Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

Double Je

La double vie d'une trentenaire qui se cherche encore

Comme un lundi | 29 janvier 2007

Barbouillée depuis hier soir. Et encore un peu aujourd'hui. Pas envie de bosser. Pas beaucoup d'énergie.

Juste envie de rentrer, m'enfouir sous la couette, regarder des DVD, bouquiner...

Ou faire une journée ciné, enfermée dans une salle noire.

Ou partir quelques jours au soleil. Ca, ce serait bien. Mais c'est pas pour demain. Ou au moins faire un break, le temps d'un week-end en amoureux, quelque part, pas forcément loin, juste pour faire une pause et changer de paysage. Mais c'est pas pour tout de suite non plus, reprise des travaux oblige.

Pfff.

Vivement le week-end prochain. Encore 5 jours à tenir...

Publié par Titinette à 14:09:38 dans Titi at work | Commentaires (2) |

Passer à autre chose | 24 janvier 2007

Bon. Il m'a fallu trois jours pour encaisser le coup. Trois jours pour me faire une raison. Trois jours pour me poser et me dire que je ne vais pas continuer à vivre comme ça, dans l'attente et la frustration. Mon niveau de vie ne va pas changer, mais j'aurais toujours un peu plus d'aisance qu'avant, alors on ne va pas pleurer non plus (ça, c'est fait).

Depuis que j'ai commencé à travailler il y a huit ans, je m'investis à fond dans tous mes postes, je choisis mes expériences professionnelles de façon à construire un parcours cohérent quitte à faire des choix parfois déchirants entre deux opportunités, j'apprends, je deviens de plus en plus professionnelle, je prends confiance en moi... Tout ça dans l'espoir d'évoluer et d'arriver un jour à un poste à responsabilités et avoir ce qui va avec côté pépétes. J'ai cru, un instant, avoir atteint cet objectif, du moins en partie. Mais en fait non. Le parcours est encore long. Et là, tout de suite, je n'ai plus envie de me battre pour prouver quoi que ce soit à qui que ce soit.

Alors voilà, je vais prendre les choses comme elles viennent. Je prendrais toujours mon boulot à cœur, je ne sais pas faire autrement, mais je vais vivre aussi pour autre chose. J'essaierai de partir un quart d'heure plus tôt quand c'est possible, de me rendormir la nuit quand je me réveille en sursaut en brassant les problèmes que je n'ai pas encore résolu ou les choses que je n'ai pas encore eu le temps de faire au boulot, de prendre plus de temps pour d'autres choses. Profiter de mes trajets de train pour bouquiner au lieu de classer mes mails ou rédiger des comptes-rendus, écouter plus souvent de la musique (penser à piquer le lecteur MP3 du chéri)...
 

Ca, c'est ce que je me disais ce matin, coincée dans mon train retardé par les chutes de neige. Mais le pire, c'est que cet après-midi, alors que je me suis retrouvée à nouveau en présence de mon directeur national, j'ai ressenti une sorte de culpabilité par rapport à ma réaction face à lui alors qu'il était sincèrement heureux de m'annoncer une « bonne nouvelle ». Je sais bien qu'il est honnête au fond, qu'il n'avait peut-être pas connaissance réellement de ce qu'un autre m'avait promis (surtout que ces deux là ne s'apprécient que moyennement) et qu'il n'avait pas conscience que cet entretien que je réclamais (notamment pour négocier figure toi cher Caliban ! Mais on ne m'a pas laissé m'exprimer, il a fait sa demande aux RH pour moi sans qu'on en discute ensemble avant) avait tant d'importance pour moi.

Je déteste cette sensation que j'ai eu aujourd'hui : me sentir nulle et indigne de cette « augmentation ». Chaque fois que j'ai ouvert la bouche pendant notre réunion, j'avais l'impression qu'il me jugeait, que je ne disait que des choses sans intérêt, qu'il pensait en m'écoutant que je ne mérite pas mieux que ce que j'ai eu. Je sais, je suis totalement paranoïaque. Mais j'ai vraiment l'impression de l'avoir déçu et je n'aime pas ça du tout.

Bon... Entre l'état de frustration d'avant, et l'état de culpabilité et de paranoïa d'aujourd'hui, je ne sais pas ce que je préfère. J'espère trouver rapidement un équilibre parce que je suis fatiguée de me prendre autant le choux avec tout ça. Allez. On va essayer de trouver le sommeil, ce soir, dans cette chambre d'hôtel qui ressemble toujours à la précédente, tant et si bien que je vais finir par m'y sentir presque comme chez moi à force d'y passer tous mes séjours ;-)

Publié par Titinette à 23:02:21 dans Titi at work | Commentaires (4) |

Méprisable | 22 janvier 2007


Je n'aime pas ce que je suis en train de devenir. Une fille complètement frustrée,
obsédée par le chiffre en bas de sa fiche de paie, sans cesse en train de
comparer ce chiffre à celui de ses autres collègues de travail. Bien entendu,
l'attente interminable, l'impatience frémissante, l'investissement illimité de
ma petite personne dans ce boulot depuis octobre 2005, les promesses, les
entretiens professionnels sans cesse repoussés, les fins de mois, certes
bien moins difficiles qu'avant mais pas folichonnes non plus, les
imprévus dans les travaux qui vont nous demander de lourds investissements dans
les prochains mois... Tout ça mis bout à bout fait que, zut, j'attendais beaucoup
de ces nouvelles responsabilités qu'on venait de me proposer.

Mon directeur national, tout sourire, m'apprend qu'il a enfin reçu une
réponse concernant mon augmentation, mon changement de poste et de statut. Il
m'annonce tout sourire qu'il s'agit de la « plus grosse augmentation du
groupe ! ». Mouais, j'attends de voir concrètement. Je demande clairement,
mensuellement à quoi cela correspond. Et là, surprise, il s'agit tout juste, à
trente euros près, du montant promis au moment de l'embauche mais « pas
tout de suite au bout de 5/6 mois lors de la prise officielle de vos fonctions ».

Un peu K.O, je réplique « OK. Mais ça, ce n'est pas une
augmentation pour moi, c'est simplement la régularisation du salaire qui
m'avait été promis à mon embauche et que j'attends donc impatiemment depuis
mars dernier »

Lui « ah ? Ah bon ? Mais je n'étais pas au courant de cette
histoire de régularisation. ».

C'est ça... « Et bien disons que j'essaie d'avoir un entretien avec
toi à ce sujet depuis mars et que je n'ai pas eu l'occasion d'évoquer ce point
dans le détail avec toi. Je pensais cependant que tu étais au courant des
négociations salariales et de ce qui m'avait été proposé car j'ai aussi passé
un entretien d'embauche avec toi et que j'imagine que ton collègue as du
t'informer de sa proposition avant de m'en parler et que j'accepte le
poste ». (en plus, on en avait rapidement parlé en septembre, avant qu'il
ne me propose officiellement le poste national et j'avais déjà rappelé mes
"prétentions initiales").

Lui « merde, tu dois être déçue alors. Tu devais t'attendre à 100,
200 euros de plus ». Ben oui, coco, et encore je ne suis pas
exigeante (on parle en brut).

« Oui, mais là, maintenant, je ne peux plus rien faire. C'est soit
cela te conviens et tu acceptes, soit tu refuses et tu pars ».

Ben voyons. « et concernant la rétroactivité ? » (ben
quoi, qui ne tente rien, après tout, on en avait parlé) .

« Heu... Je vais en reparler pour voir si on peut faire quelque
chose. » C'est ça. Et calcule bien. Je perds virtuellement 300 euros bruts
par mois depuis mars dernier, alors t'as intérêt à faire un effort si tu veux
que je reste un brin motivée.

Bref. Je me retrouve avec des responsabilités nationales avec un salaire encore
largement inférieur à tous mes collègues locaux. Si c'est pas ridicule comme
situation...

Je sens une profonde démotivation là depuis vendredi. C'est normal ?

PS : et la meilleure, que je vous ai gardé pour la fin. "Tu sais, moi je
préfère que tout le monde gagne bien sa vie hein. Mais dis moi, ton mari, il
travaille non ? Vous avez bien deux salaires ?". Moi "Heu... Oui. Je
ne vois pas ce que ça vient faire là, mais oui, ça va, je ne suis pas à la rue. Ceci dit, il gagne
encore moins que moi alors on peut pas dire que je sois une femme entretenue.
Ceci étant dit, je pense qu'en dehors de toute considération personnelle, je
mérite largement ce salaire"(faut arrêter de nous faire croire qu'on nous
fait toujours des fleurs).

C'est quoi cette façon de s'inquiéter du salaire de mon homme, hein ? Putain,
on a encore du boulot nous les femmes, je vous le dis...

Je me sens juste épuisée là. J'ai la sensation de devoir pédaler deux fois plus
que les autres pour atteindre mes objectifs. Depuis toujours, je dois
travailler, travailler, travailler beaucoup plus que les autres pour arriver au
même point, que ce soit dans les études ou au boulot. Et là, ça se confirme une
fois de plus. Je dois être vraiment bidon, ou je ne sais pas, limite idiote
peut-être. Ou trop gentille. Trop bonne... trop...

Publié par Titinette à 12:53:07 dans Titi at work | Commentaires (8) |

Mode Pause | 12 janvier 2007

J'ai l'impression d'avoir basculé en mode "attente". Depuis la rentrée de janvier j'ai du mal à démarrer ma journée de boulot. Le soir, j'essaie de rentrer un quart d'heure plus tôt que d'habitude en moyenne. Je traîne à nouveau sur Internet malgré l'oeil de Moscou qui nous surveille tous dans cette boite...

Non que je ne sois plus motivée, mais je reste suspendue au décompte des jours qu'il me reste à attendre avant d'avoir enfin THE information que j'espère depuis mars dernier... Je vais peut-être vous paraître complètement obsédée par l'argent (c'est ce que mon directeur local a l'air de penser à force de remarques de ma part sur mon budget un peu trop serré pour faire ceci ou cela. En même temps, lui, il vit sur une autre planète, ISF et tout le bordel alors il a du mal à comprendre mes réactions) mais j'ai la sensation d'avoir déjà tellement donné de mon temps et de mon énergie que j'ai peur d'être déçue. La simple "régularisation de ma situation" signifie +300 euros bruts (et encore j'essaie de m'empêcher de penser à tous ces euros de perdus ces 9 derniers mois. 2700 euros même en brut ça commence à faire !). J'attends donc naturellement plus que ça puisqu'on m'attribue aujourd'hui de nouvelles responsabilités nationales... Donc, si on m'attribue moins de 500 euros d'augmentation au total (soit seulement 200 euros bruts de plus que le salaire qu'on m'avait initialement promis, je n'ai pas l'impression d'être si exigeante que ça !!! Si ???), je serais déçue. Alors en attendant de savoir, je reste sur mes gardes. Ce n'est peut-être pas la bonne attitude, mais j'ai du mal à faire autrement.

Et qu'on ne vienne pas me dire que je suis une fille intéressée. J'aime beaucoup mon boulot. Je voudrais juste qu'on reconnaisse mon travail au delà des mots d'encouragement et de félicitations, certes très agréables, mais qui ne contribuent pas suffisamment à l'amélioration de ma qualité de vie.

Bon, voilà, c'est dit. Maintenant faut que je me remette à travailler quand même un peu...

Publié par Titinette à 10:24:49 dans Titi at work | Commentaires (3) |

Un peu d'ordre | 15 novembre 2006

 


Des papiers partout sur mon bureau. Chaque semaine de nouvelles tâches à accomplir, de nouveaux projets sur lesquels travailler, de nouvelles heures à ajouter au compteur qui ne seront pas comptabilisées... Ce matin, l'impression d'étouffer rien qu'en regardant l'état de mon bureau. De plus en plus difficile de s'y retrouver dans ce joyeux bordel. Même si je m'y retrouve quand même.

Alors, hop, c'est parti pour une bonne demi-heure de rangement, classement, tri. De petites pochettes de couleurs pour chaque dossier en cours, classement vertical pour tout ce que je n'ai pas eu le temps de lire ou de traiter mais qui n'a pas d'importance, des étiquettes sur les pochettes, un classement lisible pour avoir d'un seul coup d'oeil tous les dossiers à traiter sous la main.

Aaaaah... On y voit plus clair. Et en même temps, je me rends compte du retard pris sur certains dossiers un peu "oubliés", chassés par de nouvelles urgences. Zut. Une douzaine de dossiers "en cours". Va maintenant falloir hierarchiser tout ça, prioriser et freiner un peu sur les "nouveaux projets" qu'on va encore me donner à traiter dans les semaines à venir.

Bon, voilà, reste plus qu'à me remettre au boulot maintenant.

Publié par Titinette à 09:11:34 dans Titi at work | Commentaires (0) |

<< |1| 2| 3| 4| 5| 6| 7| >>