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Les Valaisans n'ont pas été récompensés des progrès effectués. C'est vrai qu'en face, il y avait GC. Les Sauterelles sont contentes de rentrer avec un point.
Avant le match, Ulli Stielike voulait deux choses: réduire l'écart avec les équipes du haut du classement et séduire le public de Tourbillon. Ses hommes ont semblé recevoir ce message cinq sur cinq, puisqu'ils ont distillé un football agréable et solide, même s'il manquait cruellement de précision dans l'avant-dernier et le dernier geste.
En face, les jaune fluo n'avaient pas grand-chose à voir avec ceux qui ont affronté le FC Bâle en Ligue des champions mercredi, mais Grasshopper reste une équipe ambitieuse, toujours dangereuse (sacré Bobadilla) et surtout impressionnante physiquement. «Je suis très satisfait de la manière dont nous avons tenu, compte rendu de notre manque de centimètres!», plaisantait d'ailleurs l'entraîneur valaisan.
Mais les Sédunois ont fait mieux que tenir. A la 2e minute déjà, c'est un Olivier Monterrubio quasi intenable (et surtout retrouvé, si l'on se souvient de son match de Coupe discret au Mont-sur-Lausanne) qui oblige Jakupovic à dévier sont tir sur le poteau. De l'autre côté, le Tunisien Yassin Mikari - qui a échangé son maillot avec celui de Thierry Henry lors du match amical au Stade de France - a eu beaucoup de peine à sprinter aussi vite qu'un autre Français, puisqu'il était chargé de s'occuper d'un Virgile Reset très en vue.
Visage confiant
Mais la raison pour laquelle Sion n'a pas réussi à marquer hier soir, c'est qu'Adeshina n'a pas reçu de ballons quasi parfaits pour faire parler sa ruse et sa vitesse. «Tactiquement, c'était la meilleure manière de déranger une défense grande, mais aussi lourde et lente», expliquait Ulli Stielike en ajoutant «mais c'est rare qu'en jouant aussi bien, Sion perde le match!»
Si hier les gardiens ont eu une soirée relativement tranquille, c'est parce que la parole était à la défense. Avec Crettenand sur la gauche et Vanczak (quelle solidité!) dans l'axe, les Valaisans ont montré un visage impressionnant de confiance dans leurs seize mètres. Seul souci, la sortie de Bühler - touché à l'articulation d'un orteil après dix minutes de jeu, le Vaudois n'arrivait plus à poser le pied - à la pause.
Le match nul - somme toute assez logique - aurait pourtant pu basculer à l'avantage des Romands suite à un cafouillage monstre dans la surface de GC à la 93e. Hors-jeu? Main de Vallori? Goal? Personne ne semble le savoir vraiment. «Je pense que l'arbitre a vu comme moi: 20 joueurs dans les 16 mètres et pas grand-chose de plus!» souriait un Ulli Stielike fier de la performance de ses gars.
SION - GRASSHOPPER 0-0Stade de Tourbillon, 9250 spectateurs.
Arbitre: M. Bertolini.
Sion: El Hadary; Alioui, Vanczak, Bühler (46e Geiger), Crettenand; Ahoueya, Serey Die (85e Saborio); Dominguez; Reset, Monterrubbio (75e Beto), Adeshina. Entr. Stielike.
Grasshopper: Jakupovic; Voser, Vallori, Smiljanic, Mikari; Salatic, Colina; Zarate, Cabanas, Lulic; Bobadilla (82e Sabanovic). Entr. Latour.
Notes: Sion sans Obradovic, Paito, Sarni, M'Futi (tous blessés) ni Brellier (suspendu). Grasshopper sans Sutter ni Callà (blessés). 2e Jakupovic dévie un tir de Monterrubio sur le poteau. 47e poteau de Bobadilla.
Avertissements: 35e Zarate (antijeu), 65e Vanczak (faute sur Zarate), 67e Lulic (réclamations), 75e Ahoueya (faute sur Cabanas), 78e Vallori (faute sur Reset).
Coups de coin: 4-7 (1-5).
Thérèse Untersander Le MatinPublié par obol à 12:24:19 dans Foot FC Sion Valais | Commentaires (0) | Permaliens
Sion a été l'équipe la mieux lotie lors du tirage au sort des 1/8 de la Coupe suisse, en allant jouer à Malley.
A Bâle, le président des Swiss Indoors, Roger Brennwald, a eu la main chanceuse pour les Sédunois, qui se déplaceront sur la pelouse de l'ES Malley LS, seule formation de 1ère ligue encore en lice.
Xamax a aussi un beau coup à jouer lors de ses huitièmes de finale, en se déplaçant du côté de Concordia Bâle, le week-end du 22 et 23 novembre. De son côté, La Chaux-de-Fonds aura un beau défi à relever en recevant Lucerne, qui s'était hissé en finale en 2005 et 2007.
Publié par obol à 22:55:27 dans Foot FC Sion Valais | Commentaires (0) | Permaliens
C'est bien la Coop qui viendra s'installer dans le futur grand centre commercial du Courvieux prévu par Christian Constantin. Le contrat vient juste d'être signé entre le promoteur octodurien et l'un des deux principaux acteurs nationaux de la grande distribution. «Nous avons effectivement manifesté notre intérêt pour la réalisation d'un grand magasin d'importance régionale à Martigny», confirme Raymond Léchaire, directeur de Coop pour la Suisse romande. «Les discussions ont été longues car le projet a pris du temps pour se mettre en place. Au départ il était aussi question du stade...»
Quel sort pour le deux magasins existants? Au Courvieux, la Coop occupera une surface de plus de 3000 m2, dans les proportions du magasin de Collombey-Muraz. L'accord actuel porte uniquement sur l'alimentaire. Mais les consommateurs y trouveront-ils d'autres articles de la coopérative, comme le brico ou un restaurant? «Des discussions sont en cours concernant ces aspects.» Raymond Léchaire n'en dira pas plus non plus sur le sort des deux commerces Coop qui existent déjà sur le territoire octodurien, le magasin d'alimentation près de la Poste et le brico à l'entrée de l'autoroute côté Mont-Chemin. «Ce que je peux vous dire, c'est que nous n'avons pas l'intention de multiplier les points de vente. Pour le reste, les négociations sont en cours. Toutes ces décisions seront prises par la centrale dans les mois à venir.» Le promoteur se montre en revanche un peu plus disert. «Sur le principe, Coop devrait conserver le bâtiment du do-it mais le magasin de ville devrait redevenir ma propriété.»
Christian Carron Le NouvellistePublié par obol à 22:49:54 dans Constructions / projets | Commentaires (0) | Permaliens
LE MONT - SION 2-5(2-3). Match bien plus égal que le score ne le laisse paraître entre Le Mont (1re ligue) et le FC Sion. Dommage que la volonté de bien faire ait «tué» l'ambiance si particulière de la Coupe
Saucisses, raclettes, palettes entassées au bord du terrain en guise de gradins, fanfare, grand soleil et coup d'envoi donné par Stéphane Chapuisat, ça fleurait bon la Coupe suisse du côté du Mont-sur-Lausanne. Tout semblait réuni pour que le petit (Le Mont, modeste huitième du championnat de première ligue) titille le grand (Sion, club qui compte de multiples victoires en finale de cette compétition), comme il l'avait fait il y a trois ans.
sion qui doute
Mais hier, sur l'esplanade du Châtaignier, il n'y avait pas deux ligues d'écart entre les deux adversaires. C'est un Sion plein de doutes (tout de même cinq matches sans victoire en championnat) voire franchement nerveux qui a fait son entrée sur la pelouse. «Je pense qu'ils ont décidé de ne pas trop la soigner ces derniers temps, souriait le défenseur valaisan Arnaud Bühler. Elle était superbosselée, ce qui n'a pas aidé.» Du coup, face à une belle équipe du Mont, volontaire et chatoyante, les hommes d'Ulli Stielike n'ont pas réussi à faire le jeu. «Oui, on était tendus, concède le coach de Tourbillon. Vu qu'en championnat ça marche pas, tu te plantes ici et ça commence à gueuler...»
si près, si loin
Malheureusement pour l'esprit de la compétition, le «petit» a manqué de réalisme (que de beaux débordements d'Ebe!) et le «grand» a réussi à faire fructifier ses trois seules occasions lors de la première période. Les Vaudois y ont ensuite cru, Guemoun réduisant la marque, puis, grâce à un penalty de Bugnard, ils se plaçaient en embuscade 2-3 à la pause. Mais la fatigue et la fougue de Virgile Reset ont finalement eu raison des espoirs du Mont. Le score est sévère, car hier après-midi le FC Sion n'a jamais vraiment tenu tête à son adversaire. «On a fait notre boulot!» avoue Stielike, qui rentre tout de même en Valais avec des soucis. «Monterrubio n'est pas suffisant à tous les niveaux. Un capitaine, on doit le voir et l'entendre beaucoup plus!»
Publié par obol à 18:56:05 dans Foot FC Sion Valais | Commentaires (0) | Permaliens
Le président du club valaisan demande un plan d'action à Uli Stielike.
Sa critique n'épargne personne.La routine rattrape Christian Constantin. Son téléphone portable ne quitte pas l'alimentation par le secteur et les appels se suivent sans interruption. La question se répète des dizaines de fois au bout du fil : «Uli Stielike est-il toujours l'entraîneur du FC Sion?» L'abonné mobile atteignable gère parfaitement ces lendemains de défaite qui provoquent un véritable embouteillage sur le réseau de la région martigneraine. «Je me calme et je réfléchis», répond-il. L'interlocuteur ne perçoit aucune irritation. La visite dans le bureau du président du club valaisan confirme l'impression auditive. Elle découvre un homme serein, presque étranger à l'agitation extérieure dont il est l'épicentre. «Je suis deux fois plus fou qu'hier», lâche-t-il. «J'ai dit à Uli tout à l'heure: je ne souhaite pas que nous parlions maintenant, je ne serais pas objectif. Tout se passe encore dans l'émotionnel. Notre rencontre n'était pas planifiée, nous avons bu un café ensemble.» Son attitude contraste avec cette agitation intérieure. «Attention, je ne me mettrai pas non plus des rondelles de saucisson devant les yeux.» La suite du dialogue confirme le bouillonnement d'idées. Il touche toutes les composantes du club. Le tour d'horizon est large et n'épargne personne.
» Uli Stielike. L'Allemand est toujours l'entraîneur de Sion. «Je lui ai demandé de me présenter un plan d'action pour la progression du groupe», explique Constantin. «Il doit absolument modifier son état d'esprit et ses exigences vis-à-vis des membres de son encadrement et des joueurs. Dans le cas contraire, une poursuite de notre collaboration sera difficile. Accepter que son assistant rejoigne l'équipe à 11 heures le jour même du match est une légèreté grave. Le déplacement au Mont pour observer notre adversaire en coupe de Suisse le samedi te permet d'être à Berne en cours de soirée. Une armée se déplace à la guerre avec tout son effectif, du premier officier au dernier soldat. J'ai beaucoup de respect pour Uli, mais sa gentillesse le perdra.»
» Les coupables. «Personne dans ce club ne mesure sa chance d'être là, du premier au dernier salarié. Chacun voit les fautes de l'autre et ignore les siennes. Nous disputons le onzième match du championnat avec des joueurs en surcharge pondérale. On me désigne Stéphane Troillet, l'un des préparateurs physiques, comme responsable, on l'écarte et rien ne change. Les relations entre l'encadrement technique et mon directeur sportif sont tendues. Je donne un mois de vacances à Paolo Urfer et rien ne change. Les excuses n'ont pas manqué: les pulls à Aarau, Troillet, puis Urfer. Je suis mécontent de tout ce qui touche le domaine technique. Je ne comprends pas le plaisir que ressentent les joueurs à être la risée du pays.»
» Le manque de caractère. «Le Valais est un lieu de villégiature qui convient parfaitement à nos joueurs. Les feuilles jaunissent, on fait les vendanges, le cadre est parfait. Dimanche, j'ai vu des mauviettes sur le terrain. Zambrotta est champion du monde, il a mis le visage devant le pied d'Adriano lors du derby Milan - Inter pour empêcher un tir. Dès qu'un joueur de Young Boys menaçait de tirer dimanche, les nôtres ouvraient l'hôtel des culs tournés, tous le dos au ballon et si possible loin de sa trajectoire. Nous avons tiré septante coups de coin depuis le début de saison, je n'ai vu personne mettre la gueule où ça fait mal pour marquer.»
» Les expulsions. «Je fous des dizaines de milliers de francs d'amende pour les cartons rouges stupides récoltés depuis le début de la saison et je vois Julien Brellier se faire sortir pour la deuxième fois de la saison. Son statut de remplaçant semblait l'embêter, je l'ai convoqué après le match contre Neuchâtel et je l'ai recadré. Le tout pour le voir prendre deux avertissements en seize minutes. La question de me séparer de lui se pose aujourd'hui (ndlr. Bertrand Fayolle, joueur français, avait été licencié pour ce motif lors de la saison 2000/2001 sous la présidence de Gilbert Kadji).
» Paolo Urfer. «Il est toujours directeur sportif du FC Sion. Je ne suis pas content de lui comme des autres employés du club. La remise en cause de son travail implique du recul, je lui ai donné un mois de vacances. Il reviendra dans un autre rôle. Je ne peux plus lui laisser carte libre sur tous les transferts comme je l'ai fait. Mais il a aussi réalisé de bonnes choses.»
Stéphane Fournier Le NouvellistePublié par obol à 21:18:31 dans Foot FC Sion Valais | Commentaires (0) | Permaliens
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