Publié par jeannelapucelle à 11:04:36 dans Sur le bûcher | Commentaires (2) | Permaliens
Publié par jeannelapucelle à 07:56:42 dans Sur le bûcher | Commentaires (2) | Permaliens
Trop, oui, trop de civilisation. Trop de confort, trop de rectitude, trop de platitude dans ces villes asphaltisée, aseptisées. Trop de facilité. On se déplace en ligne droite sinon assis tranquillement dans une bagnole qui pue, nos jeunes corps ramollis par ces heures passées assis, fatigués même de marcher sur des surfaces pas assez plates, pas assez lisses à notre goût de poules de luxe.
Et si nos pauvres corps, demandant qu'on les entretienne, se font entendre, ils sont maltraités intensivement pendant deux heures de temps en temps dans une salle de sport, sous une température de trente degrés, dans une atmosphère pseudo-socialisante, médisante et "sympa".
Et s'ils demandent à se défouler plus sauvagement, ils ne peuvent le faire que selon les règles sociales, dans un air enfumé, étouffant, dans quelque cave qui mérite bien le nom de "boîte" de nuit. Danser en d'autres circonstances, simplement parce qu'on en a envie, est tout simplement impensable. Alors on réfrène cette envie qui nous prend parfois dans l'euphorie d'un soleil chaud, de sauter, de danser, de crier sa joie. On va me prendre pour une folle...
Et quand le paysage urbain, à cause de travaux qui font râler les vieux, se cabosse, devient rugueux, et qu'on sent qu'il n'est plus ridicule, grâce à l'impatience normale de l'étudiant en retard, de couper par les gravats, quel bonheur d'enjamber des trous, de grimper des tas crasseux, parfois même, bonheur suprême, de sauter par-dessus un fossé, acte à la dangerosité risible mais jouissive parce que non civilisée, acte libérateur de l'animal en cage qui passe, furtivement, son museau de l'autre côté des barreaux de sa prison dorée.
Publié par jeannelapucelle à 17:00:21 dans Sur le bûcher | Commentaires (4) | Permaliens
Scène banale de sortie de cours... Dans une ville banale, l'oiseau noir monte dans un bus rempli d'étudiants tout ce qu'il y a de plus normaux. Sous son plumage, la femme vit. Pense-t'elle? Se révolte-t'elle? Sûrement, au plus profond d'elle-même, sous des centimètres d'enseignement religieux et de coutumes millénaires. Que dit ce noyau de raison sous le voile ? Elle-même l'ignore, et ses yeux ne reflètent rien. Elle reste collée à l'homme, ne le lâche pas d'une semelle. Que ferait-il ? A-t'elle déjà tenté, ou imaginé, dire quelque chose assez fort pour que ce ne soit pas étouffé par le tissu ? Autant de questions sans réponses. L'homme, lui, n'admet pas même les questions. Il monte, elle le suit : c'est automatique. C'est ainsi que ç'a toujours été, pas de raisons que ça change.
Il descend ; elle suit. Dix minutes elle a été à quelque mètres, oiseau noir prisonnier en transit chez ses frères et soeurs humains...
Publié par jeannelapucelle à 14:15:19 dans Sur le bûcher | Commentaires (0) | Permaliens
Entendu cet été :T., douze ans, est témoin de l'acte de masturbation d'un chien. Explications de sa mère (je traduis, parce que c'est en anglais, et à peu près, parce que je suis pas un ordinateur, nom de Dieu):
"Oui, tu vois, les chiens-garçons, et les garçons humains sont comme ça. Sois heureuse d'être une fille et de ne pas avoir besoin de ça."
Hurra, Ellen Robillard est réincarnée!!
Pour la petite histoire, l'auteur de cette phrase est une ancienne hippie...
Publié par jeannelapucelle à 15:58:13 dans Sur le bûcher | Commentaires (0) | Permaliens
66kg de matière organique superbement athlétique (un peu trop athlétique). Plus très athlétique, en fait...
. Etalés verticalement sur 1.71 m.
Cheveux châtains.
J'ai aussi un blog anglophone(dans blogroll)
Yeux verts
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