Rien à dire sur moi. Beaucoup à dire sur Lui.
Beaucoup disent Le connaître. Depp l'Acteur. Pour certaines, juste la tête d'ange qui fait la une des magazines pour groupies hurlantes.
Moi je vous présente l'Acteur, le Réalisteur, le Scénariste, le Peintre, le Musicien... l'Homme transformé, passionnant, talentueux, l'Homme Caméléon. Pas la star, non, l'Artiste, sachez faire la différence...
juste une petite règle, une seule, à respecter svp : PAS DE LANGAGE SMS ! Merci
dark_leia
<< Première - août 2003 | Canal star - janvier 2002 | Le Matin - août 2003 >>
S'il joue encore un inspecteur sombre et dépressif dans From Hell, le Johnny Depp de tous les jours n'a rien de glauque. Au contraire, c'est un papa comblé, qui n'arrêterait jamais de parler de sa petite Lily Rose...
Malgré son penchant pour les bons vins et sa consommation exagerée de cigarettes, Johnny Depp ne paraît pas ses 38 ans. Et même à l'approche de la quarantaine, il continue d'affoler toutes les midinettes de la planète. Et pourtant, même s'il n'est pas marié, le beau Johnny n'est plus un coeur à prendre, et depuis longtemps. Notre Vanessa Paradis nationale est en effet l'heureuse élue, et ce, depuis trois ans. A ce bonheur conjugal, s'est ajouté une petite Lily Rose. Serait-ce la paternité qui rend Johnny Depp encore plus séduisant aux yeux de la gent féminine ? Il le prouve encore une fois dans son dernier film, From Hell, où il interprète l'inspecteur opiomane Fred Abberline, à la poursuite de Jack l'éventreur. Entre deux meurtres bien sanguinolents, il séduit la jolie Heather Graham, ajoutant une autre conquête à la longue liste de ses ravissantes partenaires féminines. Mais sa partenaire préférée dans la vie, c'est bien sa petite Lily Rose, dont il nous parle longuement, entre deux considérations sur Jack l'éventreur, l'absinthe et la France...
Il semble que vous ayez toujours été fasciné par la personnalité de Jack l'Eventreur. Qui y a-t-il de si fascinant chez lui et en quoi est-il différent des autres « serial killers » ?
Tout simplement parce qu'il était le premier meurtrier de ce genre, très méthodique. Et aussi le premier à susciter autant l'attention des médias, en Angleterre et dans le monde entier. A l'époque, Jack L'éventreur a provoqué la naissance de nombreux tabloïds qui l'ont élevé au rang de célébrité ! Et depuis lors, les médias n'ont cessé d'être fascinés par les meurtriers. Et puis l'histoire de l'éventreur est si horrible, et il y a tant de théories à son sujet. Ça rend l'affaire encore plus intéressante...
Est-ce que la théorie élaborée dans le film correspond à votre propre explication de l'histoire ?
Le fait que tous ces meurtres aient servi à couvrir un membre de la famille royale ? Oui, je pense que c'est une bonne explication, très probable. Mais il y en a beaucoup d'autres, notamment une que j'aime beaucoup, tiré d'un livre de Stewart Evans, The Lodger. Selon lui, Jack l'éventreur aurait été un médecin américain, complètement dingue, vivant à Londres à l'époque. Poursuivi par Scotland Yard, il n'a jamais été arrêté. Et les meurtres ont continué, mais aux Etats-Unis, cette fois-ci. Théorie assez forte, là encore.
Comment êtes-vous arrivé sur le projet ? Vous avez contacté les frères Hughes ?
Bizarrement, je les connais depuis quelques années, je savais qu'ils préparaient From Hell, mais nous n'en avions jamais discuté ensemble. Deux ans après notre première rencontre, il n'y a pas si longtemps, ils m'ont contacté pour le rôle de Fred Aberline, l'enquêteur. J'ai bien sûr sauté sur l'occasion, non seulement pour l'histoire, mais surtout, parce que j'avais envie de travailler avec les frères Hughes depuis longtemps. J'ai beaucoup d'admiration pour eux, et elle n'a fait que s'accroître pendant le tournage.
De quelle manière approchez-vous vos rôles, avez-vous un plan de carrière ?
Pas vraiment, ma carrière n'est pas quelque chose que je modèle, comme une sculpture. Elle est assez hétéroclite, sans but particulier. Je choisis juste les choses que j'aime, les réalisateurs que j'admire et avec qui j'ai envie de travailler. Mais c'est vrai que mes derniers rôles étaient tous plutôt sombres, de Las Vegas parano à Sleepy Hollow, en passant par La neuvième porte. Et maintenant, From Hell. Je ne sais pas, c'est ma période glauque !
Vous travaillez sans arrêt...
Effectivement, pendant cinq ans, j'ai enchaîné film sur film. Mais rien n'était prévu, c'est arrivé comme ça. Mais le rythme s'est ralenti depuis l'arrêt du projet Don Quichotte. A part quelques semaines de tournages sur le dernier film de Robert Rodriguez, Once upon a time in Mexico, je suis au chômage depuis un moment, en fait. Don Quichotte a été un énorme désastre. Nous avons joué de malchance, d'abord avec Jean Rochefort qui tombe malade, ensuite avec la compagnie d'assurance qui ne voulait pas nous rembourser. Mais j'espère que nous pourrons recommencer bientôt. Je sais que Terry Gilliam essaye de faire redémarrer le projet par tous les moyens. J'ai confiance en lui, il est si brillant.
Que faites-vous quand vous voulez vous évader ?
Et bien, je passe du temps avec ma femme, Vanessa (Paradis : NDLR), ma fille, je lis, je fais de la musique, je peins. Ma fille commence à dessiner et c'est génial de voir un si petit être mettre de la peinture sur une toile et mélanger les couleurs. Elle est géniale... Je voudrais qu'elle devienne une grande artiste-peintre et non pas une actrice. Et si elle veut quand même se tourner vers la comédie ou bien vers la chanson, je l'emmènerai chez un psy ! Je rigole, bien sûr, mais j'espère sincèrement qu'elle ne sera pas actrice. Quand vous connaissez le monde du cinéma, son racket, ses règles impitoyables, vous n'avez vraiment pas envie que vos enfants suivent vos traces. D'ailleurs, je pense qu'elle est trop intelligente pour travailler dans l'industrie du divertissement. Je la verrai bien écrivain, ou même chef d'état. Oui, voilà, elle sera présidente de la république...
Qu'est-ce que vous a apporté la paternité ?
Le jour où ma fille est née, elle m'a redonné la vie. Comme si le brouillard s'était enfin éclipsé pour laisser place à la lumière. C'est un moment très intense quand vous découvrez enfin pourquoi vous vivez. C'est incroyable ce que ma fille m'a fait. Si vous la voyiez, elle n'a que trois ans, et c'est déjà une petite femme, elle met vingt minutes pour choisir une robe, et quand elle en a choisi une, elle change encore d'avis. Et elle peut recommencer comme ça six ou sept fois. C'est vraiment une petite fille étonnante...
Vous vivez maintenant en France. Comment vous-y sentez-vous ?
Vivre en France me permet vraiment de mener une vie normale. Quand je suis chez moi, avec mes deux petites femmes et mes amis, non seulement, nous ne parlons jamais de cinéma, mais nous n'y pensons même pas. Nous nous demandons si les olives et le raisin seront bons l'année prochaine, nous jouons à la pétanque. Puis nous buvons un pastis à cinq heures et demi, et le soleil se couche...
Vous parlez bien français maintenant...
Je suis encore trop timide pour parler mais je peux parfaitement suivre une conversation entière. Si vraiment il le faut, j'arrive à me débrouiller. C'est ma fille qui m'apprend le plus de choses. J'étais sûr qu'elle commencerait à parler vers l'âge de deux ans, et qu'à ce moment-là, je maîtriserai suffisamment la langue, mais en fait, elle parle déjà mieux que moi. Elle m'apprend un nouveau mot chaque jour. Je suis toujours entrain de m'extasier : « Qu'est ce qu'elle vient de dire ? »
Revenons à From Hell. Vous apparaissez dans une scène, en train de boire de l'absinthe...
C'est une expérience intéressante de boire de l'absinthe, même si c'est très dangereux. Évidemment, il y a plusieurs recettes, notamment de très vieilles recettes qui peuvent vraiment vous endommager le cerveau. Cela vous fait comprendre pourquoi Verlaine a tiré sur Rimbaud, ou comment Van Gogh en est arrivé à se couper l'oreille. L'absinthe est à boire avec la plus grande précaution. Dans le film, ce qui est drôle, c'est qu'on me voit préparer avec soin le breuvage, le porter lentement à ma bouche, mais on ne me voit pas le boire. Tout simplement parce que pour les besoins de la scène, nous avons rajouté de l'essence pour que le liquide brûle plus facilement. Et je n'arrêtai pas de me dire, en portant le verre à mes lèvres : « Coupez, coupez ! »
Vous avez également un accent extraordinaire dans le film, les frères Hughes ont dit que vous vous étiez inspirés de la voix de Keith Richards, le guitariste des Rolling Stones. Vous pouvez nous en parler ?
Oui, mon personnage, l'inspecteur Abberline me faisait penser à Keith Richards, ou aussi à Pete Townsend des Who. On ne peut pas faire plus complexe comme mec...
Publié par dark_leia à 14:35:46 dans Presse | Commentaires (0) | Permaliens