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Hi everybody, pour une raison inconnue j'ai décidé de modifier ma présentation! Qui je suis? Une presque trentenaire pas encore bien dans ses baskets! Le but de ce site? Faire partager mes goûts en matière de musique, de cinéma, de lecture et autres.
Mes complices : Pingu et Kong! Pingu hélàs domine ce site par sa philosophie à deux balles! En revanche pour tous les côtés un peu moqueurs, plaignez vous auprès de KONG. Moi je suis Spike_dragon. Et pour anticiper vos questions, je suis une fille!
Tchuss!
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Il est un air pour qui je donnerais
Tout Rossini, tout Mozart et tout Weber,
Un air très-vieux, languissant et funèbre,
Qui pour moi seul a des charmes secrets.
Or, chaque fois que je viens à l'entendre,
De deux cents ans mon âme rajeunit :
C'est sous Louis treize; et je crois voir s'étendre
Un coteau vert, que le couchant jaunit,
Puis un château de brique à coins de pierre,
Aux vitraux teints de rougeâtres couleurs,
Ceint de grands parcs, avec une rivière
Baignant ses pieds, qui coule entre des fleurs ;
Puis une dame, à sa haute fenêtre,
Blonde aux yeux noirs, en ses habits anciens,
Que dans une autre existence peut-être,
J'ai déjà vue... et dont je me souviens !
de Gerard de Nerval (1808 - 1855)
Mon commentaire :
Je sais ce poème a été lu et archi lu, pourtant à chaque fois je frémis à sa lecture, car il existe un pouvoir manifeste dans ces quelques vers, une musicalité sous jacente. J'aimerais moi aussi être nantie de cette capacité à créer un univers à partir de quelques lignes rythmées. C'est sans doute la différence entre le poète et un simple tacheron. L'un n'a besoin que de quelques mots pour réinventer l'univers, tandis que l'autre est une voix qui prêche dans le désert.
J'espère qu'à votre tour vous saurez apprécier ces quelques vers.
Tchuss
Publié par spike_dragon2002 à 19:47:26 dans Poésie | Commentaires (0) | Permaliens
Tu seras un Homme...ma fille!
J'adore IF..., le fameux poème de Rudyard Kipling.
Je pense bien l'avoir lu une bonne dizaine de fois et à chaque fois je m'émerveille de la magnifique sobriété des vers, pourtant riches en enseignement. Chaque ligne est un appel au courage et à l'acharnement, un hymne à la sagesse et à la réflexion. En ces quelques vers Kipling a su résumer l'essence même de la vie. Mais on ne peut évoquer ce poème sans saluer l'audace de la traduction d'André Maurois. Ce dernier s'est totalement affranchi de la structure initiale pour restituer des vers d'une beauté musicale. Les puristes , s'offusqueront certainement des libertés prises avec le texte en anglais, pourtant en lisant les deux versions , on est frappé par le même degré d'intensité, le même souffle de vie. J'arrête mon bavardage cher lecteur et je te laisse déguster ces quelques moments de pleinitude.
Publié par spike_dragon2002 à 15:36:34 dans Poésie | Commentaires (1) | Permaliens
18 ans, fleur de beauté,
et la mer qui gronde, près de la jetée,
Et le sable dans lequel s'enfoncent,
Tous tes rêves d'enfance,
Au loin le soleil rejoint sa demeure,
Alors qu'au fond de toi, quelque chose se meurt,
Et les mouettes si blanches et si lointaines,
Troublent ton silence de leurs voix inhumaines.
Adieu vagues douces et chansons futiles,
Adieux rêves fous et chateaux immobiles,
La vie, ô raz-de-marée sauvage,
Viens soudain de changer de visage.
Commentaires de l'auteur.
J'ai écrit ce poème vers l'âge de 18 ans. C'était pour moi une manière d'exprimer mes angoisses devant cette nouvelle qui m'attendait. Quoi de plus logique que de comparer les turpitudes de la vie adulte avec les mouvements de la mer. Il n'ya d'ailleurs pas de différences entre ces deux éléments. la mer peut paraître calme de prime abord, et on prend plaisir à se prélasser sur le sable, ou à construire des petits châteaux. Pourtant il suffit d'une vague agitée pour tout détruire en un seul coup et on réalise au fond que le sable n'a rien de solide et que rien n'est joué d'avance.
je suis un peu plus âgée aujourd'hui, mais je trouve à un tournant de la vie, où une fois de plus une vague vient de tout balayer sur son passage. Peut-être faut il que je cesse de construire des châteaux de sable et qu'enfin je me décide à quitter les plages de l'enfance.

Publié par spike_dragon2002 à 06:48:10 dans Poésie | Commentaires (1) | Permaliens
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