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"Tout autour de la Terre, dans le jour et dans la nuit, dans l'aube et dans le crépuscule, fleurissent les jeunes filles. Et celle-ci, simple, tendre, parfumée de sa beauté et de sa jeunesse, celle-ci lui était promise. Maintenant elle le savait."         
R.B




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Tracy Chapman => Subcity | 08 décembre 2005

People say it doesn't exist
'Cause no one would like to admit
That there is a city underground
Where people live everyday
Off the waste and decay
Off the discards of their fellow man

Here in subcity life is hard
We can't receive any government relief
I'd like to give Mr. President my honest regards
For disregarding me

They say there's too much crime in these city streets
My sentiments exactly
Government and big business hold the purse strings
When I worked I worked in the factories
I'm at the mercy of the world
I guess I'm lucky to be alive

They say we've fallen through the cracks
They say the system works
But we won't let it
Help
I guess they never stop to think
We might not just want handouts
But a way to make an honest living
Living this ain't living

What did I do to deserve this
Had my trust in god
Worked everyday of my life
Thought I had some guarantees
That's what I thought
At least that's what I thought

Last night I had another restless sleep
Wondering what tomorrow might bring
Last night I dreamed
A cold blue light was shining down on me
I screamed myself awake
Thought I must be dying
Thought I must be dying

Publié par didi07 à 19:21:22 dans Poême of the week ;) | Commentaires (0) |

René Barjavel => le voyageur imprudent | 29 novembre 2005

" Elle s'émervaillait d'appartenir à un monde qui possédait des millions de semblables créatures. Tout autour de la terre, dans le jour et dans la nuit, dans l'aube et dans le crépuscule, fleurissaient les jeunes filles.
Et celle-ci, simple, tendre, parfumée de sa beauté et de sa jeunesse, celle-ci lui était promise. Maintenant elle le savait. "

Publié par didi07 à 20:45:31 dans Poême of the week ;) | Commentaires (3) |

Walt Disney => la titeuh sirèneuh / Partir là bas | 21 novembre 2005

  - Si seulement je pouvais lui faire comprendre ... 
 
 - Je ne vois pas les choses de la même façon ! 
 
 - Comment est-ce qu'un monde qui fait de si beaux objets peut-être ... aussi barbare ?

  Tous ces secrets
 
Que j'ai gardés ...
 
Ne crois-tu pas
 
Que les fées m'ont comblée ?
 
Ne crois-tu pas que je suis
 
Bien trop gâtée par la vie ?

  Vois ces trésors, 
 
 Vois ces merveilles, 
 
 Toutes ces richesses
 
Qui brillent comme des soleils. 
  En voyant ça tu te dis : "Oui, c'est un paradis !"

  J'ai des gadgets 
 
 Des trucs chocs,
 
Des trucs chouettes,
 
J'ai des couics et des couacs à gogo,

  - Tu veux un tire-baba ?
 
- J'en ai des tas ...

  Mais tout ça
 
M'indiffère et m'ennuie ...

  Moi je voudrais
 
Parcourir le monde
 
Moi je voudrais

  Voir le monde danser
 
Le voir marcher sur ses ...

  - Comment ça s'appelle ?
 
- Ah ah ah ! ... "pieds" ...

  On ne va nulle part
 
En battant des nageoires
 
Il faut des jambes
 
Pour sauter et danser
 
Flâner le long de ces ...

  - Comment ça s'appelle ?
 
- ... "rues" ...

  Si l'homme marche,
 
Si l'homme court, 
 
S'il peut sur terre, 
 
 Rêver au grand jour !

  Comme j'aimerais, 
 
 Si je pouvais, 
 
 Partir là-bas !

   Je donnerais
 
Tout ce que j'ai,
 
Pour partir d'ici.
 
Pour caresser
 
Les grains dorés
 
Du sable chaud.
 
Les hommes comprennent, 
 
 J'en suis certaine, 
  Et leurs filles 
  Peuvent aimer 
  Sans frayeur ! 
  Femmes sirènes, 
  Femmes humaines, 
  J'ai fait mon choix ...

  Moi je veux savoir,
 
Moi je veux pouvoir, 
  Poser des questions 
  Et qu'on me réponde. 
  Qu'est-ce que le feu ? 
  Pourquoi est-ce qu'il ... 
  Quoi déjà ? ... Brûle ?

  Un jour viendra, 
  Je partirai, 
  Je partirai sans aucun regret ! 
  Vivre sur terre,
 
Loin de la mer...

 

Publié par didi07 à 19:53:28 dans Poême of the week ;) | Commentaires (0) |

Indochine & Mélissa => le grand secret | 15 novembre 2005

Laisse-moi être comme toi
Laisse-moi être toi
Laisse-moi être ton sang
Laisse-moi un peu de temps

Je rougirai quand je te verrai
Et quand je te parlerai
Mais quand les lumières seront éteintes
Je te dirigerai sans crainte

Laisse-moi faire comme un garçon
Laisse-moi cette illusion
Laisse-moi être ton roi
Laisse-moi le faire comme toi

Je te montrerai
Comment on fait
Et puis je te remplacerai
Je ferai comme une fille qui se défend
Une fille qui perd son sang

Laisse-moi être comme toi
Laisse-moi plusieurs fois
Laisse-moi être tes yeux
Laisse-moi faire l'amoureux

Mais si un jour
Tu devais t'en aller
Est-ce que tu pourrais bien m'emporter
Mais si un jour tu pouvais
Tout quitter
Est-ce que tu pourrais garder notre secret

Laisse-moi être ta croix
Laisse-moi essayer
Laisse-moi être juste toi
Laisse-moi être comme toi

Je te laisserai trouver la voie
Et puis je penserai comme toi
Comme une fille qui voudra prendre son temps
Comme si c'était la dernière fois

Si tu devais un soir
Est-ce que tu m'emmènerais
Mais t'envoler sans moi
Est-ce que tu m'emmèneras

Mais si un jour
On pouvait s'en aller
On pourrait bien enfin s'emmener
Mais si un jour on pouvait
Se quitter
On pourrait bien enfin
Se retrouver

Publié par didi07 à 20:29:50 dans Poême of the week ;) | Commentaires (14) |

Baudelaire => le Spleen | 10 octobre 2005


Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle
Sur l'esprit gémissant en proie aux longs ennuis,
Et que de l'horizon embrassant tout le cercle
Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits;

Quand la terre est changée en un cachot humide,
Où l'Espérance, comme une chauve-souris,
S'en va battant les murs de son aile timide 
Et se cognant la tête à des plafonds pourris;

Quand la pluie étalant ses immenses traînées 
D'une vaste prison imite les barreaux,
Et qu'un peuple muet d'infâmes araignées
Vient tendre ses filets au fond de nos cerveaux,

Des cloches tout à coup sautent avec furie 
Et lancent vers le ciel un affreux hurlement,
Ainsi que des esprits errants et sans patrie
Qui se mettent à geindre opiniâtrement.

-Et de longs corbillards, sans tambours ni musique, 
Défilent lentement dans mon âme; l'Espoir, 
Vaincu, pleure, et l'Angoisse atroce, despotique,
Sur mon crâne incliné plante son drapeau noir.

Publié par didi07 à 18:33:20 dans Poême of the week ;) | Commentaires (0) |

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