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Elle et vendredi. | 28 février 2005

Tous les vendredis c'est pareil, je finis la journée dans cette salle d'attente. La bien nommée.

C'est un bon endroit pour lire, calme, tempéré, un petit volume bien aménagé. Alors je lis et les minutes défilent avec les pages jusqu'à ce qu'elle arrive.

Elle dit bonjour avec un sourire qui éclaire son visage et me ravit comme s'il n'était que pour moi. Je lui répond, poliment, avec sourire, et plonge dans une apparente indifférence. Plus un mot, plus que le mystère.

J'ai du mal à poursuivre le court du récit, elle m'extirpe, elle m'attire, elle est là, j'ai envie de la regarder, de la voir. Elle lit rarement, se mouche souvent, plongée dans ses pensées.

Je voudrais lui parler, l'inviter à prendre un verre, mais je n'ose pas, c'est pas le lieu, c'est pas le moment, on est rarement seul et patati et patata. Et puis j'aime pas ses pompes, elle porte des chaussures à bout rond, une horreur. Ses fringues c'est pas mieux, style un peu années 70, vintage intello, pas sexy pour 2 sous.

Je fais tout pour me dire que vraiment il n'y a pas de raison que je m'intéresse à elle, mais c'est pas une question de raison, je pense a elle.

Si je pouvais arrêter de réfléchir, de préjuger de ses réactions et faire preuve d'un peu de spontanéité se serait un petit pas pour l'humanité mais un grand pour moi.

Publié par Phylmots à 17:22:58 dans Réservoir Blog | Commentaires (6) |

Le destin de la carte | 25 février 2005

Ce matin il y avait du courrier dans ma boite aux lettres, la vrai, celle qu'il faut dégager des branches de Thuya tous les ans. Pas une facture, pas de la pub, non, une vrai correspondance personnelle pour me parler sans que ça me coûte un rond.

Le tampon indique Besançon et mon adresse est manuscrite, d'une jolie caligraphie du reste. Je m'interroge sur l'expéditeur ou trice, ben oui, ça se déguste un moment pareil, faut le laisser vous gagner, c'est comme un vin, c'est du désir qui naît alors rien ne presse. J'vais pas non plus attendre le Printemps pour qu'elle s'ouvre, crac c'est fait je sors une carte. Servie !

Je lis les quelques lignes d'un texte poétique et un peu abscon. J'comprends pas vraiment mais c'est doux et sensuel, j'suis preneur de ce genre de moment.

Pas de signature, pas de nom, pas de coordonnées. Je pense à Naty que j'ai connu il y a quelques années, à l'époque ou elle résidait à Dijon. Nous aimions nous retrouver dans des cafés pour parler longuement. J'ai rarement autant parlé à une femme. Je ne sais qu'elle était la nature de ses sentiments mais je sais qu'elle avait envie de moi. Moi j'aimais ça lui plaire et voire brillé ses yeux quand je l'étonnais, quand elle trouvait du féminin en moi. Je crois que ce qu'elle appelait du féminin c'était juste de l'intime, et que les hommes ne sont pas très prolixe sur le sujet.

Depuis sont déménagement, je reçois une carte tous les ans, pour mon anniversaire, dans le même style et le même anonymat. Mais là elle est en avance de 2 mois, mystère. J'ai du mal à interpréter sa démarche si toutefois je pense à la bonne personne. A chaque fois je lui adresse un SMS, pour l'informer que je regrette qu'elle reste dans l'ombre. Sans réponse. Je ne l'appel pas, je ne veux pas forcer les choses.

Publié par Phylmots à 15:26:20 dans Réservoir Blog | Commentaires (0) |

Soirée cinoche | 24 février 2005

Hier soir je ne tenais pas à passer la soirée devant ma TV. La nuit rend les heures plus lourdes peut être par manque d'horizon. Il fallait que je sorte qu'il y ait de l'humain et du "possible", c'est vrai quoi on peut attendre longtemps que le destin frappe à la porte, surtout par ces froides soirées d'hiver.

J'ai entendu Jean Paul Rouve parlé avec humour de son nouveau film "Je préfère que l'on reste amis" où il interprète, au coté de Gérard Depardieu, un célibataire en mal d'amour. Voilà qui me semblait parfais pour mettre un peu de fun dans ma soirée.

J'arrive au ciné, y'a pas foule, j'en profite pour me choisir une place de choix et je me mets à bouquiner le prospectus "Allociné" délivré à l'entrée.

Dans le silence j'entends un petit groupe féminin s'installer à quelques rangs derrière moi. Je ne peux m'empêcher d'entendre et d'écouter deux femmes qui mumurrent, en tentant de discerner ce qu'elles se disent. Je ne comprends pas grand chose mais j'aime le timbre de leurs voix et me mets à rêver. Je les imagine concernées par le sujet du film, et évoquant des anecdotes rescentes de leur vie sentimentale. Je voudrais pouvoir les découvrir mais je n'ose me retourner. Peut-être m'ont-elles remarqué et se demandent-elles aussi qu'elles sont les traits de mon visage. Je suis à fond ! Je me projette à la fin du film, je remonte l'allé à leur coté et j'ose quelques mots avant la sortie. Elles me répondent avec un sourire, la discution s'engage et nous décidons de poursuivre derrière un verre au café d'à coté. Y'a que les timides pour imaginer des trucs pareil, les autres ne les rêvent pas ils les font.

Publié par Phylmots à 14:46:59 dans Réservoir Blog | Commentaires (1) |

Ouverture | 23 février 2005

Depuis si lontemps que mes neurones enregistrent chaque secondes depuis des années, dans se grand foutoir cranniens, il est temps d'en faire sortir quelque chose.

La grosse problèmatique c'est l'ennui. Le monde lutte contre l'ennui par tous les moyens, la TV, le ciné, la radio, la presse, la société de consommation. L'ère du spectacle est arrivée, pas de répit, sous peine de zapping. On veut jouir partout et tout le temps et c'est ainsi que se nourrit notre ennui, de l'impossibilité de répondre à cette attente. Bon pas très joyeux tout ça ! Mais l'homme en a vu d'autres alors on peut rester optimiste et se parler pour mieux se connaitre et avancer, ensemble.

Publié par Phylmots à 17:38:26 dans Réservoir Blog | Commentaires (3) |

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