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Christian Constantin: «Je veux bâtir un vrai temple du foot» | 21 décembre 2007

Le stade imaginé par Christian Constantin pourra accueillir 20 000 spectateurs dont des fans privilégiés dans des loges hors du commun. Tout devrait être terminé pour la saison 2011-2012 Isabelle FavreL'arène du FC Sion verra le jour à Riddes, à mi-chemin entre Martigny et Sion. Après avoir obtenu l'aval de la population de Riddes, Christian Constantin peut désormais foncer. Son Grand Stade comprendra 20 000 places et des loges... opéra. Fin des travaux prévue en 2011

Cette fois, ça y est, c'est vraiment parti. Enfin, serait-on tenté de préciser. Après l'avoir longtemps rêvé, après avoir multiplié les projets, Christian Constantin tient enfin son Grand Stade. L'aboutissement (provisoire...) d'un déjà long feuilleton qui s'est écrit au fil du Rhône.

De Collombey à Riddes
Initialement prévu à Collombey, dans le Chablais, dès le milieu des années 1990, le stade avait été ensuite «transféré» à Martigny (où deux sites avaient été étudiés), avant d'être déplacé, devant les oppositions et les trop nombreuses tracasseries administratives, voici sept mois à Riddes. C'est donc grosso modo à mi-chemin entre Martigny et Sion, à l'entrée ouest, côté Saxon, d'une commune de 2600 habitants, que le président-promoteur du FC Sion s'apprête à construire son stade, auquel sera annexé un centre commercial...

La construction du complexe a été plébiscitée - à 85% (525 oui, 75 non et 15 abstentions) - par la population de Riddes, appelée mercredi soir à se prononcer sur le projet lors d'une assemblée primaire. Un score-fleuve qui permet à Christian Constantin d'aller de l'avant: «J'attendais ce feu vert depuis des années, explique-t-il. A nous de nous montrer dignes de cette confiance en construisant quelque chose dont nos jeunes pourront être fiers. Pour la première fois, je dispose d'un terrain pour réaliser ce dont le FC Sion a le plus besoin. Le développement du club ne se conçoit plus sans un stade fonctionnel, adapté au confort moderne. J'en ai besoin pour faire du FC Sion un club de taille réellement européenne.» Le nouveau stade devra aussi refléter les tendances actuelles de la société, englober des mentalités nouvelles. «La mode s'implique de plus en plus dans le sport. Avant, les spectateurs allaient suivre un match; aujourd'hui, ils vont assister à un événement.»

Avant même de voir le jour et de s'inscrire dans la réalité quotidienne des habitants de la région, ce stade existe déjà sur plans et en maquette. «Il ne ressemblera à aucun autre stade du monde, certifie Constantin. Je veux bâtir un vrai temple du foot en Valais.» Notre interlocuteur fait une pause, repense aux oppositions, désormais levées, venues de la communauté religieuse d'Ecône voisine, puis précise: «Je ne peux quand même pas dire que je vais construire une cathédrale. Je ne veux pas être en concurrence avec Ecône!»

Quelle équipe l'actuel public de Tourbillon pourra-t-il applaudir 20 km plus à l'ouest? «Un beau stade ne peut accueillir qu'une belle équipe», répond son propriétaire. L'inauguration de l'arène de Riddes est prévue en été 2011. Quelque seize ans après le lancement du tout premier projet, en 1995 déjà...

Un coût de 250 millions de francs

Capacité

Le nouveau stade du FC Sion comprendra 20 000 places assises, dont 1500 sièges business et 1800 places VIP. On retrouvera aussi une quarantaine de loges (de 8 à 18 places selon l'emplacement), certaines habitables, avec salon, cuisine et chambres à coucher... La pelouse sera naturelle. L'ensemble sera très probablement couvert d'un toit amovible.

Financement

Il sera entièrement privé (comme à Neuchâtel et à Berne). Le complexe mixte reviendra à 250 millions de francs, dont environ 65 pour la partie stade. L'appellation du stade sera «commercialisée»; portera donc le nom d'un partenaire (celui d'un groupe d'assurances par exemple). La zone commerciale s'étendra sur 40 000 m2. Le parking pourra accueillir 5000 véhicules.

Calendrier

Dans la foulée de la votation de Riddes, acceptant le principe de déclassement de la zone des Morands, le Conseil d'Etat valaisan devrait homologuer sous peu ce transfert d'affectation. Le plan de quartier sera en principe déposé à la fin janvier 2008, la mise à l'enquête au printemps. Si le calendrier est respecté, premier coup de pioche prévu à l'automne prochain. Fin des travaux en 2011. Inauguration du stade pour le début de la saison 2011-2012.

 

Un tournoi inaugural avec la France et l'Italie

«Voici dix ans encore, les gens qui se rendaient à San Siro (Milan) ou au Camp Nou (Barcelone) étaient estomaqués et impressionnés par ce qu'ils découvraient. Aujourd'hui, on s'aperçoit que ces deux stades sont désuets et dépassés.» Le bâtisseur Christian Constantin entend faire de son complexe sportif un théâtre des rêves à grand spectacle. Dans ses bureaux de la Porte d'Octodure, à Martigny, une petite équipe de 4 personnes a conçu et dessiné le nouveau stade, d'inspiration italienne. «Le Colisée de Rome, la Plazza del Campo à Sienne, Luca, etc: il n'y a rien de mieux que ce que les Italiens ont bâti et laissé dans l'histoire.» L'arène de Riddes comprendra 24 loges opéra (avec vue plongeante) et 18 loges «habitables». Prix du rêve: entre 120 000 et 300 000 francs la saison par loge, suivant la catégorie et l'emplacement choisi.

Le Grand Stade devrait être sous toit, et fonctionnel - au plus tard... - pour le coup d'envoi de la saison 2011-2012. Il est déjà fortement question d'un tournoi inaugural des trois nations qui, outre l'équipe de Suisse, réunirait aussi l'Italie et la France. «De par leurs frontières, conclut CC, ces deux pays sont intimement liés au Valais.»

Nicolas Jacquier
Le Matin

Publié par obol à 21:44:25 dans L'avenir du FC Sion Valais | Commentaires (0) |

Plébiscite pour le grand stade à Riddes | 20 décembre 2007

Le projet de construction du nouveau stade du FC Sion à Riddes (VS), dans une zone de 15 hectares, a subi hier au soir un coup d'accélérateur de la part de l'assemblée primaire de la commune. Soumis à votation, le projet déposé par Christian Constantin a été accepté à une majorité écrasante: 585 oui contre 65 non.

Véritable plébiscite populaire, ce vote de confiance va désormais permettre au Conseil d'Etat d'homologuer le changement de zone. Suivra la mise à l'enquête. Les travaux proprement dits devraient débuter en septembre 2008, avec une inauguration du complexe prévue à l'occasion du 2e tour de la saison 2010-2011.

Publié par obol à 22:09:48 dans L'avenir du FC Sion Valais | Commentaires (0) |

Roessli n'a pas le droit d'entraîner | 20 décembre 2007

Faute de posséder les papiers nécessaires, Charly Roessli n'a pas obtenu l'aval de l'ASF pour coacher en Super League. Président du club valaisan, Christian Constantin a déjà trouvé la parade en rappelant... Alberto Bigon!

Le FC Sion n'est pas en règle. Faute de posséder la licence UEFA Pro obligatoire pour diriger un club de Super League, Charly Roessli (46 ans) ne pourra pas - si la situation n'évoluait pas d'ici là - coacher l'équipe au printemps 2008. Tombant moins de 48 heures après la nomination du successeur de Bigon à la tête du club valaisan, le verdict est venu de Muri (BE). «Depuis le mois de juillet dernier, un technicien doit posséder cette fameuse licence pour entraîner dans l'élite», confirme Yves Débonnaire, responsable de l'instruction au sein de l'Association suisse de football (ASF). Or, à ce jour, Roessli n'est au bénéfice que d'un diplôme d'instructeur, désormais non valable en Super League. Le département technique de l'ASF a donné au FC Sion un délai jusqu'au 15 janvier afin de «trouver une solution en accord avec les règlements de la SFL et de l'ASF.»

«La Ligue s'excite pour rien»
Un nouveau coach qui ne possède pas les bons papiers, voilà qui sent la légèreté, non? Christian Constantin dégage les critiques en touche. Et s'insurge contre l'empressement de la Ligue à siffler Roessli hors jeu. «Comme chaque fois que cela concerne Sion, la Ligue s'excite pour rien, tempête Constantin. Je savais pertinemment que Charly n'avait pas la bonne licence. Mais ces messieurs oublient que Bigon est toujours chez nous et que je ne l'ai pas limogé. Si je l'ai gardé, je sais pourquoi.» En Valais, la parade est ainsi toute trouvée: l'Italien fera office de prête-papier sur le banc. «Bigon est agréé aux yeux de la Ligue, il possède tous les diplômes requis imaginables.» Dès la rentrée, le FC Sion deviendra le premier club suisse à se doter d'une direction sportive à l'anglaise (bicéphale). «Roessli agira comme manager, Bigon aura un rôle de superviseur plus en retrait. Durant les matches, il sera à mes côtés, dans les tribunes.»

Bigon en superviseur
Reste à savoir si la Ligue donnera son aval à ce tour de passe-passe. Christian Constantin n'en doute pas une seconde: «Cela fait des années que l'on dit que je fais l'équipe. Or j'ai toujours été dans les tribunes! (Rires.)» Le seul problème pourrait venir de Bigon lui-même s'il refusait le deal (assister son... successeur), ou choisissait de quitter le club. «Si Bigon devait démissionner, conclut son président, je devrais remodeler mon staff et trouver un porteur de licence UEFA. Mais on n'en est pas là. Alberto reste salarié du club. Il ne nous quittera pas comme ça...»

Nicolas Jacquier
Le Matin

Publié par obol à 21:08:08 dans Foot FC Sion Valais | Commentaires (0) |

Sarni revient à Sion | 19 décembre 2007

Le FC Sion a (ré)engagé Stéphane Sarni (27) jusqu'au 30 juin 2010. Le défenseur italien était libre depuis cet été et le terme de son contrat avec le club sédunois après trois saisons de collaboration. Auparavant, il avait déjà porté le maillot «blanc et rouge» de 1997 à 2000, puis de 2002 à 2003 avant de revenir en 2004 après douze mois au Servette FC.

Publié par obol à 21:15:44 dans Foot FC Sion Valais | Commentaires (0) |

Roessli prend ses marques | 19 décembre 2007

Charly Roessli eu un contact téléphonique avec Blaise Piffaretti qui lui a donné son accord de principe pour l'assister. hofmannLe nouvel entraîneur du groupe professionnel découvre son nouvel univers à Martigny.

Charly Roessli ne perd pas de temps. Vingt-quatre heures après sa nomination à la tête du FC Sion, il occupe le terrain. Le lieu de rencontre est le bureau de l'entraîneur à La Porte d'Octodure de Martigny, le siège du club. Le décor est sobre. La touche personnelle est absente. Elle n'appartient pas à ses priorités. Le Valaisan privilégie l'expression sur la pelouse, le jeu, le ballon. Les premières décisions tombent. «La première démarche a été le choix des membres de l'encadrement avec lequel je désirais travailler, la planification de la reprise a été mon deuxième axe de travail, puis...»

La sonnerie de son téléphone portable interrompt la conversation. «Quel âge? Quel profil?», interroge le technicien. Les sollicitations se multiplient. Les journalistes et les agents de joueurs se bousculent au bout du fil. La deuxième aventure de Roessli avec le groupe professionnel démarre sur les chapeaux de roues.

Charly Roessli a-t-il définitivement déterminé son équipe?
J'ai eu un contact téléphonique avec Blaise Piffaretti qui m'a donné son accord de principe pour m'assister. Il doit encore régler les questions de son contrat avec le président Constantin. Marco Pascolo sera toujours l'entraîneur des gardiens. Blaise Moos travaillera avec Carlos Armua pour la préparation physique.

Avez-vous déjà eu des contacts avec des joueurs?
J'ai souhaité le retour immédiat d'Emanuele Di Zenzo et de Mobulu Futi qui reprendront le travail dès demain (ndlr: aujourd'hui). Nous les prenons en charge afin qu'ils abordent la reprise dans les meilleures conditions possibles après avoir connu de longues pauses pour blessures.

Je ne veux pas galvauder de temps avec des éléments en rupture de compétition. Je connais leur potentiel, je les avais recrutés pour le centre de formation il y a dix ans. Je le fais sans aucune anticipation sur la suite. La préparation sera l'une des plus courtes de l'histoire en raison de l'Euro. J'ai ajouté un camp d'entraînement à Ovronnaz dès les premiers jours au programme qui a été fixé avant ma nomination. Ce stage est essentiel, il me permet de gagner du temps pour connaître les joueurs. J'aurai des entretiens individuels avec chacun d'eux.

Sion a concédé beaucoup de buts au cours du premier tour par rapport à la fin de saison dernière...
Je ne me prononcerai pas sur le passé, je n'ai aucun avis définitif sur le groupe. Les chiffres montrent qu'un déséquilibre existe entre la qualité défensive et l'expression offensive, il se retrouve sur le terrain. Je mets toujours l'accent sur une troisième phase, la transition. Elle est souvent la clé des matches. Bien défendre ne signifie pas être 6 ou 7 joueurs en défense. Il faut avoir un sens défensif.

Vous soulignez toujours l'importance d'un engagement sur la longueur pour mettre en place votre jeu. Ne craignez-vous pas d'en manquer avec Christian Constantin?
J'entends et je connais le discours du président. Il m'a demandé de donner au groupe une ligne de conduite sur la pelouse. Il m'a choisi pour apporter un football plus attractif. Ce sont ses propos. J'ai cinq mois pour dégager un label. Je préfère travailler avec un patron unique qui décide seul plutôt qu'avec un partage de responsabilité qui freine le mouvement. Trois gardes du corps accompagnaient constamment mon président à Abidjan dans un club dont les assemblées générales réunissaient des milliers de personnes. Vivre avec un patron impatient qui impose une grosse présence n'est pas nouveau pour moi.

Craignez-vous les nombreuses cultures et langues qui animent le vestiaire?
Mes différentes expériences à l'étranger (ndlr: Algérie, Côte d'Ivoire, Maroc, Qatar notamment) m'ont beaucoup appris. Je sais qu'il ne faut pas «enfiler un habit» européen à un joueur sud-américain ou africain. Il faut exploiter ses qualités naturelles. J'apprécie la différence au quotidien avec deux enfants valides et un handicapé.

Si la langue est importante, il existe d'autres moyens d'expression. Toutes ces remarques, comme celles qui touchent le terrain, ne sont que littérature sans un vrai état d'esprit qui doit s'exprimer à tous les niveaux du club. Celui qui croit tout savoir n'a aucune chance avec moi.

Vous aviez lancé Gelson Fernandes, qui a été transféré pour neuf millions de francs à Manchester cet été, en première équipe en 2003. Cette décision vous a-t-elle valu un bonus pour votre engagement?
Demandez-le au président. J'ai toujours donné des chances aux jeunes joueurs talentueux.

Ce retour au FC Sion est-il un inattendu cadeau de Noël?
Je le ressens comme un cadeau parce qu'il me permet de travailler chez moi, près de ma famille, dans mon club et dans ma région. Il me surprend aussi. Christian Constantin est imprévisible, cela se vérifie une nouvelle fois. Ce sera vraiment une belle surprise si je suis toujours là dans dix-huit mois. J'aurai eu le temps de travailler et j'aurai démenti certains propos.

Stéphane Fournier 
Le Nouvelliste

Publié par obol à 21:10:10 dans Foot FC Sion Valais | Commentaires (0) |

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