Nous discutions de choses et d'autres. Nous en sommes venu à évoquer sa difficulté à accepter d'être née sans avoir été désiré. Malgré les témoignages et les démonstrations d'amour de ses parents cette problèmatique ne la quittait pas. Je ne la connaissais pas et ne la reverrai plus, je lui ai dit:
- Je crois que tes parents te désiraient mais tu l'as su avant eux et c'est toi qui leur en a fait prendre conscience, en venant.
Publié par Phylmots à 18:30:53 dans Réservoir Blog | Commentaires (0) | Permaliens

Il y a ceux qui captent la lumière, les photogéniques.
Il y a les êtres qui ravissent les coeurs d'office, les romantiques.
Sur mon visage il n'y a pas d'âge, mes rides sont des nuages.
Et pour que le ciel soit moins haut nul besoin de greffe de pot.
Décroche moi un sourire et mets le dans ton stylo.
Publié par Phylmots à 09:04:39 dans Réservoir Blog | Commentaires (2) | Permaliens
Publié par Phylmots à 21:33:09 dans Réservoir Blog | Commentaires (1) | Permaliens

Il y a quelques temps je déjeunais avec M, cela faisait un bail.
Elle m'a parlé de sa grande amie de Noirmoutier, décédée d'un cancer en début d'année.
Elle s'attendait à l'imminence de cette tragique échéance, mais comme toujours fut saisie par l'implacable stupéfaction que les faits exercent sur nous le moment venu.
Elle avait décidé de faire don de son corps à la médecine alors pas d'enterrement, pas de tombe, pas d'urne, pas de célébration, rien.
M m'évoqua à quel point cette situation la désappointait et rendait difficile le travail du deuil.
Nul lieu pour ce recueillir, pour un dernier au revoir, pour la situer en fin. C'est comme une disparition, au sens propre, une dématérialisation, un arrachement au cœur et au monde.
Je ne fréquente pas les cimetières mais j'aime savoir ou reposent ceux qui sont parti. Qu'il y ait un lieu pour la mort et un lieu pour la vie.
Publié par Phylmots à 12:53:56 dans Réservoir Blog | Commentaires (0) | Permaliens

La poignée est bien ronde, recto-verso, une poignée pour deux mains.
La porte solide et battante prête à donner un coup de main.
Mais quand je veux t'empoigner tu te déportes.
Et si je m'emporte tu m'dis on verra ça demain.
Publié par Phylmots à 18:35:41 dans Et puis... | Commentaires (1) | Permaliens
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