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Double Je

La double vie d'une trentenaire qui se cherche encore

Elle a décidé de partir | 16 janvier 2008

Des années que sa tête n'allait plus. Des années passées à mélanger l'alcool, les médicaments et la cigarette. Des années à se plaindre, à reprocher aux autres sa propre incapacité à se prendre en charge. Des années que l'un de ses fils se sacrifie, à rester habiter chez elle, ne pas prendre son envol, pour la surveiller au plus près, gérer ses crises et supporter les reproches de certains membres de la famille qui préféraient la croire elle, complètement déconnectée de la réalité, plutôt que lui qui envoyait des signaux d'alarme.

Ce week-end, je l'ai eu au téléphone. J'ai essayé de la raisonner, de lui faire comprendre qu'il ne servait à rien de se rendre malheureuse pour des histoires qui se sont passées il y a 15, 20, 30 ans, qu'il falllait penser à l'avenir, se faire soigner etc. Mais elle était déjà dans un autre monde. J'ai prévenu les grands-parents, les fils. J'ai sonné l'alerte. J'ai demandé qu'ils se bougent enfin les fesses et qu'ils la fassent hospitaliser, même contre son gré puisqu'elle ne reconnaissait pas être malade. Qu'il ne fallait plus attendre. Des années que ça dure et que la situation se dégrade. J'ai senti l'urgence, mais trop loin, je n'ai rien pu faire de plus que ces quelques appels...

Hier soir, il l'a retrouvé, pendue dans le salon. Il voulait la protéger mais ne pouvait pas lutter à sa place.

Aujourd'hui j'ai mal. Mal d'avoir perdu ma marraine. Mais je l'avais déjà perdue depuis longtemps... Ils étaient si rares les moments où elle était à nouveau elle-même... J'ai surtout très mal pour mes cousins. Et surtout pour celui qui est comme mon frère, et qui ne pourra jamais chasser de sa tête la vision d'horreur de sa mère qui...

Le pire est à venir. Je descends dans la famille demain. J'appréhende les pleurs, les crises, les déchirures.

Une épreuve à passer. Il faut que je me barricade. Que je protège le bébé.... Mais je dois y aller. Ce n'est pas moi qui vait avoir besoin le plus de courage. En donner. Etre là pour en donner... A ma maman qui a perdu sa soeur, mes grands-parents qui ont perdu leur fille et surtout mes cousins. La perte d'une maman dans ces conditions, je n'ose pas imaginer la souffance qui doit les habiter.

Publié par Titinette à 13:59:39 dans Double je | Commentaires (7) |

Meilleurs voeux ! | 04 janvier 2008

A tous les lecteurs de ce blog, d'abord les plus anciens et les plus fidèles : je vous souhaite une année pleine de bonheur, de santé surtout, c'est l'essentiel, et de réussite dans tous les projets qui vous tiennent à coeur. Beaucoup d'amour, d'amitié, d'argent aussi ! De la douceur, de la fantaisie et des sourires.

A tous les autres, lecteurs de passage, je vous souhaite également une excellente année 2008 et espère vous revoir ici plus régulièrement peut-être ;-)

De mon côté, l'année commence avec un petit souci de santé qui va me contraindre a adopter un régime sévère et à m'arrêter de travailler beaucoup plus tôt que prévu. Je viens de l'apprendre ce matin. C'est un peu l'affollement... Je n'ai que quelques jours pour régler mes affaires au boulot... L'avantage, c'est que je vais pouvoir me concentrer sur ma grossesse, moi qui l'ai mise un peu "de côté" ces 6 premiers mois avec une prise de conscience difficile. Il me reste donc trois mois pour me concentrer sur mon état de "femme enceinte". Après tout, finalement, ce n'est pas plus mal... Je vais essayer d'en profiter un peu :-)

Bon début d'année à tous !

A bientôt.

Publié par Titinette à 17:31:25 dans Double je | Commentaires (11) |

Spleen de novembre | 22 novembre 2007

Le temps est gris, pluvieux, humide. Et ce matin au réveil, la conversation de cette semaine avec un collègue de boulot qui va probablement partir bosser dans le sud ressurgit. Il a passé 20mn à me dire qu'il espérait que ça allait marcher, qu'il n'en pouvait plus de vivre ici, qu'il ne comprenait pas que je sois encore là moi aussi. Qu'une maison, ça se vend. Qu'un nouveau job, ça se trouve etc... Et vas y que je te déballe tous les plaisirs du sud, les week-end qui ressemblent aux vacances et tutti quanti. Comment dire... Ce n'est pas moi qu'il est besoin de convaincre. Moi je lutte contre toutes ces idées pour essayer de m'adapter à ma vie ici. Et il n'en fallait pas autant pour que je replonge. Alors c'est vrai, ce matin, au réveil, coup de spleen... Spleen accentué par un autre échange avec un prestataire qui est pourtant un mec du cru mais qui a préféré partir habiter "la grande ville" d'à côté tant il trouve la ville ici triste et les gens d'ici tellement peu ouverts sur "le reste du monde". Tout ça, c'est pas moi qui le dit. Ce sont des idées que j'essaie de chasser. Mais je n'ai pas assez de forces pour lutter contre des idées qui sont les miennes. Alors coup de spleen ce matin. Ca va passer, je sais, je sais. Ca va passer.

Publié par Titinette à 10:00:40 dans Double je | Commentaires (4) |

Balade | 16 novembre 2007

Et non, je ne pars pas en balade. Je suis par contre totalement malade... J'opte donc aujourd'hui pour le télétravail en espérant que le week-end suffise à me remettre sur pied. Sachant qu'à part des efferalgans et du miel je n'ai pas bien le droit d'ingurgiter autre chose, j'espère que le repos suffira...

Bon week-end à tous

Publié par Titinette à 12:11:07 dans Double je | Commentaires (4) |

Week-end grisou | 10 novembre 2007

C'est le week-end. Et j'en suis ravie. La liste de ce que je dois faire / voir / acheter aujourd'hui est là, dans mon sac. Coiffeur à trouver sans rendez-vous parce que je ne peux plus sacquer ma bobine, ravitaillement de crèmes à la parfumerie pour que la peau de mon bidou ne commence pas à craquer, acheter ces appliques repérées à Leroy Merlin pour ma SDB en attendant de trouver mieux parce que ras-le-bol de ces fils qui pendouillent sur mon mur etc. Et puis voilà qu'un mal de crâne vient de m'assaillir. La fatigue et la flemme en prime. Faut que je me bouge. Ca passera en m'activant. Mais encore faut-il que j'arrive à enclencher le bouton "on". Parce qu'avec le froid de canard qu'il fait aujourd'hui, je "couetterais" bien toute l'aprem.

Et petite grenouille qui bouge. Je commence à sentir ses sursauts depuis quelques jours. Hier soir, plus fort que d'habitude. C'est étrange. Un allien dans le bidou qui s'agite. C'est encore trés furtif. Comme ma prise de conscience dans ces moments là. Faut que j'arrive à débloquer ce blocage de merde qui m'empêche de "profiter" de ce moment de ma vie si particulier. Faut que j'arrête d'être indifférente. Faut que j'arrête d'envoyer bouler les gens de mon entourage "si happy" pour moi quand ils veulent disserter trop longtemps sur l'événement en question. Faut que je commence à regarder les petits chaussons, les mini-bodys et toutes ces autres conneries en m'autorisant à trouver ça trop mignon. Parce que ça l'est, un peu quand même. Il n'y a bien qu'avec mon homme que j'exprime de temps en temps mon ébahissement temporaire, mes craintes que l'on partage d'ailleurs, et le bonheur de se dire que bientôt on sera "une famille", liés pour la vie lui et moi, quoi qu'on fasse, quoi que la vie nous réserve désormais.

Publié par Titinette à 13:51:02 dans Double je | Commentaires (0) |

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