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Défis de l'humanité

Philo ésotérique, Sagesse éternelle

Les subventions à l’agriculture | 20 janvier 2007

En maints pays du tiers-monde les produits importés, notamment la nourriture, sont moins chers que les produits locaux. Des contraintes locales, telles que le mauvais état des routes ou la difficulté des coopératives agricoles à s'organiser ou même exister, sont en partie la cause de cette situation. Mais surtout, les subventions que les gouvernements des pays riches accordent à leurs agriculteurs faussent les prix réels. Dans le tiers-monde, la population locale, extrêmement pauvre, ne voit que le prix et achète les produits d'importation moins chers, fragilisant encore plus les producteurs locaux. Ce problème est une contrainte majeure qui reste au centre de discussions et d'inquiétudes.


Les subventions des pays riches à leur agriculture provoquent une surproduction ou, plus modestement, permettent simplement aux agriculteurs de survivre. Les excédents livrés au reste du monde à des prix inférieurs au coût de production ne permettent plus aux agriculteurs des pays en développement d'écouler leurs produits. Or environ 70% des habitants des pays les plus pauvres tentent de vivre de leurs récoltes. De plus, c'est un domaine où les habitants du tiers-monde ont des connaissances certaines, et des possibilités d'être rapidement performants, pour autant que des marchés, et d'abord les leurs, leur soient ouverts et que de lourdes barrières administratives, souvent internes, soient levées. Il s'agit d'un problème douloureux pour les agriculteurs européens et nord-américains, qui devront progressivement prendre en compte cet élément et envisager des réorientations de leurs activités... Lire la suite


Aussi : http://www.novartisfoundation.com./index.htm  

Publié par nitram à 05:24:17 dans Défis de l'humanité | Commentaires (0) |

Les villes : une nouvelle frontière | 20 janvier 2007

Les villes du monde se retrouvent de plus en plus souvent en première ligne dans la lutte contre la pauvreté.


9 janvier 2004–Est-ce un problème ou une opportunité ? C'est la question à laquelle les experts internationaux en matière de planification urbaine doivent répondre tout en s'accommodant du fait que la planète est en passe de connaître un changement majeur de population, la population urbaine devant passer de 47 % en 2000 à plus de 60 % d'ici 2030.


Au cours de cette période, deux milliards de personnes supplémentaires rejoindront les centres urbains - dont 500 comptabilisent déjà plus d'un million d'habitants. D'ici 2020, plus de la moitié de la population des pays en développement habitera également dans des villes, ce qui fera de ces dernières une frontière essentielle dans la lutte contre la pauvreté au 21ème siècle.


« C'est une bonne nouvelle », déclare Jeffrey D. Sachs, directeur du Earth Institute à l'Université de Columbia. Sachs est l'un des membres d'un groupe d'experts ayant suggéré de quelle manière les villes peuvent stimuler la croissance économique pour améliorer les niveaux de vie de leurs populations en expansion dans une édition spéciale du magazine Development Outreach de l'Institut de la Banque mondiale intitulée Unknown Cities.


Pour Sachs, il s'agit d'une « bonne nouvelle » car les zones urbaines ont surclassé les zones rurales au cours du siècle dernier dans quasi tous les secteurs du développement économique. Elles ont généré davantage d'innovations ; leur population est mieux éduquée, en meilleure santé et vit plus longtemps que les voisins des zones rurales. La probabilité de mortalité infantile pendant la petite enfance est plus faible et les enfants disposent d'un meilleur accès à une eau propre et au système sanitaire.


Tim Campbell, un spécialiste de l'Institut de la Banque mondiale qui a réuni le groupe d'experts en tant que directeur scientifique invité de Unknown Cities, déclare que les vagues de changements radicaux tels que les réformes politiques, la décentralisation, la démocratisation et la mondialisation ont engagé les villes sur de nouveaux terrains inconnus aux niveaux politique et économique.


Campbell affirme qu'il n'a jamais vu, en 30 ans de carrière dans ce domaine, des villes regorgeant à ce point d'espoir, malgré les « inconnues » de leur avenir. Selon lui, l'accroissement des échanges commerciaux internationaux et la révolution de l'information déclenchée par l'Internet ont offert une myriade d'opportunités permettant aux villes de devenir des centres de croissance.


« La question est ensuite de savoir comment prendre en main une vaste conglomération urbaine pour parvenir à une certaine cohésion, et développer une identité, qui peuvent constituer un avantage concurrentiel sur d'autres régions »... Lire la suite de l'article

Publié par nitram à 05:21:31 dans Défis de l'humanité | Commentaires (0) |

La dette en faits et en chiffres | 20 janvier 2007

- La dette extérieure de l'ensemble des pays en voie de développement (PVD) (soit 86 % de la population mondiale) s'élève à 2 800 milliards de dollars - presque autant que la richesse combinée des 793 multimilliardaires du monde en 2005.


- Chaque année, les PVD remboursent plus de 400 milliards de dollars soit quatre fois plus que l'aide qu'ils reçoivent des pays donateurs.


- 38 % du budget des pays africains est consacré au remboursement de la dette.


- Contraste frappant: il suffirait de 80 milliards de dollars par an sur dix ans pour assurer les besoins essentiels des PVD : nourriture correcte et en quantité suffisante, accès à l'eau potable, éducation élémentaire et accès aux soins.


[Source: Comité pour l'annulation de la dette du tiers monde]

Publié par nitram à 05:17:39 dans Défis de l'humanité | Commentaires (0) |

Bamako: un film qui dénonce les ravages de la dette | 20 janvier 2007

Le cinéma est un moyen privilégié de montrer le mécanisme de la dette et ses ravages. C'est pour cette raison que le Comité pour l'annulation de la dette du tiers monde (CADTM) apporte son soutien à deux films à l'affiche en France en cet automne 2006 : La dignité du peuple de Fernando Solanas (Argentine) et Bamako (Mali).


Bamako est un film franco-malien d'Abderrahmane Sissako, l'un des derniers grands cinéastes africains en activité. Ce film a reçu le Grand Prix du public des rencontres Paris cinéma 2006 et a été également présenté en sélection officielle au Festival de Cannes, hors compétition. 


Il a également été présenté au festival international du cinéma de Toronto ainsi qu'au festival de New York où il a rencontré un certain succès.


L'originalité du film tient à son sujet et au lieu du tournage: une cour intérieure dans un quartier populaire de Bamako devient le siège d'un tribunal pour juger les grandes instances internationales et leur impact sur l'Afrique: G8, FMI et Banque mondiale.


Bamako, une Cour dans une cour, c'est en fait le système économique occidental qui est l'objet du procès. L'économie libérale mondialisée a engendré des millions de victimes, spoliant les pays du Sud, les privant de leurs services publics du fait des contraintes imposées par le remboursement de la dette. Où sont les instances juridiques qui pourraient interpeller les responsables de ces mécanismes inexorables et sans pitié?


Aminata Traoré, ancienne ministre de la Culture du Mali, qui joue le rôle d'un des témoins, refuse de considérer que la principale caractéristique de l'Afrique soit sa pauvreté: « Non, assure-t-elle, l'Afrique est plutôt victime de ses richesses.»


« Il ne s'agissait pas tant de désigner les coupables que de dénoncer le fait que le destin de centaines de millions de personnes est scellé par des politiques décidées en dehors de leur univers », a expliqué A. Sissako.


Les pays en développement ont remboursé l'équivalent de dix fois ce qu'ils devaient en 1980, mais ils sont aujourd'hui cinq fois plus endettés.


[Sources: Comité pour l'annulation de la dette du tiers monde; www.cadtm.org et www.bamako-film.com]

Publié par nitram à 05:15:51 dans Défis de l'humanité | Commentaires (0) |

Des millions d’enfants non scolarisés | 20 janvier 2007

Selon le Rapport mondial de suivi sur l'éducation pour tous 2007, présenté fin octobre 2006 par l'Unicef et l'Unesco, 77 millions d'enfants dans le monde ne sont pas scolarisés. C'est moins qu'il y a cinq ans mais cela reste inacceptable. Les trois-quarts de ces enfants se trouvent en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud et de l'Ouest, bien qu'en Asie reur nombre ait diminué de moitié entre 1999 et 2004 (en raison, pour une large part, du fort développement économique de l'Inde).


Selon ce rapport, présenté à New York par le directeur général de l'Unesco, Koichiro Matsuura, sur dix enfants nés dans des pays en développement, quatre grandissent dans des conditions de pauvreté et de malnutrition, et sans scolarisation. Ce rapport vise à évaluer le programme « l'Education pour tous ».


Des progrès importants dans le domaine de la scolarisation ont été réalisés puisque, entre 1999 et 2004, le nombre d'enfants en âge d'être scolarisés en primaire et qui ne le sont pas a diminué de 21 millions. Il s'agit d'un pas en avant vers la réalisation des Objectifs de développement du millénaire des Nations unies.


[Source: El Pais, Espagne]

Publié par nitram à 05:11:02 dans Défis de l'humanité | Commentaires (0) |

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