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Carol | 21 septembre 2005

Carol, oh ! Carol
J't'aimais tant Carol
Toi cornichon moi girolle
Tes doigts si profonds
Et ton regard de folle

Carol, oh ! Carol
Tes cuisses musquées ton canard laqué
Et tes cris de soie déchirée
Tiens tu m'fais marrer
Le cervelet bien irrigué

Carol, oh ! Carol
Tu m'retournes le cœur
J'ai le moteur qui cale
Sur ta tombe ces fleurs je gerbe
Maintenant que ton sourire nourrit l'herbe

Publié par Phylmots à 17:02:42 dans Et puis... | Commentaires (4) |

Happy Birthday | 12 septembre 2005

             anniversaire

Une petite chanson, ici, pour te souhaiter un joyeux anniversaire...une supeer naana...une supeeer naaana...une super naaaaaana...une super nana..

Publié par Phylmots à 15:15:14 dans Et puis... | Commentaires (2) |

Copy controlled | 11 septembre 2005

Depuis quelques temps, les « MAJORS » de l'industrie du disque ont décidé de protéger les CD de la copie grâce à un dispositif électronique. Problème, cette sécurité restreint l'écoute dans les autoradios dans les ¾ des cas. Malheureusement pour moi c'est en voiture que je passe le plus de temps à écouter de la musique. Du coup je suis bridé, payeur, consommateur, intègre...et brimé.
Et voilà il suffit d'inscrire sur le support d'un disque que sur certains lecteurs il est possible de rencontrer des difficultés de lecture et le tour est joué.

Cochon de payeur démerde toi !copy

Si je vais télécharger, gratuitement la musique sur Internet, que je grave un CD et bien là plus de problème d'écoute dans mon char !

Cherchez l'erreur !

GRRRRRRRRRR !

Publié par Phylmots à 12:57:38 dans Et puis... | Commentaires (7) |

Para...chute | 07 septembre 2005

Je me dirigeais vers la librairie quand mon regard fut attiré par les couleurs d'une nouvelle boutique. Je m'approche, jette un œil, c'est plein de bols, de tasses, de boites à sucre façon vieilles réclames, Banania, Suze et autres Michelins. Rien de bien original, si ce n'est que l'agencement est extrêmement bien soigné et que les meubles anciens qui ont été disposé avec goût ne me laissent pas indifférent.
 
Je suis tout particulièrement attiré par un paravent peint à la main, superbement bien conservé pour son âge. Je décide de rentrer pour le voir de plus prêt et découvrir son prix.

Une vendeuse semble finaliser une vente avec un petit groupe de propriétaires de cartes vermeilles.

Je plonge directement dans la direction de l'objet de ma convoitise et là mon pied droit rencontre inopinément un léger rebord. Je perds l'équilibre, presque au ralenti, et je me vois déjà réaliser un strike au milieu de la vitrine. J'me dis que si je dois un jour être réincarné en animal je choisirai le chat.  Je sens que tous les regards se sont posé sur moi, il n'y a plus un bruit. C'est Barnum, tout le monde retiens son souffle, est-ce que l'acrobate va s'en sortir cette fois si ?

Et la mes mains rentrent en contact avec une commode, au combien bien nommée, et ma chute est interrompue nette...pfffff.

Je me redresse illico et vois la vendeuse se précipiter vers moi. Je cherche une formule d'invisibilité et ne trouve qu'une tête d'ahuri à faire pâlir de jalousie une poule devant un couteau.

- La vitrine n'est pas à vendre, juste la vaisselle.

Elle me sourit, compassée, je lui souris consterné.

- D'habitude ce n'est pas devant les paravents que je trébuche !

Elle me sourit, poliment, je lui souris timidement.


Publié par Phylmots à 12:46:19 dans Réservoir Blog | Commentaires (11) |

A ma fille | 31 août 2005

Depuis ces derniers jours les souvenirs bouillonnent et me reviennent en torrent.

A cette époque de grande incertitude la loi du marché forçait toutes les résistances, tous les systèmes. Les partis politique c'étaient lancé dans la production de films et d'émissions de télé réalité pour véhiculer leurs messages démago. Les multinationales dictaient leur loi aux états et aux consciences. Les médias nous expliquaient ce qui est bon pour nous, beau pour nous, quand rire, quand pleurer, quand s'indigner, quand s'réjouir, qui regarder, observer, décortiquer, autopsier et suivre jusqu'à la dernière pelletée.

Et puis un jour nous apprîmes qu'un groupe de terroristes bretons nommés "AMOCO KA" avait développé une nouvelle forme de virus, capable de transmuter le pétrole en Chanel n°5. En quelques semaines la plupart des réserves de la planète furent contaminées. L'économie mondiale vola en éclat, tout se ralentit et les accidents d'avions cessèrent pratiquement du jour au lendemain, faute de vols.

C'est à cette époque que j'ai dû rencontrer ta mère. Il faut bien reconnaître que ce passage n'est pas des plus glorieux de mon existence. Je buvais beaucoup pour oublier et j'oubliais tout, mais elle ne m'a pas oublié car la seule et unique nuit de notre union, de ta conception mon enfant, fut sa pire expérience amoureuse si j'en crois ses termes. Je n'ai aucun souvenir d'elle et si je peux te raconter tout cela c'est que bien plus tard elle me l'a écrit. En effet nous avions décidé de nous rencontrer suite à une petite annonce que j'avais passé et à laquelle elle avait répondu gentiment.

Très en avance sur notre point de rendez-vous j'ai été accosté par une enquêtrice marketing qui m'a proposé de participer à la dégustation d'une nouvelle bière, et de répondre à quelques questions. Je me suis dit que cela ferait passer le temps et qu'un peu d'alcool me donnerait du courage. La dernière chose dont je me souvienne c'est le "GHB" imprimé sur l'étiquette de la bouteille, et rideau jusqu'au lendemain midi.

La crise du plastique avait forcé les entreprises de préservatifs à ce rabattre sur le latex végétal, moins performant et moins fiable que son pendant pétrolier. C'est grâce à ce produit bien naturel que nous avons pu avoir l'extrême joie de t'accueillir neuf mois plus tard.

Ta mère n'a jamais voulu me revoir, pas même me parler, mais elle tenait à ce que j'assume financièrement ma paternité. J'ai obtempéré, suite à quoi elle m'a permis de te voir de temps en temps. Mon travail de jongleur de poules naines me conduisait bien souvent loin de toi, pour ma plus grande peine.

Un jour que nous étions en représentation dans les lointaines steppes de Mongolie je fis la rencontre d'une femme Barbara Goulde. Ce fut un véritable choc et la chute que je fis dans l'escalier, sous le coup de cette vive émotion, s'acheva par la rencontre brutale de ma tête et d'une pile des œuvres complètes de Paul Loup Sulitzer. Coma pendant une semaine puis le grand trou de mémoire.

Bien des années plus tard je décidais de me pencher sur le phénomène des « Blog » et par hasard me retrouvais sur Bloggland. Ma première visite fut pour une certaine Little qui parlait de ses turpitudes vélocipédiques. Pour un coup d'essai se fut un coup de maître et bientôt me prie au jeu de cette attachante communauté. De jours en jours, de post en coms et de téléphone en IRL, nos destins se croisèrent à nouveau. Il y eut comme une intime évidence dans cette réunion, dans nos regards. Depuis les liens se sont tissés plus fort, plus intime, plus profond. Alors je te le répète « JE T'ADORE ».

La demande en mariage de ton Charmeur Chérie de ton Cœur fut l'événement cathartique du jaillissement de ma mémoire, de la réappropriation de mes souvenirs familiaux. Je suis ton père !

 Pendant toute ses années, passait dans mes rêves, une petite fille sans visage, aux cheveux blonds qui façonnait un château de sable au bord de la mer, à marée descendante. Je courais vers elle sans jamais l'atteindre. Désormais je comprends.

Il nous reste beaucoup à découvrir de nous mais néanmoins j'ai toute confiance dans ton discernement, ta sincérité, et la vérité de tes sentiments pour te laisser faire le choix de la réponse à donner à ton soupirant. Je crois dans la noblesse de son cœur et sa passion pour toi. Alors fait le choix du bonheur et du désir.

Quelle que puisse être ta réponse je serai à tes cotés et te soutiendrai sans faille.

Tendres baisers

Phylpapa 

Publié par Phylmots à 02:24:09 dans Et puis... | Commentaires (14) |

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