'histoire d'un jeune garçon lourdement handicapé qui, accompagné de son père, a couru l'Ironman, le défi sportif réputé le plus dur au monde. «Je leur ai dit qu'on devait se bouger le cul quand on voyait des trucs pareils et y's ont tous chialé. Moi aussi. D'ailleurs regarde, j'ai presque les larmes aux yeux quand j'raconte.» Ça, c'est vrai. Que le FC Sion a fini par gagner, c'est vrai aussi. Et pour la finale de la Coupe, le 21 mai prochain, Christian Constantin va faire encore plus fort pour la séance de préparation. On ne dévoilera pas la tactique, mais les joueurs peuvent d'ores et déjà préparer leur mouchoir.
Ni couché ni à genoux
C'est que CC sait être fleur bleue quand il veut. Comme lorsqu'il raconte que son premier souvenir c'est la vision du ciel étoilé. «C'était la première fois que je partais en vacances avec mes parents. On m'a réveillé à 4 heures du matin et lorsque j'ai vu les étoiles, j'ai dit à mon père qu'ils avaient oublié d'éteindre la lumière.»
Et puis, il y a aussi les mots «amour», «paix», «couleur» et «espoir» qu'il piétine tous les jours dans son bureau parce qu'inscrits sur son tapis design. Un tapis sur lequel il accepte de s'asseoir pour la photo, mais pas de se coucher ou de se mettre à genoux pour tout ce que cela pourrait véhiculer comme idées reçues ou impliquer comme mauvais jeu de mots pour le titre. Puisqu'il aime les costumes de couturier, les belles chaussures et les rutilantes cylindrées, la présence du tapis dans son bureau s'explique plus pour la griffe du créateur J-C De Castelbaljac inscrite en bas à droite que pour les jolis mots. L'art, il est pas fan. Il ne le dit pas, mais s'il achète, c'est un peu pour rendre service à des artistes. Pour dissimuler un grand coeur et peut-être son manque de goût artistique, il commande et se fait faire des oeuvres sur mesure, comme ses escarpins.
Ambiance de cantine. Dans le restaurant hôtel où il possède ses bureaux, Christian Constantin distribue les poignées de main et claque des bises. Il fait peur ou alors rire, mais n'en a rien à faire. Autosuffisant et autofinancé, il reconnaît volontiers que «y'a pas à piétiner là autour», sans argent on n'impose pas son pouvoir comme il le fait. Mais son secret de réussite, c'est peut-être de régner chez lui. Ben oui, il y a ce dicton qui dit «quelque chose comme vaut mieux être numéro un chez soi, que numéro deux à Rome». Dommage qu'il faille aller à Berne pour chercher la Coupe.
J'aurais rêvé d'être...
«Une gentiane. Parce que c'est une fleur spéciale. Si t'en es une, tu peux sortir du lot et t'as la chance de vivre en haute montagne. Dans l'herbe et à l'air libre.»
J'aurais détesté être...
«La jalousie. C'est un sentiment qui empêche l'épanouissement. Tout le temps que tu passes à avoir envie de ce qu'ont les autres, tu l'utilises pas pour la création.»
Stéphanie GermanierLe MatinPublié par obol à 11:46:49 dans Foot FC Sion Valais | Commentaires (0) | Permaliens
Battue à l'Allmend, la formation valaisanne occupe aujourd'hui le fauteuil de barragiste pour la première fois de la saison.
Rolf Fringer fait la ola face à la tribune latérale de l'Allmend. Le rouquin entraîneur de Lucerne inverse les rôles. Neuf jours plus tôt, il regagnait les vestiaires pendant que les joueurs de Sion appréciaient leur qualification pour la finale de la coupe de Suisse sur le même terrain. Ce soir, les Sédunois filent dans les couloirs d'une enceinte appelée à disparaître dès l'été. Sion ne possède plus de marge de manoeuvre. Il hérite du statut peu enviable de barragiste après une défaite logique à Lucerne (0-1).
Bonjour les dégâts pour un finaliste de coupe plus que jamais mal barré en championnat. L'équipe valaisanne passe au-delà du huitième rang salvateur pour la première fois de la saison. Son adversaire du jour la passe au classement et confirme son renouveau printanier. A l'entame de la deuxième partie du championnat, les Lucernois pointaient à six longueurs des Valaisans. Le déficit actuel se limite à une unité. Il signifie qu'en onze journées, Lucerne a conquis sept points de plus que le battu du jour dont le redressement zurichois ne se confirme pas à l'Allmend. Comme si la pression d'un quitte ou double fissurait les certitudes qu'auraient pu et qu'auraient dû reconstruire une demi-finale victorieuse, puis une performance convaincante au Letzigrund.
Le succès lucernois ne se discute pas. Le visiteur fait illusion durant une mi-temps, la première, durant laquelle il contient bien les mouvements de son adversaire. Sa prise d'initiative se concentre sur le minimum vital. Il enchaîne plus de pertes de balle que de mouvements en direction des buts de David Zibung. Virgile Reset ne court plus aussi vite qu'au Letzigrund. Guilherme Afonso se bat sans la percussion exprimée quatre jours plus tôt. Ils ne sont pas seuls. Peu d'inspiration, pas de flamme. Les maux sont collectifs. Coup de fatigue ou retour d'un quotidien banal? Le groupe de Didier Tholot avait donné une inflexion positive à sa courbe de performance. Elle replonge brutalement. Comme si la substance mentale, physique et technique à disposition ne suffit pas pour acquérir la stabilité nécessaire. Le technicien français n'est pas le seul à vivre cette expérience. D'autres l'ont précédé à Tourbillon.
Obinna Nwaneri est l'exception. Il revit. Sobre, efficace, précis, il justifie son statut d'international tant que ses forces préservent sa lucidité. Son manque de compétition régulière provoque ensuite des interventions plus aventureuses. Le défenseur nigérian opère ce retour après trois mois de bannissement qui l'ont écarté du contingent professionnel. Ses envies de changer d'horizon avaient entretenu un long feuilleton estival. Elles s'étaient traduites sur le terrain par une désinvolture inacceptable pour Christian Constantin qui avait prononcé l'exclusion du joueur. Définitve. Les suspensions simultanées de Kali et de Sarni lors du match aller contre Lucerne le 4 avril révisent l'opinion présidentielle. Nwaneri réintègre l'équipe première, il joue, il joue même bien. On le découvre orientant ses coéquipiers du geste et de la voix. Si le Nigérian avait adopté cette attitude plus tôt, il n'aurait jamais fait bande à part.
STéPHANE FOURNIER Le NouvellistePublié par obol à 21:58:04 dans Foot FC Sion Valais | Commentaires (0) | Permaliens
Le club valaisan attend une décision de la FIFA dans le cadre du transfert du joueur la saison dernière. Le site d'Al Ahly, son ancien club, annonce une suspension et une amende.
Le feuilleton El-Hadary pourrait rebondir cette semaine. La commission des litiges de la FIFA communiquera aux parties concernées sa décision dans le conflit qui oppose le gardien de Sion à Al Ahly, son ancien club. La procédure court depuis l'arrivée de l'international égyptien à Tourbillon en février 2008 lorsque les dirigeants d'Al Ahly ont déposé plainte pour rupture de contrat. «Nous n'avons reçu pour l'instant aucune information de la FIFA sur ce sujet. Dès que nous serons en possession de la décision de la commission, nous interviendrons, si nécessaire en utilisant les voies de recours habituels», commente Christian Constantin. Le site d'Al Ahly sur la grande toile anticipe. Il annonce une suspension de quatre mois contre le joueur doublée d'une amende de 1,2 million de dollars (1,4 million de francs) et d'une interdiction de recrutement pour le FC Sion lors de la prochaine période de transferts. «Essam se trouve actuellement au Caire avec l'autorisation du club. Il nous a demandé de pouvoir assister son père qui est malade. Il doit réintégrer le groupe mardi (ndlr. aujourd'hui). Je l'ai informé qu'il sera désormais notre gardien numéro deux.»
uLicence 2009/2010. Le FC Sion obtient sa licence sans restrictions pour la saison 2009/2010. «Notre unique souci dans le cadre de ce dossier concerne les infrastructures», commente Christian Consntantin. Le rapport de la commission des licences précise que le club valaisan bénéficie encore d'une autorisation exceptionnelle quant à l'utilisation du stade de Tourbillon pour le prochain championnat. «Nous devrons être en conformité pour la saison 2010/2011 avec les exigences de la ligue ou apporter la preuve écrite d'un projet en cours, soit une mise à l'enquête ou les documents d'une procédure en cours comme l'opposition que nous rencontrons actuellement pour le projet du site de Riddes. La décision dans cette dernière affaire appartient à la justice, aucune date n'est connue pour le verdict du recours déposé par la communauté d'Ecône auprès du tribunal cantonal. Si le jugement ne sera pas tombé au printemps 2010, nous disposerons toujours d'une dérogation. La Swiss Football League ne nous a posé aucun ultimatum.»
uBillets de la finale. Le FC Sion lance la vente des billets pour la finale de la coupe de Suisse du mercredi 20 mai contre Young Boys. Les membres du Platine Club et du Club du Lundi recevront un courrier avec coupon de réservation cette semaine. Pour les abonnés du club, les billets seront en vente sur présentation de l'abonnement le mardi 28 avril de 14 à 20 heures au stade de Tourbillon où les caisses seront ouvertes. Deux billets seront disponibles par carte. Les membres du Club des 1000 pourront acheter leur billet le même jour de 17 à 20 heures sous la tente qui leur est réservée près du stade. Ils auront droit également à deux billets par carte. La vente libre des billets débutera le jeudi 30 avril. Le club communiquera les points de vente le mercredi 29 avril. Trois catégories de billets sont disponibles pour des prix de 120 francs, 90 francs et 45 francs. Sion dispose de 11700 billets. Le club a sollicité un contingent supplémentaire. La vente s'opère uniquement par les clubs finalistes. «Nous procédons de la même manière qu'en 2006 lorsque nous avions pu mettre des billets en vente libre», rassure Dominique Massimo, directeur général du FC.
STéPHANE FOURNIER Le NouvellistePublié par obol à 18:26:41 dans Foot FC Sion Valais | Commentaires (0) | Permaliens
Le 20 mai, la finale entre Sion et YB se disputera à guichets fermés. Chaque club a reçu un lot de 11 700 places. Aucun billet ne sera vendu au public dans les habituels point de vente
En Valais, c'est le nouveau sport à la mode: comment s'y prendre pour obtenir un précieux billet afin d'assister, le 20 mai prochain en soirée (coup d'envoi à 20 h 30 au Stade de Suisse, à Berne) à la 11e finale disputée par le FC Sion? Depuis hier, les modalités de la chasse aux billets sont connues: Sion, tout comme YB, a reçu un lot de 11 700 billets que le club s'apprête à écouler dès le 28 avril selon des directives très précises. Seront servis en priorité: les membres du Platine Club, du club des 1000 et du club du lundi, les partenaires et les sponsors ainsi que les abonnés (2 billets par carte sous présentation d'une pièce d'identité)... Prix des précieux sésames: de 45 à 120 francs pièce suivant la catégorie.
Pour les femmes aussi
Croulant sous les demandes depuis une semaine, Domenicangelo Massimo, directeur général du FC Sion, reconnaît qu'il y aura forcément des déçus. «On sait déjà qu'il n'y en aura pas pour tout le monde. On pourrait facilement remplir tout le stade rien qu'avec des Valaisans. C'est de la folie.»
Une folie qui s'inscrit dans le temps, preuve de l'histoire d'amour et de passion qui unit un canton à «sa» Coupe. «Avec le Rawil, on serait 100 000», avait-on même pu découvrir à l'époque sur une banderole entrée depuis dans l'histoire. Plus de vingt-cinq ans après, le slogan reste toujours d'actualité. Le 20 mai, des milliers de supporters valaisans entameront un nouveau pèlerinage en direction de Berne.
Pour l'occasion, le Stade de Suisse (ou nouveau Wankdorf) disposera de 31 000 places. 23 400 d'entre elles ont été attribuées par l'Association suisse de football (ASF) aux deux finalistes, chargés également d'en assurer eux-mêmes la vente et l'écoulement. Un lot de 550 billets a également été offert à chacun des deux finalistes de la Coupe de Suisse féminine - à savoir le FC Schlieren et Rot-Schwarz Thoune, appelés à s'affronter en match d'ouverture ce même 20 mai.
6500 billets pour les sponsors et l'ASF
Le solde des billets, soit environ 6500 places, ne sera pas proposé à la mise en vente publique mais directement affecté aux sponsors de la compétition et à ce que l'ASF nomme pompeusement la - en l'occurrence très grande... - «famille du football» (arbitres, fonctionnaires, invités, etc.).
Au moment où YB, avec ses quelque... 12 000 abonnés (soit davantage que le contingent qui lui a été alloué), est confronté au même problème que Sion, seuls les heureux et riches locataires à l'année des loges VIP du Stade de Suisse sont pour l'heure assurés d'assister au match. Cela ne concerne que 174 personnes, lesquelles déboursent chacune entre 12 000 et 15 000 francs par saison pour s'asseoir dans des loges, dont la capacité varie entre 8 et 24 places.
A vous de faire jouer vos relations. Ou de participer à la course aux billets jusque sur Internet, où l'offre ne va pas tarder à fleurir. Et à exploser.
Jacques Wullschleger Le MatinPublié par obol à 18:12:51 dans Foot FC Sion Valais | Commentaires (0) | Permaliens
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