Rien à dire sur moi. Beaucoup à dire sur Lui.
Beaucoup disent Le connaître. Depp l'Acteur. Pour certaines, juste la tête d'ange qui fait la une des magazines pour groupies hurlantes.
Moi je vous présente l'Acteur, le Réalisteur, le Scénariste, le Peintre, le Musicien... l'Homme transformé, passionnant, talentueux, l'Homme Caméléon. Pas la star, non, l'Artiste, sachez faire la différence...
juste une petite règle, une seule, à respecter svp : PAS DE LANGAGE SMS ! Merci
dark_leia
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20 RAISONS D'AIMER... PAR VANESSA PARADIS
Il n'est pas un interprète mais un créateur
"Quand il joue un personage, il l'invente à 50%. Il l'empoigne et l'emmène très loin. Je rêverais de pouvoir en faire autant. Pour Ed Wood, dont on ne savait rien, il a tout inventé. Il a mis de fausses dents et lui a fabriqué cet accent bizarre. Bon il ne faut jamais voir ses films en français. Pour Sleepy Hollow, une histoire qui existe depuis la nuit des temps, il a fait du détective une femmelette apeurée. Personne n'avait osé le traiter comme ça."
Il sait regarder autour de lui
"Pour entrer dans son rôle, il lui arrive souvent de s'inspirer des gens qu'il connait bien. Il va chercher des bouts de personnalité qu'il mélange : la folie ici, la légereté là."
Il n'a peur de rien
"Il ne craint pas de jouer un salaud, un dégueulasse ou un pervers. Il n'a pas honte. Pourant, à chaque fois qu'il trouve un truc, il pense qu'il va se faire virer, qu'il va trop loin. Il n'a pas peur d'essayer, même dans l'extrême, il a juste peur de ne pas faire bien. En fait il doute toujours."
Il m'a appris des trucs d'acteur
"Indiretcement, oui. En le regardant, j'ai appris à me servir davantage de la gestuelle. J'ai utilisé ça à droite, à gauche. Dans Benny and Joon, alors qu'il doit faire une déclaration important, il joue de son regard pour casse le rythme et déclencher l'action a moment où personne ne s'y attend. Ce jeu de regard, je m'en suisparfois un tout petit peu inspirée."
Il m'a fait découvrir le cinema muet
" Et particulierement les films avec Lon Chaney et Clara Bow."
Il a enrichi ma discothèque
"Avec les Latins Playboys, une fraction underground des Los Lobos. Quoi, vous ne conaissez pas ? Le premier de leurs trois albums est une bombe. Et puis avec Iggy Pop, forcément."
Il aime Gainsbourg, Lanzmann, Vian et Brel
"Il a du goût. Quand il ne parlait pas bien français, on passait des heures à traduire leurs chansons. Elles le bouleversaient."
Il connaît la culture française mieux que moi
"Et en particulier l'histoire de France. Il faut dire que je suis une grosse feignasse et que ma tête est une passoire. Pourtant, j'étais bonne à l'école mais je me souviens de beaucoup moin de choses que lui. Il est faciné par les grands personnages, même ceux qui le répugnent. Il veut savoir le pourquoi du comment. Y compris sur les dictateurs. Surtout sur les dictateurs. L'architecture, aussi, le fascine. Quand on se ballade dans Paris et que l'un d'entre nous demande "C'est quoi ce truc ?", hop, c'est Johnny qui répond ! Il faut dire que le garçon lit sans arrêt : des romans, des biographies... et tout ce qu'il lit, il le retient, lui."
Il aime la littérature
"François Villon et Arthur Rimbaud n'ont pas de secrets pour lui."
Il n'a jamais pris un cours de français
"Mais il aime le parler. Pas assez à mon goût. Son expression française favorite est "de guingois"."
Il adore le vin
"Tous les vins, enfin les bons : bordeaux, bourgogne, tous."
Il a l'air d'un enfant
"Et c'est pour ça que c'est un excellent acteur. Le meilleur de sa génération, à mon avis. Les enfants jouent sans se préoccuper du pourquoi, du paraître. Ils y vont à fond."
Il est fidèle à Tim Burton
"Les deux garçons sont amis. Plus que tout. S'ils s'étaient connus dans une cours d'école, ils seraient immédiatement devenus inséparables.Ils sont tout le temps en train de faire les couillons comme s'ils avaient huit ans et demi. Ils s'échangent sans cesse des livres, des films, des pinceaux, ces idées. Ils rigolent. Ils boivent. Et surtou, ils se font confiance."
Il ferait n'importe quoi pour aider quelqu'un
"Pour une peu que ce soit quelqu'un qu'il aime ou qu'il sent absolulent sincère."
Il a du sang indien dans les veines
"J'adore. Enfin à moitié indien et à moitié irlandais. Quel mélange ! Et quel tempérament ! Si ça ne passe pas, ça casse. Ca peut donner des choses un peu hard. Mais il n'y a rien de mieux : c'est une manière de prendre pleins de raccourcis dans la vie."
Il est toujours beau
"Là, quand vous voyez les photos de Willy Wonka, vous trouvez qu'il est... Remarquez, moi aussi... Le problème, c'est que le garçon est trop beau. Il fait pourtant tout ce qu'il peut pour s'enlaidir. D'ailleurs, s'il avait les coudées franches, il ferait encore plus dans le défiguration et dans la transformation physique. Mais les studios le retiennent. Pas trop. Les producteurs savent bien qu'ils vendent le mec le plus sey de la terre. Il faut bien qu'ils en gardent un petit peu. Si ça ne tenait qu'à lui, il irait franco."
Il est fasciné par les gentils fous
"La plupart des gens auxquels Johnny s'attache sont, comment dire, magnifiquement bizarres."
Il fait ce qu'il veut
"La plupart des gros blockbusters lui sont passés entre les mains. Il a tojours choisi ses projets en fonction de ses convictions et n'a jamais suivi e chemin de l'évidence."
Il a une manie
"Sa générosité. Oui, sa générosité est une manie."
Il a un défaut
" Il a tout le temps raison."
Publié par dark_leia à 13:26:36 dans Presse | Commentaires (0) | Permaliens
JEUX DE ROLES -10 réalisateurs lui inventent un film
Nous leur avons demandé de fantasmer sur Johnny Depp. Ils l'ont fait...
LES QUESTIONS :
1) Quel rôle proposeriez-vous à Johnny Depp ?
2) Indiquez-nous un début de synopsis.
3) Quel titre porterait le film ?
4) Eventuellement, quel(les) partenaire(s) lui ajoindriez vous ?
STEPHEN CHOW
(Crazy Kung-Fu)
1. J'aimerais transformer Johnny en Frère Sum du Gang des haches [Crazy Kung-fu]car j'admire sa performance dans Edward aux mains d'argent, et tout particulièrement son langange gesutuel impressionant. Il ferait un on Frère Sum, il lui donnerait de l'esprit et de la cruauté. Il a l'air de savoir danser.
2. Se serait une version postmoderne de Crazy Kung-fu.
3. A déterminer.
4. Audrey Tautou dans le rôle de Fong. Son tempérament amplifierait le contraste entre Fong et Frère Sum.
TSAI MING-LIANG
(La saveur de la pastèque)
1. Un homme dans une maison vide ou sur un radeau. En général, les acteurs américains m'inspirent une sorte de peur tant ils snt formatés. Lui m'est familier. Il dégage quelque chose de plus naturel et de plus humain.
2. Aucun. Plutôt que de projeter un acteur dans un rôle, je préfère le mettre dans une situation donnée et voir se qui va se passer.
3. A déterminer.
4. Cet homme serait seul.
PASCAL THOMAS
(Mon petit doigt m'a dit)
1.Je le verrais bien en Renart [Le Roman de Renart], en Fabrice Del Gondo (La Chartreuse de Parme), en Cid, en Casanova, en Don Juan, en Oedipe, en Ulysse, en Edgar Poe, en Jésus, et peut-être bien en Marie-Madelaine. En saint, aussi : Benoît ou saint François d'Assise. Allez, j'opte pour saint François d'Assise. En espérant faire aussi bien que Roberto Rossellini.
2. A assise, saint François parle aux arbres et aux oiseaux.
3. François.
4. Euh...
PIERRE SALVADORI
(Après vous...)
1. Un escroc.
2. Il vendrait un appartement magnifique en profitant de l'abscence de ses propriétaires, appartement qui, en fait, ne serait absolument pas en vente... Il arnaquerait une fille crédule et, évidemment, il en tomberait fou amoureux. Ils vivraient ensemble j'usqu'au retour inattendu des propriétaires.
3. La poudre aux yeux
4. Dans le rôle de la fille, j'magine Kirsten Dunst...
MAURICE BATHELEMY
(Papa)
1.En footballeur du club de Lens.
2.Un type tombe amoureux de son ballon. Du coup, il refuse qu'on joue avec. Sa femme decide de se sacrifier en remplaçant le balon. Une sorte de drame du Nord.
3. Dans l'Enfer de Bollaert.
4. Dans le rôle de la femme : Yolande Moreau.
LETITIA MASSON
(Pourquoi [pas] le Brésil ?)
1. Un prostitué
2. Une adaptaion du livre de John Rechy, Cité de la nuit [éd. gallimard]. Un jeune homme se prostitue en Amérique. On le suit dans chacune de ses rencontre avec les clients. De visage en visage, de chambre en chambre, de lit en lit... Le film serait un portrait de l'Amérique, des désirs, des misères et des luxes vus par un jeune homme lucide et brisé à la fois. Jean-Louis Murat en écrirait la musique.
3. La Cité de la nuit
4. Des hommes : Clive Owen, Christopher Walken, Bob Hopkins, plus d'autres. Et une femme : Jennifer Jason Leigh.
ALBERT DUPONTEL
(Le Créateur)
1. Un type se travesti pour integrer un orchestre féminin qui part en tournée.
2. Oui, se serait un remake de Certains l'aiment chaud.
3. A déterminer.
4. Kevin Kline dans le rôle de Jack Lemmon
PARK CHAN-WOOK
(Old Boy)
1. Un guerrier amérindien isolé de la société et plongé dans une ambiance médiative.
2. Alors qu'il se battait courageusement contre la cavalerie, le héros croit une fausse promesse qu'on lui a fait. Il persuade les conservateurs d'accepter l'armistice. Mais les Blancs le trahissent et il doit affronter une fin tragique.
3. A Warrior
4.Chow Yun-Fat jouerai l'homme qu'il respecte le plus, son père, le chef de la tribu.
OLIVIER DUCASTEL ET JACQUES MARTINEAU
(Crustacés et coquillages)
1.Arturo, homosexuel californien bien dans sa peau.
2.Il vient d'épouser, à la mairie de San Francisco, Andrew avec lequel il vit depuis plusieurs années déjà. Le couple entame une procédure d'adoption et quelques mois plus tard, le bébé tant attendu arrive.
3.SF, comme San Francisco ou science-fiction
4. Keanu Reeves dans le rôle d'Andrew. Lauren Bacall, Dolly Parton, Jodie Foster, Michael Pitt, Joseph Gordon-Levitt dans ceux de leurs amis.
Publié par dark_leia à 14:21:29 dans Presse | Commentaires (0) | Permaliens
Chose promise, chose dûe. Je viens de passer des heures à taper l'article, mes yeux n'en peuvent plus, je suis crevée, vous aurez les autres demain...et oui ! ensuite y a encore dans les coulisse d'un tournage démesuré, Willy Wonka par Johnny Depp, ses coups de génie, 10 réalisateurs lui inventent un film, 20 raison d'aimer Johnny par Vanessa Paradis, et c'est pas et c'est pas tout, j'ai aussi acheté Cinélive, à cause de l'article "Johnny Depp par Tim Burton" sans compter qu'il y a plein de truc super à scanner...
bon alors voila la gros morceau, scan et tout demain. bonne lecture en attendant
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Personnages déglingués, interprétations atypiques, poésie aérienne, choix radicaux... Depuis vingt ans, la carrière de Johnny Depp carbure à la singularité et à l'intransigeance. Retro (presque) exhaustive sur une filmographie (presque) exemplaire.
(C) OLIVIER DE BRUYN
20
ans de DeppCa aurait pu tourner autrement... Avant de devenir l'acteur le plus étonnant de sa génération, Depp a en effet flirté avec le destin de rock-star. Echappé d'un environnement familial désolant, (querelles rudes entre papa et maman, déménagements incessants), le jeune Johnny s'installe au début des années 80 à Los Angeles et forme un groupe rock, The Kids, qui, entre autres faits de gloire, assure les premières parties des Talking Heads, des B 52's et, last but vraiment not least, d'Iggy Pop, idole de la contre-culture radicale. Iggy, dont il recroisera bientôt le route dans des expériences cinématographiques mémorables.
Mais la rock'n'roll attitude (qui, chez lui, ne relève pas de la pose, surtout concernant la drogue...) ne suffit pas à nourrir son (jeune) homme. Au gré de ses errances nocturnes dans les bars de L.A., Depp rencontre Nicolas Cage. Ce dernier évoqie les avantages potentiels du métier d'acteur. Résultat : grâce à l'intervention d'un impressario, copain de Cage à la ville, Johnny Depp inaugure en 1984 sa carrière cinema avec un film d'horreur signé Wes Craven, Les Griffes de la Nuit. Sorti indemne de l'expérience, il enchaîne sur quelques prestations ciné et télé, dont une apparition dans un film notable, Platoon, d'Oliver Stone (86). La discrétion n'a qu'un temps. Et l'acteur néophyte devient bientôt, presque contre son gré, le fantasme incarné de millions de midinettes américaines, fascinée par son joli minois brillant sous les spots télévisuels. Nom de l'objet cathodique ? "21 Jump Street". Si la série réjouit le compte en banque de l'acteur durant quantre, elle indispose son ego. Déjà ennemi revendiqué du polissage, Depp, de moins en moins discrètement, vomit son emploi nickel et gentillet.
"Orphelin, inachevé et solitaire"
L'heure de la revanche et de la crédibilité artisitque ne va pas tarder à sonner. Vivement. Depp inaugure en effet la décennie avec deux films qui impose sa singularité et son obsession forcenée du décalage. Dirigé par John Waters dans Cry Baby, il brise en mille morceau son image de joli garçon innofensif. Et donne le meilleur de lui-même dans cette farce potache qui, entre fétichisme punk et éloge de l'androgynie, démolit les poncifs de la fiction adolescente. A ses côtés, dans le casting, Iggy Pop. Surtout, la même année 90, Johnny tourne avec Tim Burton Edward aux Mains d'Argent. Un chef d'oeuvre absolu où il incarne une créature imaginaire ("orphan, incomplete and all alone) prisonnière d'une croissance imposiible, de la vindicte sociale et d'une éternelle immaturité sexuelle.
L'aura poétique qui enrobe Edward, rôle à proprement parler fondateur, n'abandonnera plus le comédien. Les traumatismes de l'enfance et le charme vénéneux des refuges imaginaires hanteront de nombreux titres de sa filmographie. Les personnages marginaux, fâchés avec les règles sociales et familiales, seront pléthoriques. Chez ses protagonistes, la grâce, la délicatesse, voire une certaine hébétude, ne cesseront de cohabiter avec la violence. A l'image, peut-être, de la biographie privée d'un acteur qui camoufle ses démons psychologiques et ses penchants autodéstructeurs sous la douceur adolescente des traits et un sourire énigmatique.
Dans tous ses meilleurs films, Depp, consciemment ou non, court-circuite les catégories usuelles. Peut-on vraiment lui donner un âge ? Ressemble-t-il à un ado attardé ou à un type de 42 ans ? Ou aux deux à la fois ? Quid de l'ambivalence sexuelle : ange irréel ou incarnation idéale des fantasmes hétéros ? (homos ?). Ou les deux (les trois) à la fois ? Comment caractériser son jeu : raideur affectée ou souplesse élégante ? Son regard : candeur ou ironie ? De ses choix, par contre, aucune ambiguïté. Johnny Depp a toujours fait preuved'une rigueur assez rare parmis les comédiens américains de sa génération. Multipliant à ses début les frasques, les idylles médiatiques (Winona Ryder, Kate Moss) et les faits divers façon rock-star (suite d'hôtle saccagée et tutti quanti), l'acteur ignore globalement les lois du star-system et refuse les blockbusters mirobolants qu'Hollywood lui propose.Mieux, il rejette également les rôles prévisibles de rebelles punkisants auxquels sont pedrigree existentiel semble le prédestiner.
Guêpière et pull angora
En 93, second rôle majeur avec Arizona Dream (dans la BO : Iggy Pop) Emir Kusturica déconstruit les mythes de l'american dream. Jerry Lewis et Faye Dunaway sont complices. Depp aussi. Dans un rôle de rêveur lunaire fuyant le réel pour mieux enchanter le monde, l'acteur y confirme les paradoxes de sa personalité. Un garçon se serait gouré d'époque. Plus synchrone avec l'ébullition des années 70 qu'avec la désespérante décennie 90 et sa triste litanie d'indiviualisme yuppie et de ratiboisement des utopies. Un garçon, aussi, qui se serait gouré de pays. Depp -sa filmo et sa vie en témoigne- éprouve (au moins) autant d'affinités avec l'europe qu'avec ses prétendus frères des sang américains.
Brisant avec constance l'un des clichés les plus redoutables à ses yeux -le machisme-, la filmo deppienne, se love également, au début des années 90, dans la sucrerie de plus ou moin bon aloi. Il joue dans Benny and Joon (Jeremiah Chechik, 93) et Gilbert Grape (Lass Hallström, idem), aimables spectacles qui doivent beaucoup à son étonnante capacité de transformation. Dans le premier, il rend hommage aux acteurs du muet, à surtout Buster Keaton, figure qui l'a toujours obsédé. Dans le second, il joue aux côtés de Juliette Lewis et d'un débutant nommé Leonardo DiCaprio. Le tournage ne lui laissera pas que des bons souvenirs, en partie à cause des réminescences perso persos (jeunesse martyrisée) que le script réveille.
Après dix ans de carrière, Johnny ne se calme pas.Bien au contraire. De retour aux affaires avec Tim Burton -son ami, son frère, son double-, il joue dans Ed Wood (94). Il y incarne le rôle titre, celui du cinéaste potache et maudit. Ed est un môme éternel, puéril et déchirant, à la fois hétéro et travesti. L'ambivalence sexuelle de l'icône Depp trouve une sorte de sublimation dérisoire quand son personnage déambule en guêpière et petit pull angora...La prédilection pour les röles et personnages complexes ne se dément pas. Dans Dead Man (Jim Jarmush, 96), western paradoxal en noir et blanc, Depp incarne un hors-la-loi bien trop humain pour ne pas souffrir milles maux intérieurs.
Des pics et aussi des creux...
Entre les pics artistiques de sa filmo, Johnny trouve le temps de jouer dans l'efficace Meurtre en Suspens (john Badham, 95), où il croise Christopher Walken, acteur au regard aussi énigmatique que le sien, et dans Don Juan DeMarco ( Jeremy Leven, 95) histoire d'un transfert psychanalitique d'un overdosé de conventions qui lui donne l'occasion de rencontrer une idole absolue : Marlon Brando. Il engage l'immense comédien, autre éternel outsider fâché avec les coutumes du cinéma US, pour sa seule réalisation à ce jour, The Brave (97). Un film aussi touchant que maladroit, où il donne libre cours à son amour du prolétariat et de la cause indienne. Le tout émaillé d'hommages à ses héros : Iggy, Jarmush, Burton, Waters, Jean Cocteau...
Une prestation plus tard dans le Donnie Brasco (97) de Mike newell, prototype du film qui doit beaucoup à ses acteurs (aux côtés de Johnny, un certain Al Pacino), et le comédien, fidèle à ses choix artistiques, se retrouve dans un autre monument de déglingue critique, Las Vegas Parano (Terry Gilliam, 98) d'après l'oeuvre et la vie de Hunter S. Thompson. Il y interprète un anti-héros plongé dans le psychédélisme culturel et politique des seventies, défoncé à la coke et au LSD, cofondant la réalité avec ses fantasmes intérieurs. Soit l'une des constantes thématiques de sa filmo. L'humour sournois, l'une des autres caractéristiques majeures de l'acteur Depp (derrière la fixité du regard, on ne sait jamais où se niche la moquerie), sauvera ensuite (très) partiellement l'un des pires films de Roman Polanski, La Neuvième Porte (99). Rencontre au sommet ratée donc, mais -que las dieux cinéphiles nous entendent !- ces deux là se recroiseront peut-être un jour... Par chance, la même année, Depp retrouve Burton dans Sleepy Hollow. Un conte fantastique où l'aura mystérieuse de l'acteur (sa douceur inquiète, son étonnement d'être là) hante le film de la première à la dernière bobine.
... Mais toujours des choix singuliers
Johnny Depp enchaîne avec une série de fictions plus prévisible où son jeu -exception faite de l'impossible Chocolat (Lasse Hallström, 00)- relève toutefois notablement le niveau. Partenaire valereux de Javier Bardem dans Avant la nuit, (Julian Schnabel, 00)- preuve que Depp préfère les bons seconds rôles aux mauvais premiers-, il interprète ensuite un tsigane improbable dans The Man Who Cried (00), Projet ambitieux de Sally Potter. Dans Blow, (Ted Demme, 01), retour aux années 70 avec la saga défoncé d'un magnat du trafic de coke. Dans From Hell (Allen et Albert Hughes, 01), il campe un enquêteur opiomane qui cavale après jack l'Eventreur. Puis dans Desperado 2 (Robert Rodriguez, 03), il s'amuse en multipliant les galipettes ultraviolents et puériles chères au cinéaste de Sin City.
Nonobstant la noirceur des scripts, Depp deviendra-t-il plus prévisible ? Pas sûr. Le naufrage du projet Don Quichotte rêvé par Terry Gilliam (regrets éternels) rapelle que l'acteur n'aime rien tant que s'embarquer dans des projets atypiques. Quand au triomphal blockbuster Pirates des Caraïbes (Gore Verbinski, 03), où il impose aux pontes de Disney ses vues singulières sur le personnage de Jack Sparoow, il confirme son goût pour l'aventure innatendue et, surtout, son souci névrotique de conserver son integrité artistique quelles que soient les circonstances et les budgets. La suite (et presque fin à ce jour) se résume à une adaptation de Stephen king qu'il sauve par sa seule présence (Fenêtre Secrète, David Koepp, 04) et un second rôle chez Yvan Attal (ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants, 04) Son apparitio quasi surréelle d'amant idéalisé subjugue Charlotte Gainsbourg et le spectateur, touchés de concert par une grâce aérienne qui tranche avec la beauferie des autres personnages masculins. Quand à Neverland, de Marc Foster (04), bio de James M. Barrie, elle lui donne l'occasion d'incarner le créateur de Peter Pan, héros imaginaire qui échappe à l'emprise du temps et aux lois du onde. Un héros du genre comme lui, en quelque sorte...
Publié par dark_leia à 23:08:31 dans Presse | Commentaires (1) | Permaliens
Johnny Depp est sur la couverture du magazine Premiere français (enfin!) en ce moment chez les marchands de journaux. et bien sur y a des articles :
- Ses coups de coeur
- Son retour chez Tim Burton avec Charlie et la Chocolaterie
- 20 raisons d'aimer Johnny par Vanessa Paradis (EXDR !!!)
- 10 réalisateurs lui inventent un rôle
Je m'en vais l'acheter en fin d'apres midi et si tout e passe bien ce soir ou demain vous devriez avoir droit à un scan de la couverture (parce que la c'est quand meme un peu petit), et à l'article scanné et tapé par mes soins ^^ en attendant allez voir le lien pour avoir un apperçu de ce qui vous attend : http://www.premiere.fr/
Publié par dark_leia à 12:19:01 dans Presse | Commentaires (2) | Permaliens
http://www.ew.com/ew/report/0,6115,1073574_1_0_,00.html << cliquez la pour lire un bout d'article (en anglais) sur Charlie et la Chocolaterie (Entertainment Weekly's)
Publié par dark_leia à 15:36:28 dans Presse | Commentaires (0) | Permaliens