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FRANCOPHONIE

Histoire et actualité de la francophonie

Une démographie désaventageuse. | 04 janvier 2004

En 1635, la population française totale du Canada n'excède pas 200 personnes. Les Anglais sont 40.000 en Amérique du Nord.

En 1673, on compte près de 7.000 Français au Canada.

En 1754, les Français sont 54.000, alors que les colonies anglaises compte 1.500.000 habitants. Le déséquilibre s'avère dramatique. En 1759, la France perd le Canada après la bataille des plaines d'Abraham (Québec).

Quand la Louisiane est vendu en 1803, hormis les nombreuses tribus des Indiens d'Amérique, la Louisiane française est relativement peu peuplée, avec à peine 50 000 habitants.


Publié par Francophonie à 23:06:41 dans La Nouvelle France du XVIIIe siècle | Commentaires (0) |

Nouvelle France 1720 | 20 décembre 2003

Sur cette carte anonyme de la Nouvelle-France tracée vers 1720, les cinq Grands Lacs sont reproduits sous une forme passablement altérée. On y remarque aussi des cartouches de la ville de Québec, capitale du pays. Plusieurs cours d'eau imaginaires sillonnent la région correspondant au nord de l'actuelle province de Québec.

Outre la Nouvelle France composé notamment de la Louisiane et du Canada, on observe à l'est, sur la côte, les colonies britannique qui deviendront plus tard, les 13 états fondateurs des Etats-Unis d'Amérique. (Archives nationales du Canada, NMC-104138)


Publié par Francophonie à 15:13:21 dans La Nouvelle France du XVIIIe siècle | Commentaires (0) |

La Nouvelle France du XVIIIe siècle | 19 décembre 2003

La Nouvelle-France désignait l'ensemble des territoires de l'Amérique du Nord sous administration française, avant 1763. Dans sa plus grande dimension, avant le Traité d'Utrecht (1713), la Nouvelle-France comprenait cinq colonies possédant, chacune, une administration propre : le Canada, l'Acadie, la Baie d'Hudson, Terre-Neuve, la Louisiane. La frontière occidentale de ces colonies était ouverte sur tout l'ouest du continent, sans délimitation précise. Cet immense territoire, administré par le Secrétariat d'Etat à la Marine, avait son gouvernement à Québec.

L'histoire de la Nouvelle-France est étroitement associée à celle l'exploration de l'Amérique du Nord. Le terme de Nouvelle France ou Nova Franza apparaît sur les cartes des premiers navigateurs vers ce continent. Giovanni Verrazzano, premier explorateur mandaté par le roi de France, décrivit la côte allant de la Floride jusqu'à Terre-Neuve et donna le nom de Nouvelle-France à un territoire intérieur indéterminé. C'était en 1524. Dix ans plus tard, le malouin Jacques Cartier découvrit le golfe du Saint-Laurent et remonta le cours du fleuve, lors de deux voyages sucessifs. Le Canada, à son tour, était ainsi nommé, bien que les tenants et aboutissants en restent encore imprécis.

Quand des établissements permanents furent fondés, à partir de 1603, en Acadie (Nouvelle-Écosse), les nouveaux habitants n'étaient pas en territoire totalement inconnu, ayant déjà fréquenté les côtes et les autochtones depuis près d'un siècle.Un autre siècle sera nécessaire pour que la Nouvelle-France atteigne sa pleine maturité. L'espoir de la France, comme d'ailleurs des autres puissances européennes, était de traverser le continent afin d'atteindre la mer de l'Ouest qui, pensait-on, donnerait accès à l'Asie.

Le royaume de Louis XIV se croyait en position favorable bénéficiant de cette immense voie navigable qu'étaient le fleuve Saint-Laurent et les Grands Lacs, alors que l'Angleterre, pour sa part, cherchait un passage au Nord-Ouest.

La petite colonie de la vallée du Saint-Laurent servit donc de base de départ pour l'exploration et l'expansion territoriale, vers le Nord, jusqu'à la baie d'Hudson et vers le Sud, jusqu'au golfe du Mexique (voir carte). Ainsi, en 1700, la Nouvelle-France avait atteint ses dimensions maximales et entretenait des ambitions pour de nouvelles explorations à l'ouest du Mississipi et des Grands Lacs. Au milieu du XVIIIe siècle, les Français avaient reconnu des terres allant jusqu'aux contreforts des Montages Rocheuses.


Publié par Francophonie à 15:25:59 dans La Nouvelle France du XVIIIe siècle | Commentaires (0) |

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