Aujourd'hui, il fait beau, il fait chaud. Envie d'être belle, en plein soleil, être fière de mon corps, légère, mettre des débardeurs. Seulement voilà : boutons dans le dos. Et pas qu'un peu. Le visage, en ce moment, ça va. Presque lisse. Sans ma lentille, je suis belle. Avec, c'est pas encore ça. Donc fond de teint. Et pendant que j'y suis, un peu de fard rose. ca me rajeunit, mais c'est pas mal. Voilà, je suis jolie. De visage seulement, mais bon je peux quand même pas en mettre dans le dos. Donc manches longues. Si pas débardeur, manches longues, parce qu'avec mes épaules, les manches courtes, ça fait un peu M. propre. Ou plutôt cube. Mais c'est peut-être juste un complexe.
Je crève de chaud, mais c'est pas grave. Je marche, légère, sans tous ces manteaux d'hiver, le soleil sur le visage, la musique m'accompagnant. Tout à l'heure j'ai dansé, sans raison, devant la glace. Maintenant je marche, et je souris.
Chez moi, de nouveau. Je me livre à mon petit péché du printemps : lire Belle du Seigneur. Ben qu'est-ce que vous pensiez que j'allais vous raconter ? Un jour, peut-être, mais patience, maximinus."Enfin auprès de lui, enfin les points d'or si près, enfin le refuge de l'épaule, enfin tenue. Elle recula la tête pour le voir mieux, puis approcha son visage, ouvrit ses lèvres comme une fleur éclose...". Je lis, et l'ersatz prend bientôt fin. Fin du chapitre, début de mon amertume. Oui, j'ai connu l'amour. Je l'ai connu ainsi, de près, mais c'était il y a longtemps. Maintenant j'aime, de loin, et je rêve. Trouver l'amour, et qu'enfin il soit possible. Enfin être heureuse. Oui, je suis gaie, le soleil m'illumine l'esprit et me réchauffe le corps (je me fais bronzer, remède efficace contre les boutons), mais ce vide est là, toujours. Vide de ses yeux bleus que je n'aurais jamais dû voir. Peut-être qu'il m'aime, mais qu'importe ? Je ne veut pas de cet amour qui pourtant est là, je veux de la liberté, de la simplicité. De la banalité. Je veux qu'on dise de celui que j'aime qu'il me ressemble, que nous irions bien ensemble. Envie d'aimer et d'être aimée, oui, mais pas en rêve. Sortir de mon esprit, pour une fois. Vivre.
Publié par jeannelapucelle à 18:10:09 dans Délires et tribulations de jeannelapucelle, jeune pas vierge pacifiste | Commentaires (6) | Permaliens
Hier, c'était Sidaction sur France 2. Aujourd'hui, commentaire d'une sale ****** , chez Morandini : "Il est indigne qu'ils aient continué leur émission sur France deux alors qu'ils savaient que le très saint Pére était mort". Ce ne fut pas la seule. Un autre, avec le même commentaire à peu près, tempère : "c'est vrai que le SIDA, c'est important aussi, mais bon". Alors comme ça, le SIDA, c'est important aussi ? Un troisième a dit que TF1, finalement, ne cherchait pas qu'à faire de l'audience, puisqu'ils avaient interrompu leur émission pour annoncer la nouvelle. Bravo, TF1 ! Maintenant, tous les réacs vont te regarder !
Voilà,donc les sidéens ont droit à une journée par an où on parle d'eux. Enfin, deux avec le sidaction quand y'a pas un Pape qui s'arrage pour mourir la veille.
Publié par jeannelapucelle à 11:02:01 dans Sur le bûcher | Commentaires (1) | Permaliens
66kg de matière organique superbement athlétique (un peu trop athlétique). Plus très athlétique, en fait...
. Etalés verticalement sur 1.71 m.
Cheveux châtains.
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Yeux verts
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