Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

Double Je

La double vie d'une trentenaire qui se cherche encore

Une nouvelle ère commence | 31 mars 2008

Ca y est, je suis une maman... Ca me fait tout bizarre de dire et d'écrire ça... Comme si c'était un truc totalement incongru. Evidemment, rien ne s'est passé comme prévu. Il est né avec 15 jours d'avance. Déjà pressé le petit loulou, qui ne sera donc pas un bélier finalement. Mais bon ça, on s'y attendait un peu. C'est rien. Rien du tout à côté de la suite.

Le plus drôle, c'est certainement d'être tombée sur une sage femme qui a eu un peu de mal à mesurer réellement l'état d'avancement du travail, un personnel débordé au moment où moi je commence sérieusement à avoir du mal à respirer et qui, lorsqu'on daigne enfin venir me voir, m'annonce que le bébé arrive et qu'il est trop tard pour la péridurale. Hein ? Quoi ???? Bon évidemment, j'ai enchaîné sur une épisiotomie, alors qu'on m'avait juré craché qu'il n'y en avait que 10% dans cette clinique. Alors soit, j'ai vraiment pas de bol, soit on m'aurait menti ?

Le plus dur, finalement, c'est encore la suite... Un bébé dont la température est trop basse, qui a du mal à gérer sa respiration et qu'on m'enlève illico pour le mettre sous couveuse.  Je l'aurais à peine aperçu et je ne pourrais vraiment le toucher que trois jours après. Mais voilà, du coup, je n'ai pas eu la fameuse "vague d'émotion intense" qui fait qu'on se sent bouleversée et tout et tout à la naissance de son petit bout. J'ai juste eu l'impression qu'on me donnait un bébé mais que ce n'était pas forcément le mien. Pour une fille super émotive comme moi, ne pas vivre ce moment unique de la vie comme un moment fort en émotions, c'est frustrant. Très très frustrant même. Comme l'impression qu'on m'a volé le moment le plus important de mon accouchement.

J'ai parfois la sensation que tout ça, grossesse, accouchement, bébé... ce n'est pas réel. L'impression que je pourrais me réveiller et que tout ça n'a jamais vraiment eu lieu, que c'est une parenthèse que je pourrais presque fermer avant de reprendre le cours de ma vie, comme avant. Et toutes ces sensations, ces impressions, ce manque d'élan émotionnel me font évidemment atrocement culpabiliser. Je me demande si je suis normale.

Ensuite, il y a eu les évanouissements à répétition tellement j'étais claquée, les douleurs de l'épisio et pire encore... celles des hémorroïdes. Un truc affreux affreux. D'autant plus qu'on m'a annoncé que c'était tellement sévère que j'allais certainement conserver une varice et là, je pleure et je me dis "mais pourquoiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ??? C'est vraiment trop beurk beurk beurk !!!"

10 jours en clinique, le temps que bébé se remette d'applomb. A la fin, ça commence à faire long. Surtout quand le papa que j'avais prévenu sur ce thème, se débrouille pour se faire renvoyer à la maison parce qu'il n'a pas été foutu de venir avec un landau totalement équipé pour être attaché correctement dans la voiture. Nous étions sur le départ et me revoilà partie à attendre encore une heure, prise en otage par le service de néonathologie, le temps qu'il revienne avec un autre moyen de transporter bébé. Et quand je fais la gueule à son retour, monsieur ne se remet pas du tout en question et ne comprend absolument pas pourquoi je suis juste un peu sur les nerfs là. Je me suis juste tue. Sinon, je l'étranglais, lui, le bébé et moi après.

Il y a ensuite le premier accrochage avec les beaux-parents, pas foutu de comprendre, alors qu'ils habitent à côté et sont à la retraite, que non, franchement, se pointer à la maternité le dimanche entre 15h et 17h alors qu'il y a déjà 15 personnes qui défilent, ce n'était pas un choix très intelligent. Et de refuser d'attendre 10 mn dans le couloir que les visiteurs précédents s'en aille avant de pouvoir entrer dans la chambre parce que "nous aussi on est les grands-parents" (rapport au fait que mes parents sont venus passer le WE pour voir le bébé, sauf que ma mère bosse encore et qu'ils habitent à 350 bornes, donc ils n'avaient pas trop le choix, c'était le WE ou rien), franchement, j'ai trouvé ça très con comme attitude. Evidemment, le chéri étant très contrarié, j'ai du m'applatir et rappeler pour "m'excuser" et les enjoindre à revenir le lundi (je ne tenais pas à avoir un chéri contrarié alors que j'étais moi-même à la limite du baby blues sévère). Alors que je n'avais qu'une envie : leur dire qu'ils n'étaient vraiment que des pauvres cons de réagir ainsi et que si ça commençait comme ça, ça n'allait pas du tout coller entre nous.
 
Bref. Ca y est, nous sommes de retour à la maison. Bébé va bien. Le Papa est là une semaine avec moi, le temps qu'on s'organise. Les choses vont probablement rentrer dans l'ordre, au fil du temps. Mais je suis encore traversée par ces idées pesantes qu'un bébé, c'est vraiment beaucoup beaucoup de contraintes... Et j'angoisse un peu à l'idée d'être emprisonnée à la maison, d'autant plus que, vous vous en doutez bien , je n'ai pour l'instant aucune envie de confier bébé à la garde de mes beaux-parents pour avoir le temps de faire autre chose, ne serait-ce que l'espace d'une après-midi.

J'espère que très vite, l'amour et l'émotion, le lien maternel et tout ce qui va avec prendront le pas sur le reste... Faut juste que je me repose un peu je crois. Je suis vraiment trop sur les nerfs pour le moment.

Publié par Titinette à 20:20:02 dans L'aventure bébé | Commentaires (5) |

Tout s'accélère | 13 mars 2008

Bébé devrait arriver plus tôt que prévu. C'est le Dr qui l'a dit lundi. Le col s'est ouvert, donc d'ici une dizaine de jours, il y a des chances que le processus s'enclenche. Et si ce n'est pas le cas, il préfère déclencher l'accouchement avant le terme, pour ne pas prendre de risques à cause de mon diabète. Bref, c'est pour trèèèès bientôt. D'ailleurs, je le sens bien. Je n'arrive presque plus à marcher. Et le simple fait de rester debout pour cuisiner ou repasser m'essouffle ! Epuisant !

Donc, ça y est. J'entre dans une phase d'attente. Ma valise est presque prête à quelques détails prés que je mettrais au dernier moment comme mes affaires de toilette.

Aujourd'hui peut-être, ou alors demain... Je guette les signes. C'est ce qu'il y a de plus flippant quand on n'a jamais connu ça : la crainte de ne pas reconnaître les bons signaux ! Du coup, si on doit le déclencher, finalement, ce n'est peut-être pas plus mal.

A part ça, petit coup de blues aujourd'hui. C'est mon anniversaire et je suis toute seule toute la journée. Le chéri n'a rien prévu évidemment. J'espère le traîner au ciné s'il ne rentre pas trop tard de son boulot (il est prévenu, mais que voulez-vous, parfois il a du mal à comprendre...). Il a quand même annulé son déplacement professionnel vu les risques d'accouchement en avance annoncé par le Dr. C'est déjà ça. Mais bon, si c'est pour se retrouver ce soir sur le canapé devant une merde à la TV, merci bien. Bref c'est rien, ça va passer. C'est juste que même si j'ai fini par m'habituer à ne jamais avoir droit à une surprise, à recevoir mon cadeau d'anniversaire des jours, voire des semaines ou plus après le jour J, il y a quand même des fois où ça me rend un peu triste. Il ne faut pas. C'est idiot. Je le sais bien. Ca ne l'empêche pas de m'aimer. Mais quand même... Sa manie de toujours tout faire au dernier moment m'exaspère. Surtout quand "le dernier moment" arrive trop tard à mes yeux pour avoir la valeur que je voudrais lui accorder. Pour moi, le lendemain, c'est déjà trop tard.

Alors vivement demain. Qu'on n'en parle plus.

Publié par Titinette à 12:10:21 dans L'aventure bébé | Commentaires (6) |

J-1mois | 04 mars 2008

On y est presque...

J'ai enfin rédigé mon petit mot d'absence de bureau. Mes deux dossiers en souffrance sont bouclés. Je peux tourner la page du boulot pour quelques mois.

J'ai encore pas mal de choses à faire / acheter / pour préparer la venue de bébé. Il est temps que je m'y attèle. Sauf que depuis quelques jours j'ai vraiment beaucoup de mal à marcher. Maux de ventre, tiraillements, essoufflements... Ca va devenir compliqué. Et avec ça, après un pseudo-printemps ces dernières semaines, c'est le grand retour du froid aujourd'hui. Quelques flocons par la fenêtre, c'est dire... Ca ne donne pas vraiment envie de mettre le nez dehors.

J'ai hâte de voir sa bouille et en même temps, je ne suis pas pressée. J'ai un peu peur de tout ce que ça va changer... Même si en me lançant dans l'aventure, j'ai accepté ces changements qui m'effrayaient bien trop auparavant.

En même temps, l'abstinence commence à être longue. C'est dans ces moments là que je regrette de ne pas avoir de joujous comme certaines ;-) Et puis, côté fringues, j'ai hâte de pouvoir à nouveau m'habiller avec plaisir. Même si je me doute bien que, là aussi, il va falloir attendre encore quelques mois avant de pouvoir à nouveau entrer dans mes bons vieux jeans.

J-1mois... Ca va vite passer, je le sens.

Publié par Titinette à 11:37:33 dans L'aventure bébé | Commentaires (6) |

Cauchemars, mort à tous les étages | 28 février 2008

On dit que les femmes enceintes font généralement des cauchemars sur la fin de leur grossesse, appréhension de l'accouchement, angoisses diverses etc. en sont les causes.

Pour ma part, j'ai bien eu droit ces derniers jours à quelques chauchemars. Mais rien à voir avec la grossesse. Le premier était au sujet de ma marraine. J'étais dans une maison (inconnue) où tous les plafonds portaient les marques de ses tentatives... mais elle était sauve. Le second concerne la tante de mon homme. Je la découvre morte, le visage figé et déformé, la bouche grande ouverte, allongée dans un lit auprès de ses parents (grands-parents de mon homme) morts eux aussi.

Bref. Je sais bien qu'on vient de lui diagnostiquer un cancer très rare (1%) mais j'espère qu'ils trouveront un traitement et que cette histoire ci se terminera mieux que la première... Sinon, j'ai pas fini de cauchemarder.

Publié par Titinette à 18:50:41 dans Double je | Commentaires (0) |

L'angoisse | 20 février 2008

Jusque là, tout va bien. Je ne stresse pas trop. Sauf que... Je viens d'apprendre que l'homme me laisse tomber pendant 4 jours et 4 nuits pour un déplacement professionnel, tout juste 15 jours avant la date prévue de l'accouchement. Et là je dis NAAAAAAAAN et je commence à angoisser.

Non, parce que ça fait beaucoup, 4 jours et 4 nuits quand même. Enfin, moi je trouve. Et comment je fais moi, ici totalement seule et isolée, s'il se passe quelque chose ? En journée, passe encore. Je peux toujours appeler la voisine et encore, si elle est là... (et si elle est pas là ???). Mais si c'est la nuit hein ? Mes beaux-parents, vu la distance, le temps qu'ils se réveillent, se préparent, viennent me récupérer et m'accompagnent à la clinique, au total on en a pour une bonne heure. J'ai presque autant d'essayer de me traîner toute seule à la maternité. Et en plus, j'avoue : je n'ai pas du tout envie de faire appel à mes beaux-parents. C'est dit.

Va falloir que je mette en place un plan B là, parce que sinon je vais mal dormir jusqu'à ce que son déplacement soit passé.

Dans ces moments là, je regrette sérieusement d'habiter si loin de ma famille. Et je lui en veux de ne pas avoir envoyé balader son boss. J'en ai assez d'être une sorte de warrior qui doit tout le temps se débrouiller toute seule et n'obtenir
de lui que des encouragements de coach. Marre. J'espérais que mon état générerait de sa part un minimum de réactions de chouchoutage dans les règles. Je termine mon huitième mois, et nada à ce niveau. C'est pas faute de le lui dire pourtant. Mais il ne sait pas faire. Et ça me désespère... C'est pourtant pas si compliqué pourtant, si ?

Publié par Titinette à 16:25:16 dans L'aventure bébé | Commentaires (2) |

<< |1| 2| 3| 4| 5| 6| 7| 8| 9| 10| 11| 12| 13| 14| 15| 16| 17| 18| 19| 20| 21| 22| 23| 24| 25| 26| 27| 28| 29| 30| 31| 32| 33| 34| 35| 36| 37| 38| 39| 40| 41| 42| 43| 44| 45| 46| 47| 48| 49| 50| 51| 52| 53| 54| 55| 56| 57| 58| 59| 60| 61| 62| 63| 64| 65| 66| 67| 68| 69| 70| 71| 72| 73| 74| 75| 76| 77| 78| 79| 80| 81| 82| 83| 84| 85| 86| 87| 88| 89| 90| 91| 92| 93| 94| 95| 96| 97| 98| 99| 100| 101| 102| 103| 104| 105| 106| 107| 108| 109| 110| 111| 112| 113| 114| 115| 116| 117| 118| 119| 120| 121| 122| 123| 124| 125| 126| 127| 128| 129| 130| 131| 132| 133| 134| 135| 136| 137| 138| >>

Tous les derniers titres