Pourquoi? Tout simplement parce que je vais parler de la mort. Ce sujet qui nous intrigue tous. Pour certains, c'est simple : si t'as été gentil ("obéissant" serait plus juste), tu vas au paradis si t'as fait des bêtises ou simplement que t'as pas cru en Dieu, quel qu'il soit, et que t'as pas fait tes prières... GGrrrrRRR! Tu vas en enfer! Ce qui, évidemment, a de quoi t'inciter à être sage : personne a envie de bouillir pour l'éternité dans une marmite, avec des chèvres anthropomorphes qui s'amusent à touiller avec des espèces des grandes fourchettes à dessert.
Personnellement, j'ai du mal à y croire, du coup j'ai tout de suite moins de mal à m'amuser dans la vie (quoique, si jamais, je pourrais toujours me convertir et me faire absoudre une heure avant ma mort, donc pourquoi s'emmerder avec ça maintenant ?). La théorie qui me semble donc la plus probable est donc celle selon laquelle quand on meurt, il n'y a plus de connections électriques dans notre cerveau, donc notre âme, comme le reste, cesse tout simplement d'exister. Flippant, d'autant plus que comment penser avec ma pensée que je ne penserai plus(Phrase empruntée à François)?
Donc ma pensée, une nuit d'insomnie, ni une ni deux, a inventé cette théorie:
Vous savez qu'il a été prouvé (par Freud, Sigmund de son ptit nom) qu'un rêve, bien qu'il nous paraisse durer longtemps, dure en fait, dans notre cerveaux, quelques secondes, et est souvent déclenché par l'élément qui provoque le réveil.Deux causes possibles : la plus logique, c'est que, lorsqu'on se réveille, on brode immédiatement une histoire qu'on croit avoir rêvée dans l'ordre, mais qu'on invente en fait au fur et à mesure qu'on repense au rêve. Ou alors, notre cerveau se met à fonctionner ultra-vite, hypothèse que l'on va retenir pour les besoins de ma théorie.
On peut imaginer (oui, on peut, je vous le jure) que, quand on meurt, notre cerveau se met à rêver, à penser de plus en plus vite, jusqu'à ce que...le temps s'arrête pour nous. Ca vous fait penser à rien ? Ah, je vois d'ici les physiciens : ben oui, un trou noir. Pour les profanes, un petit rappel : Quand un objet entre dans un trou noir, il atteint la vitesse de la lumière. Or, plus on se rapproche de la vitesse de la lumière, plus le temps s'écoule lentement pour nous. Exemple : vous allez très très vite vers une planète assez loin du système solaire, et vous revenez. Eh ben, y'a des chances pour que votre petit(e) copain(ine) resté(e) sur Terre ait pris plus de rides que vous. Et si votre voyage ne vous a paru durer que quelques mois, lui il vous a peut-être attendu des années.
Bon. Alors est-ce que c'est pas un kiff métaphysique de penser qu'à la mort, vous vous mettez à penser à une vitesse limite qui fait que le temps s'arrête pour vous, et que, du point de vue des "autres", vous êtes mort, mais du vôtre, vous pensez...Eternellement. Seul dans votre trou noir, sans personne pour attester de votre génie, vous résolvez un à un tous les mystères (en effet, comme vous avez que ça à faire, vous pensez, vous pensez, et vous devenez fatalement un penseur, comme pour l'histoire du forgeron, là).
Avant j'avais peur de la mort, parce que ça signifiait que j'arrêterais de penser, mais maintenant, j'aime encore mieux...L'enfer, au moins tu peux discuter avec ton voisin de jacuzzi.
Publié par jeannelapucelle à 16:02:55 dans Délires et tribulations de jeannelapucelle, jeune pas vierge pacifiste | Commentaires (3) | Permaliens
Scène banale de sortie de cours... Dans une ville banale, l'oiseau noir monte dans un bus rempli d'étudiants tout ce qu'il y a de plus normaux. Sous son plumage, la femme vit. Pense-t'elle? Se révolte-t'elle? Sûrement, au plus profond d'elle-même, sous des centimètres d'enseignement religieux et de coutumes millénaires. Que dit ce noyau de raison sous le voile ? Elle-même l'ignore, et ses yeux ne reflètent rien. Elle reste collée à l'homme, ne le lâche pas d'une semelle. Que ferait-il ? A-t'elle déjà tenté, ou imaginé, dire quelque chose assez fort pour que ce ne soit pas étouffé par le tissu ? Autant de questions sans réponses. L'homme, lui, n'admet pas même les questions. Il monte, elle le suit : c'est automatique. C'est ainsi que ç'a toujours été, pas de raisons que ça change.
Il descend ; elle suit. Dix minutes elle a été à quelque mètres, oiseau noir prisonnier en transit chez ses frères et soeurs humains...
Publié par jeannelapucelle à 14:15:19 dans Sur le bûcher | Commentaires (0) | Permaliens
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66kg de matière organique superbement athlétique (un peu trop athlétique). Plus très athlétique, en fait...
. Etalés verticalement sur 1.71 m.
Cheveux châtains.
J'ai aussi un blog anglophone(dans blogroll)
Yeux verts
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