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Mutation | 11 mai 2006

Doucement l'automatique machine arrache les parasites de moi. Doucement la douleur. Intense et inepte satisfaction. Le doux bruit me fait céphaliquement mal. Bz. Aïe. Trop chaud, mais en finir.

Lorsque le drap caresse ma peau douce et scarifiée je renais. Diktat de la mode qui me fait me sentir femme.

Publié par jeannelapucelle à 17:22:36 dans Délires et tribulations de jeannelapucelle, jeune pas vierge pacifiste | Commentaires (0) |

Comment? | 10 mai 2006

Mais comment faire comprendre aux gens que je ne veux pas faire agrandir mon pénis, PUISQUE JE N'EN AI PAS??

Publié par jeannelapucelle à 09:23:07 dans Délires et tribulations de jeannelapucelle, jeune pas vierge pacifiste | Commentaires (1) |

Et si un jour... | 10 mai 2006

Et si un jour ma rivière m'envoyait valser sur la rive, est-ce que ce ne serait pas juste?

Juste pour les autres, qui pourraient enfin cracher leur fiel et dire : c'est bien fait.

Mais surtout, juste pour moi, que je prenne pied, blessée mais vive, et que ma nouvelle impulsion m'entraîne là-bas, au milieu, là ou le courant est le plus fort, où il vous entraîne et vous surfez dessus, vous vous élevez, portée, vers l'azur et les aéroplanes...

Et si je ne poussais pas assez fort à ce moment-là...

Publié par jeannelapucelle à 08:47:40 dans Délires et tribulations de jeannelapucelle, jeune pas vierge pacifiste | Commentaires (3) |

Au loin, la chute... | 08 mai 2006

Depuis quelques années, je me laisse porter; par le courant, par ma vie. Ce que j'étais hier détermine ce que je suis aujourd'hui. Je ne fais pas d'efforts pour aller plus vite, ni pour m'assurer que je ne toucherai pas la rive. Parfois j'arrive à me détourner un peu, à choisir une branche du delta. Mais toutes les branches se jettent dans la même mer, je crois. Je me demande si c'est moi qui suis faible, ou si le courant est trop fort. Peut-être que ma rivière arrive bientôt à une chute.... Quand je tends l'oreille, je crois bien que je peux l'entendre, parfois. Un petit bruit doux, lointain, presque imaginé.

Qu'est-ce qu'il se passera, alors?

Publié par jeannelapucelle à 09:47:51 dans Délires et tribulations de jeannelapucelle, jeune pas vierge pacifiste | Commentaires (2) |

Un soir, t'en souvient-il, nous surfions en silence... | 05 mai 2006

Internet est l’invention la plus poétique de l’Homme. Internet n’existe pas dans le monde matériel, et pourtant il est partout. Il n’est rien, sauf des mots, des images. Tout le mode peut lire ces mots, tout le monde peut voir ces images. Ca ne coûte rien. Tout le monde peut le modifier, l’agrandir. Le nourrir, comme s’il était l’animal domestique de la famille humaine. Il est vivant, et son existence, comme toute existence vivante, est vaine et gratuite. Ses cellules sont des mots, des mots drôles, des mots tristes, des mots beaux, des mollets. Des mots dont on se fout, d’autres qui nous intéressent. Des mots mièvres, menacés d’extermination. Des mots qui flottent, écrits nulle part, lisibles partout. De l’art, du sous-art peut-être, dont personne de sérieux ne veut, mais peut-être le seul art qui reste, puisque gratuit, pensé pour le plaisir, écrits pour le plaisir, lus pour le plaisir. Jamais regrettés puisque gratuits et anonymes.

La richesse d’un blog se compte en posts. En nombre de visiteurs la célébrité. Une célébrité anonyme, même pas une célébrité. Juste un moyen de s’exprimer sans avoir à répondre de soi-même. Totalement irresponsable et libre.

Qui regrettera la mort du papier?

Au fait, mon bouquin a été refusé. Comment vous aviez deviné?

Publié par jeannelapucelle à 17:51:49 dans Délires et tribulations de jeannelapucelle, jeune pas vierge pacifiste | Commentaires (0) |

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