Pour les nuits, réveillé, inquiet,
Passé.
Pour tes premiers mots, tes premiers pas,
Papa.
Pour ton sourire, ta petite frimousse, qui me font craquer,
Gaîté.
Pour ton appétit partout barbouillé,
Magnanimité.
Pour ton insouciante vitalité, ton énergie,
Ravi.
Pour tes câlins, tes yeux chagrins,
Bambin.
Pour ce que je ne dis pas, pour ce que j'oubli,
Sorry.
Pour la famille que j'ai cassé, séparé,
Désolé.
Pour ton absence, mon cœur déchiré,
Désespéré.
Pour tes questions sans réponses, tes cauchemars,
Brouillard.
Pour le silence assourdissant qui a prit ta place,
Supplice.
Pour les sillons que mes larmes vont laisser,
Pitié.
Pour toi mon fils, pour toi que j'aime,
Poème.
Publié par Phylmots à 23:46:35 dans Réservoir Blog | Commentaires (5) | Permaliens
Intermittent pas distant pour cause de connexion capricieuse !!
Publié par Phylmots à 22:47:33 dans Et puis... | Commentaires (6) | Permaliens
12h08, je suis arrivée à l'Ecluse, elle était déjà là, belle, sauvage. Toute la matinée j'ai tentée de me convaincre de renoncer à ce rendez-vous, je voulais garder le contrôle. Ce fut un échec de plus, pas moyen de résister à ce besoin.
Je me suis dirigée jusqu'à sa table, son regard n'a pas quitté le mien jusqu'à ce que je m'assoies et la salut d'un « bonjour » un peut trop impersonnel. Elle a sourit dans un léger soupir nasal. J'en fut gênée, comme une gamine timide à qui l'on fait remarquer qu'elle vient de rougir.
- Je suis contente que tu sois là.
- Vous savez j'ai failli ne pas venir.
- Ah non, on ne va pas revenir au vouvoiement ! Puisque tu es là profitons de ce moment, tu veux bien ?
- Oui tu as raison, ce qui arrive est si soudain, si inhabituel, tu es tellement directe et audacieuse.
- J'écoute mes désirs, au risque de déplaire ou de choquer parfois, dans le fond ce n'est pas grand chose quand on a opté pour cette façon d'être.
- Mais tu ne connaissais rien de moi en m'abordant, j'aurais pu être hétéro.
- Et alors ? Je ne me jette pas sur tout ce qui bouge ! Quand je t'ai aperçu j'ai été capté, c'était plus fort que moi. Je n'ai fait que me laisser conduire par cette attraction délicieuse et mystérieuse. Et puis je n'avais rien à perdre, le cas échéant tu aurais eu une anecdote flatteuse à raconter à tes copines et moi aucun regrets à ressasser.
- J'aimerai pouvoir être aussi libre.
- Alors soit le !
- Ca a l'air si simple à t'entendre. Mais tu ne redoutes pas le ridicule ?
- Le ridicule, le ridicule de quoi ? D'une mauvaise blague pour rompre la glace, d'exprimer une émotion, un sentiment ? Le ridicule de me découvrir ? Je ne trouve pas ridicule que de vouloir être soi-même, d'être sincère et de ne pas refouler ses désirs. Et puis ça vaut le coup puisque tu es là, avec moi et que je me sens tellement bien.
- C'est gentil, moi aussi je me sens bien.
Nous nous sommes tu en sourire, en lenteur, baignées dans le même ravissement. Un moment délicat et savoureux comme un soufflet aux truffes.
Chacune a choisie une salade composée et nous avons déjeuné joyeusement dans l'atmosphère tranquille de notre premier restaurant. Il faisait beau, la porte ouverte donnait sur une petite terrasse qu'égaillait un jeune accordéoniste. J'étais séduite et même un peu au-delà, j'avais envie de la toucher, de goûter ses lèvres, caresser sa langue mais il était temps que je retourne à mes obligations professionnelles. J'avais toutes les peines du monde à m'arracher à la jouissance de ce repas, comme si la frontière du monde bordait notre table. Nazélie m'a proposée de la retrouver le soir même à « l'Underground », le café ou elle est serveuse. J'ai acquiescé sans me faire prier. Je me suis levé, est posé un baisé sur sa joue gauche, la main sur sa main.
- Merci.....passe une bonne journée.
Publié par Phylmots à 16:25:44 dans Mais aussi... | Commentaires (2) | Permaliens
Bush George W. le 8ème nain certifié,
Réélu pour 4 nouvelles années.
Et nous, et nous, et nous ?
Les Rita Mitsouko toujours ensemble, infernal,
Chantent « les histoires d'amour finissent mal »
Et nous, et nous, et nous ?
Et l'eau, l'eau de la haut qui tombe, qui coule, qui déferle,
Malgré l'été, la sécheresse, toujours ruisselles
Et nous, et nous, et nous ?
Un pape polonais, pantin piteux, patraque,
Se courbe, se plie, mais jamais ne craque.
Et nous, et nous, et nous ?
Associations caritatives super championnes comme des sportives
Plus que jamais distancées par la misère massive.
Et nous, et nous, et nous ?
Litre d'essence, baguette de pain,
Inflation zéro c'est pas pour demain.
Et nous, et nous, et nous ?
La technologie nous envahie, partout elle grouille.
Mais pour la fête des mères toujours des colliers de nouilles.
Et nous, et nous, et nous ?
Les notes traversent bien des genres, des tendances.
On dit que c'était mieux avant mais toujours on danse.
Et nous, et nous, et nous ?
La virtuosité, le génie, le talent des mots bien associés
Ne remplaceront jamais un « je t'aime » de l'être aimé.
Et nous, et nous, et nous ?
Nous, moins résistant, fatigués, deux coeurs qui saignent,
Deux corps séparés, un amour avorté, plus de TOUJOURS qui tiennent.
Publié par Phylmots à 20:07:04 dans Et puis... | Commentaires (8) | Permaliens
L'homme n'est ni ange ni bête, et le malheur veut que qui veut faire l'ange fait la bête.
Blaise Pascal.
Publié par Phylmots à 00:45:57 dans Et puis... | Commentaires (6) | Permaliens
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