Depuis ces derniers jours les souvenirs bouillonnent et me reviennent en torrent.
A cette époque de grande incertitude la loi du marché forçait toutes les résistances, tous les systèmes. Les partis politique c'étaient lancé dans la production de films et d'émissions de télé réalité pour véhiculer leurs messages démago. Les multinationales dictaient leur loi aux états et aux consciences. Les médias nous expliquaient ce qui est bon pour nous, beau pour nous, quand rire, quand pleurer, quand s'indigner, quand s'réjouir, qui regarder, observer, décortiquer, autopsier et suivre jusqu'à la dernière pelletée.
Et puis un jour nous apprîmes qu'un groupe de terroristes bretons nommés "AMOCO KA" avait développé une nouvelle forme de virus, capable de transmuter le pétrole en Chanel n°5. En quelques semaines la plupart des réserves de la planète furent contaminées. L'économie mondiale vola en éclat, tout se ralentit et les accidents d'avions cessèrent pratiquement du jour au lendemain, faute de vols.
C'est à cette époque que j'ai dû rencontrer ta mère. Il faut bien reconnaître que ce passage n'est pas des plus glorieux de mon existence. Je buvais beaucoup pour oublier et j'oubliais tout, mais elle ne m'a pas oublié car la seule et unique nuit de notre union, de ta conception mon enfant, fut sa pire expérience amoureuse si j'en crois ses termes. Je n'ai aucun souvenir d'elle et si je peux te raconter tout cela c'est que bien plus tard elle me l'a écrit. En effet nous avions décidé de nous rencontrer suite à une petite annonce que j'avais passé et à laquelle elle avait répondu gentiment.
Très en avance sur notre point de rendez-vous j'ai été accosté par une enquêtrice marketing qui m'a proposé de participer à la dégustation d'une nouvelle bière, et de répondre à quelques questions. Je me suis dit que cela ferait passer le temps et qu'un peu d'alcool me donnerait du courage. La dernière chose dont je me souvienne c'est le "GHB" imprimé sur l'étiquette de la bouteille, et rideau jusqu'au lendemain midi.
La crise du plastique avait forcé les entreprises de préservatifs à ce rabattre sur le latex végétal, moins performant et moins fiable que son pendant pétrolier. C'est grâce à ce produit bien naturel que nous avons pu avoir l'extrême joie de t'accueillir neuf mois plus tard.
Ta mère n'a jamais voulu me revoir, pas même me parler, mais elle tenait à ce que j'assume financièrement ma paternité. J'ai obtempéré, suite à quoi elle m'a permis de te voir de temps en temps. Mon travail de jongleur de poules naines me conduisait bien souvent loin de toi, pour ma plus grande peine.
Un jour que nous étions en représentation dans les lointaines steppes de Mongolie je fis la rencontre d'une femme Barbara Goulde. Ce fut un véritable choc et la chute que je fis dans l'escalier, sous le coup de cette vive émotion, s'acheva par la rencontre brutale de ma tête et d'une pile des œuvres complètes de Paul Loup Sulitzer. Coma pendant une semaine puis le grand trou de mémoire.
Bien des années plus tard je décidais de me pencher sur le phénomène des « Blog » et par hasard me retrouvais sur Bloggland. Ma première visite fut pour une certaine Little qui parlait de ses turpitudes vélocipédiques. Pour un coup d'essai se fut un coup de maître et bientôt me prie au jeu de cette attachante communauté. De jours en jours, de post en coms et de téléphone en IRL, nos destins se croisèrent à nouveau. Il y eut comme une intime évidence dans cette réunion, dans nos regards. Depuis les liens se sont tissés plus fort, plus intime, plus profond. Alors je te le répète « JE T'ADORE ».
La demande en mariage de ton Charmeur Chérie de ton Cœur fut l'événement cathartique du jaillissement de ma mémoire, de la réappropriation de mes souvenirs familiaux. Je suis ton père !
Pendant toute ses années, passait dans mes rêves, une petite fille sans visage, aux cheveux blonds qui façonnait un château de sable au bord de la mer, à marée descendante. Je courais vers elle sans jamais l'atteindre. Désormais je comprends.
Il nous reste beaucoup à découvrir de nous mais néanmoins j'ai toute confiance dans ton discernement, ta sincérité, et la vérité de tes sentiments pour te laisser faire le choix de la réponse à donner à ton soupirant. Je crois dans la noblesse de son cœur et sa passion pour toi. Alors fait le choix du bonheur et du désir.
Quelle que puisse être ta réponse je serai à tes cotés et te soutiendrai sans faille.
Tendres baisers
Phylpapa
Publié par Phylmots à 02:24:09 dans Et puis... | Commentaires (14) | Permaliens
Pour tout célibataire il est un moment de grande solitude auquel on ne peut échapper quand vient le temps de répondre à la question: mais que vais-je bien pouvoir lui préparer pour notre premier dîner ?
Alors pour vous éviter d'investir dans l'intégrale des DVD de Maïté, de perdre du temps dans la recherche d'un traiteur de qualité et pas trop chère ou pire encore de vous rabattre sur une banale pizza Sodebo, je vous propose une recette facile, rapide, à la porté des nuls et autres possesseurs de deux mains gauches (ou droites pour les autres, faudrait voire à rester politiquement correct en ces temps d'égalité absolue).
Eguillettes de canard à l'orange, un maximum d'effet pour un minimum d'investissement, et sans le matos des cuisines du Crillon.
Faites revenir les aiguillettes (environ 200g/pers.) dans une poêle pour les dorer sur chaque faces. Attention à ne pas laisser trop cuire, 1,5 à 2 mn par coté suffit. Pendant cette phase délicate invité mademoiselle à se saisir de vos deux belles oranges et à en extraire le jus.
Une fois cette chose faite vous ferez passer le feu (celui de la cuisinière) de fort à moyen. Vous noyez votre viande sous le jus d'orange, vous ajoutez 5 cl de rhum brun et vous laissez réduire une quinzaine de minutes.
Profitez de cette période pour récupérer un peu de zeste des oranges et pour ouvrir une bouteille de Gewurztraminer bien fruité (5 ans d'ancienneté, au diable la mesquinerie). Servez vous un verre pour l'apéro, inutile d'attendre d'être à table pour entamer ce précieux breuvage, et la cuisine baignée du parfum de votre préparation qui chantonne dans la poêle est le lieu idéal pour un moment de convivialité propre à l'éveille des sens.
Plongé votre regard dans le sien, que c'est bon ce que l'on voit à ce moment là et vite on retourne au fourneau. Vous écartez les aiguillettes dans les assiettes, de préférence tièdes puis vous ajoutez le zeste et deux cuillères à soupe de crème fraîche à votre jus de poêle. Faite réduire pendant 2 à 3 mn en remuant à l'aide d'une cuillère en bois.
C'est prêt, vous pouvez verser la sauce sur les aiguillettes, salé poivré et passer à table. En accompagnement je vous suggère une petite poigné de pâtes, de préférence des petites tortillées ou avec des formes originales.
Et voilà le secret des ambiances réussies en une demi-heure, pour le dessert je vous fais confiance. Il me reste à vous souhaitez une bonne soirée et un bon appétit.
Publié par Phylmots à 12:55:13 dans Et puis... | Commentaires (14) | Permaliens
Y'a comme un silence qui fige tout. C'est un soir comme ça, un soir sans peau, sans tristesse et sans joie. Un soir pour moi, sans elle, sans toi, sempiternel abscence. Alors je surfe, je franchis des montagnes, traverse des continents, la nuit est mon manteau. J'envisage des lèvres qui se posent, avec fermeté et délicatesse, sincérité et affection. Je trinque à cette idée, passé guidé, pas si guindé. Vous me suivez des yeux, le temps n'a plus cours sur les pages écrites, mais êtes-vous bien là ?
Trève de bavardage, il est temps de sortir et de traverser encore les vapeurs obscures.
Publié par Phylmots à 21:38:57 dans Réservoir Blog | Commentaires (6) | Permaliens
Sentiments précieux qui valez si cher
J'ai tant donné pour vous plaire
Mais vos prix sont bien élevés
Vous faut-il ma vie pour payer
A moins que votre clientèle soit privée
Vos bontés à quelques uns réservés
Le bonheur serait un produit codé
Disponible uniquement pour les abonnés
Sentiments précieux qui valez si cher
J'ai tant donné pour vous plaire
J'en ai payé le prix
Malheureusement à cor et à cri
Je fais partie de ces abonnés absents
Qui ont puisé la vraie richesse du temps
Mais qui n'ont jamais manqué d'ardeur
Pour cette quête vers le bonheur
Sentiments précieux qui valez si cher
J'ai tant donné pour vous plaire
Genou plié, dos courbé,
Je vous ai, sans compter, imploré
Je vous ai cherché, inlassablement
Dans le calme, le tourment
Aujourd'hui je ne peux plus ignorer
Que je vous ai engendré
Sentiments précieux qui valez si cher
J'ai tant donné pour vous plaire
Laissez-moi au moins l'espoir
De gagner la bataille dans la gloire
Je ne peux me résoudre à quitter
Ce monde, sans pouvoir récolter
Dans l'allégresse, la douceur,
Les fruits de mes années de labeur
Publié par Phylmots à 16:02:51 dans Avec elle | Commentaires (5) | Permaliens
Voilà plusieurs mois que mon ordinateur souffrait de « déconnexionnite aïgu », ce qui a eu pour conséquence de limiter mon temps d'action sur le Net à 3 ou 4 minutes, quand tout allait bien.
J'ai consulté les plus éminents spécialistes et rien, un mystère pathologique digne du « Lancet » de l'informatique.
J'étais déconcerté, près à faire euthanasier ce pauvre computer et à casser mon cochon (pas celui qui sommeil en moi) pour acquérir son vigoureux successeur. Mais voilà, la saison n'ai pas au extravagances financières, entre les impôts et l'augmentation du fioul mieux vaut faire preuve de créativité que de résignation.
Alors je l'ai regardé dans le blanc de l'écran, j'ai pris une bonne inspiration et j'ai plongé les mains dans le cambouis, enfin façon de parler. Le combat a été bref mais intense et une fois de plus l'homme a eu le pas sur la machine.
Je suis fière de moi, oui bon d'accord j'en fais un peu trop mais vraiment quel soulagement....pfff..
Plus qu'à croiser les doigts (y compris ceux des pieds) pour que ça tienne le plus longtemps possible.
Phylmots is back !Publié par Phylmots à 15:58:58 dans Et puis... | Commentaires (6) | Permaliens


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