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Et si je jouais à Mermoz et faisais ma valise aux alizés du soir?
J'prendrais mes treize gazelles, mes zébus, ma douzaine d'oiseaux bizarres,
Mon puzzle, mes magazines, mes arrosoirs...
Imaginez Mam'zelle Louise lézarder, bronzer et tout l'bazar.
Ça serait abuser, mais c'est décidé, je me volatilise pour en zibeline zieuter Zidane
Et deux et trois zéros, les onzes, ils
vont les zigouiller aux chevelus tziganes!
Publié par Louise à 17:53:04 dans Cerises | Commentaires (3) | Permaliens
Allo, je voudrais parler au Docteur Mierzwiak.
Louise.
Concernant le procédé Lacuna.
Merci j'attends.
Publié par Louise à 18:24:57 dans Banquises | Commentaires (7) | Permaliens
***Mercredi .
Les soldes. Il y a vraiment beaucoup de monde. Bilan : 5 t-shirt, 1 maillot, des strings, des chaussettes, un collier, et la certitude que je ne rentre plus dans le 36...
Il faut que je me dépêche. J'ai rendez-vous avec mon amie S.
Je suis en retard. Je décide de ne pas passer par le périph. Non. L'avenue de Muret. Je passe devant AZF ou l'herbe folle a envahi les lieux... Comme quoi tout repousse.
La croix de Pierre.
La Garonne. La Garonne. St Michel. Je manque de griller un feu rouge devant la gendarmerie. Mon ancien Lycée. Le tribunal est quasi-totalement détruit. Seul le mur de façade se dresse fièrement. Vu de côté, ça fait bizarre, on dirait un décor de cinéma... Juste le devant... Le tribunal... Alègre, Fanny, Baudis...
L'avenue Alsace-Lorraine, et ses immeubles que j'adore... Avant, pour moi, l'avenir, c'était ces appartements... Plus tard, je serai grande, et riche, et j'habiterai Avenue Alsace-Lorraine...
Comme quoi...
J'attrape au vol S. place du Capitole (30 minute de retard, raisonnable ??...).
Je l'emmène manger dans un adorable petit resto : « La madeleine de Proust ». Décor de vieux jouets & plats sucrés-salés. On boit trop de Bergerac. On rit beaucoup.
On sort dans les rues sombres et toulousaines qui mènent à ma voiture...
Ma vieille 309 « encore immatriculée 65 » comme tu dis, S. Et tu te souviens... Et moi aussi... Tarbes...... Arrête.
Nous partons direction la gare. Au feu, devant nous, la médiathèque clignote.
Nous allons à Matabiau, pour faire d'ultimes photos
[On y trouvait pas de billets verts
Mais des billets biges
Des voleurs, des marchands
De bijoux de pacotille
Y avait pas de quoi écrire une pige, tu corriges
Il y avait un réchaud
Des fois une assiette aux lentilles
C'était la gare et ses portes étaient bien grand'ouvertes
Demandez à Juju, à Jean, à Jo à Gilberte
Quand les huissiers avaient fait leur boulot
Qu'ils aiment
Il restait Matabiau
C'était bien mieux qu'un H.L.M
Oh Matabiau, oh Matabiau
C'était la gare pour tous ceux
Qui avaient que dalle
Beaucoup la préféraient sans conteste à l'hôpital
Elle était là pour certains une nuit de Noël
Ils y dormaient mieux qu'à l'hôtel et mieux qu'au Novotel
À l'église il faut sans arrêt demander pardon
Ici chacun fait sa prière à sa façon
On fait sa prière ou on mange
Un mauvais sandwich
On dit au ciel : ici protégez nous des riches
À Matabiau, à Matabiau
Une gare en principe on s'y arrête pas
Des touristes ici vous diront c'était pas le cas
Il est arrivé que des voyageurs pleins de rêves
Retardent leur départ solidaires
Au piquet de grève
On y avait un billet dans la tête, on prenait gare
À c'qu'elle devienne pas comme les autres gares
Et ceux qui entraient cinq minutes
Acheter un cigare
Y z'en sortaient bavards pour la plupart
De Matabiau, de Matabiau
C'était mieux qu'une station balnéaire :
Matabiau
C'était ma gare comment j'exagère ?
Matabiau
C'est une maison bleue !
Aux portes sans serrures
C'était ma gare : qué caricature ! Matabiau
Des garçons et des filles s'y séparent,
Matabiau
Y pleurent même si c'est pour un soir,
Matabiau
Y pleurent parce que c'est ça un départ,
Matabiau
On rit, on pleure, c'est tout ça ma gare
Oh Matabiau, oh Matabiau
Oh Matabiau, oh Matabiau
Oh Matabiau, Matabiau ma gare
Oh Matabiau, Matabiau près du canal
Oh Matabiau, Matabiau l'escale
Oh Matabiau, Matabiau près de Marengo]
J'arrive chez moi, et c'est vide.
Louis, tu as oublié ton duvet...Pour la peine j'y dors dedans...
Adécias Toulouse.***
Publié par Louise à 20:30:02 dans Banquises | Commentaires (20) | Permaliens
Publié par Louise à 15:14:30 dans Cerises | Commentaires (5) | Permaliens
Publié par Louise à 09:18:44 dans Cerises | Commentaires (9) | Permaliens
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