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Paire et fils | 29 mars 2005

Je regarde mon fils comme je regarde l'humanité.
Il respire, il est quelqu'un, il me souffle.
J'ai souvent senti son coeur battre sur le mien. Nous naissons tous écho.
Le fils fait le père, le père fait de son mieux.

Publié par Phylmots à 20:48:30 dans Réservoir Blog | Commentaires (3) |

Eau douce | 25 mars 2005

Publié par Phylmots à 17:19:36 dans Et puis... | Commentaires (6) |

Vivre | 24 mars 2005

"Il faut vivre chaque jour comme si c'était le dernier."
 
- Comme si on avait conscience que c'est le dernier ?
 
- Mais alors je ne vivrais plus !

Publié par Phylmots à 13:50:20 dans Et puis... | Commentaires (12) |

Le Printemps aux Galeries. | 22 mars 2005

J'avais envie d'un jean, un nouveau, alors je suis allé dans ce grand magasin où les mannequins sont plus souriants que les vendeuses. J'ai pas cherché longtemps, je voulais un modèle basic et y'en avait justement un avec 501 bonnes raisons de le choisir. Je l'ai essayé vite fait, bien que je trouve que les cabines d'essayage soit une zone à haut pouvoir fantasmatique. Passage à la caisse, excusez-moi de vous déranger pendant que vous faites la gueule, et basta.
Je rentre au bercail, je fais sauter les étiquettes, j'enfile le bleu et là je m'aperçois qu'il est trop long. Bravo ! Je regarde plusieurs fois, sous tous les angles, des fois que les jambes s'ajusterai d'un coup. Ne sommes nous pas à l'époque de l'ultra adaptabilité ? Ben non, il faut que je me résigne à y retourner pour changer de taille.
2 jours plus tard, j'arrive dans le temple de la convivialité et cherche une grande prêtresse pour lui faire part de ma demande. Personne en vue, y'a bien une petite jeune mais déjà elle m'a l'air bien inquiète en pliant ses tee shirts, comme s'il s'agissait de son premier parachute avant son premier saut. Je décide d'aller plus avant dans ma recherche.
Voilà, j'ai trouvé, je l'ai trouvé. Je contourne un bosquet de chemises bleues à faire baver Lagafe, j'affiche mon sourire "fonte des neiges" et me lance. Aussi froide et tranchante qu'une feuille de bristol elle me regarde comme si je lui avais demandé le contenu de son sac. Elle me fait remarquer que j'ai retiré les étiquettes et sans me le dire me fait comprendre que là je rentre, illico, dans la catégorie des grands suspects. Je m'attends à voir débouler des types cagoulés prêt à se jeter sur moi, sous des hurlements de sirènes et en arrière plan des bruits d'hélicoptères.
Il faut qu'elle consulte son responsable. Pendant ce temps je me dis que moi aussi j'ai une attitude stéréotypée. Après tout je ne la connais pas, elle doit avoir une famille, des amis, des collègues qui l'apprécient. Ce moment doit lui être pénible et de notre rencontre il ne restera que quelques minutes de stress, de moquerie et d'égoïsme, c'est pas glorieux.
Je décide de changer la suite, je veux faire mon possible pour que nous passions un petit moment sympa, sans prétention, sans arrière pensée, juste histoire d'être bien.
Elle revient, toujours aussi tendue, pour me demander si j'ai mon ticket de caisse, et ce que je souhaite. Je lui présente la preuve et lui explique qu'il est trop long, que je voudrais la taille en dessous et patati et patata. Je lui ai demandé si beaucoup de gens abusaient des retours, je me suis efforcé de me mettre à sa place, avec sincérité. De fil en aiguille j'ai vu son visage passer au printemps, jusqu'à éclosion du premier sourire. Ouf ! ça y est, c'était gagné nous pouvions enfin communiquer. J'ai pu lui dire ce que je ressentais, elle a fait de même, elle n'arrêtait plus de me sourire et de s'excuser.
J'ai passé un bon moment et ce jour là j'ai compris que pour détruire le mur qui se dresse entre deux personnes il suffit qu'un des deux veuille le faire. Les préjugés nous font bien souvent oublier qu'il y a autre chose derrière les apparences et que la connerie peut-être des deux cotés.

Publié par Phylmots à 12:32:12 dans Réservoir Blog | Commentaires (7) |

Premier regard. | 16 mars 2005

Je vois encore l'échancrure ovale de ton pull rouge, allongée sur la peau fine de ton épaule. Souligné par le trait noir d'une bretelle, frêle passerelle de ton corps à ma cornée.

Il y a parfois comme ça dans l'infime, de l'infiniment.

Il y a aussi ton visage souriant, me souriant.

Publié par Phylmots à 09:44:08 dans Réservoir Blog | Commentaires (5) |

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