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Délice | 14 mars 2009

Sa jupe fendue la cuirasse

Je lui dis les mots crus du coeur

Corps accord soumis me laisse

Délicieuse ivresse

Publié par Phylmots à 20:33:48 dans Mais aussi... | Commentaires (4) |

Ne me drague pas | 20 janvier 2009

Le week end prochain tu seras là, tu as accepté mon invitation. Je ne sais pas bien ce qui t'a convaincu, comment j'ai réussi, comment je t'ai décidé.

Je désir cette rencontre depuis un bon moment mais je me méfie de moi, de mes protections secrètes, de ma crainte du vide.

Et puis merde on verra bien, c'est-ce que j'ai dit et c'est-ce que j'ai fait et tu viens samedi.

Je lis mais ne vois pas bien à travers un écran, il me faut la présence pour rencontrer et sentir ce qui vient. Peut-être rien.

Je ne te promets rien et n'exprime aucun vœux à l'exception de celui-ci: ne me drague pas.

 

Publié par Phylmots à 18:05:51 dans Mais aussi... | Commentaires (7) |

Rock hits | 28 février 2007

Une jolie brune bien campé sur ses 2 jambes nous regarde droit dans les yeux pour nous parler de la vie, du quotidien, de ses peines et ses désirs aussi. Sans macher ses mots, sans céder à la séduction facile. Ca fait du bien entre les oreilles. Des mélodies qui sonnent ou qui soulignent, qui donne envie d'appuyer sur "replay".

Adrienne Pauly 

Publié par Phylmots à 18:27:12 dans Mais aussi... | Commentaires (1) |

Fiction suite 6 | 06 juin 2005

Difficile de ce concentrer sur le boulot avec Zel en tête. Il fallait qu'il y ait un bien grand vide en moi pour qu'elle prenne, si vite, tant de place dans mes pensées. Il est exaltant d'être dans le désir comme ça, toute la journée, mais c'est épuisant aussi. Cet état provoquait en moi une flopé de sentiments contradictoires et un grand trouble dans mes convictions. Comment savourer la subtile sensualité du rythme, de la nuance, des contrastes, du relief quand on est en permanence dans le rouge.

Je me souvenais de l'histoire passionnée que nous avions vécu avec Isa il y a quelques années. Une passion merveilleuse et totalitaire, exclusive comme je n'imaginais pas qu'il soit possible. Tout ce qui n'était pas elle, qui ne parlait pas d'elle, ne me ramenait pas à elle était de trop, secondaire, de vrais corvées. Je me comportais comme une toxicomane, je négligeais mes proches, ma famille, mon travail, et bien sur moi. Je vivais dans un rêve cauchemardesque comme si s'était  la vie, la vrai. Je croyais avoir enfin découvert l'amour, le pur, le tout puissant, sans doutes, sans limites, sans blague ! Mon sens du discernement était endormi plus profondément que la belle au bois dormant. Isa était mythomane et bien qu'à plusieurs reprises je fus chiffonnée par ce qu'elle avait pu faire ou dire, je restais aveugle aux signes comme face au soleil. Les mois passaient et j'ai commencée à réaliser que je ne m'intéressais plus qu'à elle. A cet état enchanteur qui m'habitait en sa compagnie. Je n'avais d'autre souhait que d'être avec elle, n'importe où, pour faire n'importe quoi, c'était sans importance. Il n'y avait pas d'avenir, pas de projets si ce n'est être ensemble et en jouir. Je me suis dit que quelque chose clochait, que ça n'était pas moi. Ses mensonges commençaient à m'apparaître, jusqu'à ce qu'elle dépasse les bornes et provoque en moi une sorte d'électrochoc. Elle m'a annoncé avoir le sida. Je n'y ai pas cru et cela ma mise en colère, j'ai exigé un test de dépistage le jour même faute de quoi je la ferai licencier. Nous travaillions dans la même entreprise et ma position me permettait non pas d'agir dans ce sens mais en tout cas de lui faire croire.  Elle a prit peur et m'a avoué, preuve à l'appui, qu'elle avait menti. Je suis redescendue d'un coup sur terre, la passion était resté dans les nuages, prête à tomber sur une nouvelle proie. Je lui ai très vite pardonné et nous avons gardé de bonnes relations jusqu'à ce que je quitte l'entreprise. Quand je la voyais j'avais du mal à comprendre comment j'avais pu ressentir des sentiments si fort pour elle, comment elle avait pu prendre autant de place dans ma tête et dans mon cœur. Elle était revenu à ses justes proportions, une femme comme une autre.

Depuis cette expérience je suis assez circonspecte quand mes pulsations cardiaques s'accélèrent, surtout face à quelqu'un de si différent de moi, comme peut l'être Zel.

Publié par Phylmots à 16:56:43 dans Mais aussi... | Commentaires (8) |

Fiction suite 5 | 11 mai 2005

12h08, je suis arrivée à l'Ecluse, elle était déjà là, belle, sauvage. Toute la matinée j'ai tentée de me convaincre de renoncer à ce rendez-vous, je voulais garder le contrôle. Ce fut un échec de plus, pas moyen de résister à ce besoin.


Je me suis dirigée jusqu'à sa table, son regard n'a pas quitté le mien jusqu'à ce que je m'assoies et la salut d'un « bonjour » un peut trop impersonnel. Elle a sourit dans un léger soupir nasal. J'en fut gênée, comme une gamine timide à qui l'on fait remarquer qu'elle vient de rougir. 


- Je suis contente que tu sois là.
- Vous savez j'ai failli ne pas venir.
- Ah non, on ne va pas revenir au vouvoiement ! Puisque tu es là profitons de ce moment, tu veux bien ?
- Oui tu as raison, ce qui arrive est si soudain, si inhabituel, tu es tellement directe et audacieuse.
- J'écoute mes désirs, au risque de déplaire ou de choquer parfois, dans le fond ce n'est pas grand chose quand on a opté pour cette façon d'être.
- Mais tu ne connaissais rien de moi en m'abordant, j'aurais pu être hétéro.
- Et alors ? Je ne me jette pas sur tout ce qui bouge ! Quand je t'ai aperçu j'ai été capté, c'était plus fort que moi. Je n'ai fait que me laisser conduire par cette attraction délicieuse et mystérieuse. Et puis je n'avais rien à perdre, le cas échéant tu aurais eu une anecdote flatteuse à raconter à tes copines et moi aucun regrets à ressasser.
- J'aimerai pouvoir être aussi libre.
- Alors soit le !
- Ca a l'air si simple à t'entendre. Mais tu ne redoutes pas le ridicule ?
- Le ridicule, le ridicule de quoi ? D'une mauvaise blague pour rompre la glace, d'exprimer une émotion, un sentiment ? Le ridicule de me découvrir ? Je ne trouve pas ridicule que de vouloir être soi-même, d'être sincère et de ne pas refouler ses désirs. Et puis ça vaut le coup puisque tu es là, avec moi et que je me sens tellement bien.
- C'est gentil, moi aussi je me sens bien.
 

Nous nous sommes tu en sourire, en lenteur, baignées dans le même ravissement. Un moment délicat et savoureux comme un soufflet aux truffes.

Chacune a choisie une salade composée et nous avons déjeuné joyeusement dans l'atmosphère tranquille de notre premier restaurant. Il faisait beau, la porte ouverte donnait sur une petite terrasse qu'égaillait un jeune accordéoniste. J'étais séduite et même un peu au-delà, j'avais envie de la toucher, de goûter ses lèvres, caresser sa langue mais il était temps que je retourne à mes obligations professionnelles. J'avais toutes les peines du monde à m'arracher à la jouissance de ce repas, comme si la frontière du monde bordait notre table. Nazélie m'a proposée de la retrouver le soir même à « l'Underground », le café ou elle est serveuse. J'ai acquiescé sans me faire prier. Je me suis levé, est posé un baisé sur sa joue gauche, la main sur sa main.


- Merci.....passe une bonne journée.

Publié par Phylmots à 16:25:44 dans Mais aussi... | Commentaires (2) |

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