Un jour triste, Un jour gaie
Fataliste ou Amusée
Un jour Oui, Un jour Non
Moi je suis Caméléon...
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Après tout, pourquoi attendre... Attendre encore quoi ? Du temps, je leur en ai laissé largement. J'exige un peu plus de respect, de lui et d'elle.
Alors, voilà, à midi, j'ai appelé le mari, sur son lieu de travail.
Il a très peu parlé. Il a l'air très doux, très calme, très zen. Pas du genre à taper du poing sur la table en rentrant ce soir.
Quand je lui ai dit que malgré mes injonctions, ni l'un, ni l'autre n'avaient manifestement l'intention d'arrêter malgré la souffrance que cela me procurait car ils estiment qu'ils n'ont rien à se reprocher, il m'a juste dit "c'est le problème avec ces relations virtuelles. Mais je comprends votre réaction. J'ai un peu la même".
Il n'a pour l'instant ni l'envie de me recontacter, ni envie de me rencontrer pour en savoir un peu plus sur le contenu de ces échanges. Je me suis donc permise de lui en citer quelques extraits : "Je t'embrasse d'un baiser fou", "je serais curieuse de savoir si l'alchimie que nous avions il y a 20 ans se reproduirait", "je ne peux pas voir le film bidule sans penser à toi entre mes jambes" et d'ajouter "Bien qu'ils me tiennent le discours qu'il ne s'agit que d'une relation amicale, de mon point de vue, une femme qui écrit ce genre de chose à un homme n'est pas du tout à la recherche d'une relation purement amicale. Et moi, je ne peux ni accepter, ni tolérer qu'une femme se permette d'écrire ces choses là à mon mari.". "Je comprends" s'est-il contenté de répondre.
Je lui ai dit également que j'avais longtemps hésité avant de l'appeler, que j'avais d'abord tenté l'ouverture via mon mari en lui proposant à elle qu'on se rencontre autour d'un verre pour entamer une vraie relation amicale mais qu'elle avait refusé. Je lui ai dit que j'avais ensuite appelé sa femme pour qu'elle cesse de "tourner autour de mon mari" et que la seule réaction que ça avait provoqué chez elle, c'est d'inciter mon mari à se cacher encore plus, à être plus prudent.
"Vous êtes un peu mon dernier espoir. Peut-être aurez-vous plus d'influence sur votre femme que moi sur mon mari. Celui-ci estime qu'il lui a fait assez de mal comme ça il y a 20 ans et qu'il ne veut donc pas lui fermer à nouveau la porte. Peut-être que vous, elle vous écoutera...".
"Je vais essayer d'engager le dialogue avec elle sur ce sujet" a t'il conclu et d'ajouter pour terminer "Bonne journée quand même".
Et ben... Je ne sais pas si ça va changer grand chose, mais moi, je suis soulagée. Au moins, tout le monde est au courant et puisque "ce n'est pas bien grave" aux dire de l'homme et de la pétasse, hein, on ne peut pas venir me reprocher de l'avoir informé. Puisque "ce n'est rien".
Donc voilà. Maintenant, qui vivra verra. J'entame 15 jours de vacances en famille. Je ne dis rien. On va bien voir si j'en entends parler.
Publié par Titinette à 16:01:54 dans Double je | Commentaires (1) | Permaliens
Mon mari m'appelle hier pendant la journée, pour "prendre des nouvelles" (et accessoirement me demander de faire tourner une machine avec ses affaires...). La veille, je faisais ce qu'il appelle "la gueule" (j'essayais juste de réprimer des larmes, j'étais en mode "déprime"). Au ton de ma voix, il comprend que ça ne va toujours pas et me demande ce qui ne va pas. Je lui ai répondu qu'il savait très bien ce qui n'allait pas.
Une fois de plus (il m'a fait le coup à CHAQUE fois), il me répond "je croyais qu'on ne devait plus en parler, on s'est expliqué samedi". Je lui ai répondu qu'il avait réussi une fois de plus à m'embrouiller la tête et qu'au final il avait décidé de continuer à communiquer avec elle au mépris du mal que cela me fait, juste parce qu'il considère que lui n'a rien à se reprocher. Alors que moi, ce que je veux, c'est qu'il cesse tout contact car je ne peux pas tolérer qu'il laisse une autre femme s'immiscer dans notre vie, ne serait-ce que par mail, car leurs échanges sont tout simplement inacceptables. Et là, je lui ai cité à nouveau quelques passages, je les connais par coeur, du style "je vais avoir 3h de trajet, 3h pour penser à toi", "je ne peux pas regarder le film bidule sans penser à toi entre mes jambes", "je t'embrasse d'un baiser fou... oups", "je me prends parfois à rêver qu'il se passe autre chose, mon caractère romantique sans doute" (tu parles, un caractère de salope surtout oui !!!).
Il me répond que leurs échanges ont évolué, qu'ils ne sont désormais plus dans ce registre, qu'ils sont purement amicaux, qu'elle lui raconte ses week-ends, ses lectures, lui parle des films qu'elle est allée voir.
Moi : "On en a rien à foutre de ses lectures et des films qu'elle va voir. Je veux juste qu'elle sorte de notre vie, un point c'est tout. Quand à son mari, ma décision est prise. Vous m'avez pris tous les deux pour une conne, donc quoi qui se passe dorénavant, de toute façon, il sera prévenu quand je l'aurais décidé".
Lui : "Mais titi, que tu le préviennes, ça ne changera rien entre toi et moi, ça ne servira à rien"
Moi : "Peut-être, mais au moins elle saura ce que ça fait que d'avoir un conjoint qui souffre. Elle a cherché, elle va trouver. Moi ce que je veux maintenant c'est que tu ne répondes plus ni à ses mails, ni à ses appels, rien. Je veux que tu disparaisse de sa vie, que tu sois définitivement mort pour elle. C'est clair ? J'ai l'impression de parler chinois, t'as pas encore compris que c'est ce dont j'ai besoin pour aller mieux ? Je veux que tu promettes, en face en face, sur la tête de nos enfants, que tu stoppes tout "
Lui : "je ne peux pas faire ça comme ça, laisse moi un peu de... " et là, il s'est repris."C'est moi qui t'en reparlerai". Il ne peut pas décemment me demander de lui "laisser du temps". Ca fait 4 mois que je leur en laisse. C'est largement trop.
Et devinez quoi ? Depuis qu'il est rentré hier soir, il ne m'adresse plus la parole, il fait la gueule. C'est le comble non ?
De mon côté, je vais essayer de ne plus aborder le sujet du tout. La balle est dans son camp. On va voir s'il prend la peine de me dire dans le mois qui vient, que "ca y est, tout ça a pris fin". Je vais attendre, je garde ma dernière cartouche pour plus tard. Pour m'assurer par moi-même qu'il dit vrai.
En attendant, je vais commencer à préparer la réponse à l'affront que cette femme a eu de me faire. Celui de croire qu'on pouvait me défier sans avoir à en subir la moindre conséquence. J'ai été sympa, je lui ai proposé deux fois une solution pour s'en sortir : la 1ère, vivre cette "relation amicale au grand jour" en venant à ma rencontre, pour que les choses soient claires. Elle a refusé. La seconde, j'ai pris la peine de la contacter pour lui proposer un marché : soit elle cessait tout contact avec mon mari, soit je prévenais le sien. Là encore, elle a fait le choix de continuer, incitant mon mari à changer de messagerie, une fois, puis une autre fois.
C'est trop facile de se croire intouchable sous prétexte qu'on agit derrière son écran d'ordinateur. Moi, je suis dans la vraie vie. Et dans la vraie vie, quand on me cherche, on me trouve. Et dans la vraie vie, quand on fait des choix en connaissance de cause, il faut savoir les assumer.
Publié par Titinette à 10:55:12 dans Double je | Commentaires (2) | Permaliens
J'aurais tout tenté. Je n'ai pas pu tenir jusqu'au delà des vacances. Je lui ai joué le discours sur la transparence. Contre toute attente, il a ouvert sa boite mail et m'a montré quelques messages (soigneusement choisis évidemment) afin de me "rassurer" et a malencontreusement refermé la fenêtre de la messagerie "oups", afin que je ne regarde pas plus loin. Il est resté très calme, plein d'aplomb, pour m'assurer que ces échanges n'avaient rien d'ambigüe.
Et là, je n'ai pas pu tenir. J'ai lâché le morceau. Je lui ai cité de mémoire tous les passages que je trouve inacceptables. Il a d'abord été trés surpris que j'ai pu accéder à sa boite mail "cachée", mais à continuer à m'affirmer qu'il n'a rien à se reprocher, qu'il m'aime et qu'il n'a aucune intention malhonnête avec cette fille, qu'il a quand même le droit d'avoir une "vie privée". Ce à quoi je lui ai répondu "une vie privée, oui, mais avec moi, pas avec elle !".
Malgré toute ma souffrance, toute ma compréhension, tous mes efforts... Il continue de communiquer avec elle. Le lendemain, quand je lui ai dit que j'en avais encore fait un cauchemar, il m'a dit d'arrêter "avec ça", que ce n'est plus la peine d'en parler. Bien.
Ma décision est prise. Je laisse passer les vacances afin que nous passions de bons moments en famille. Et après, je contacte le mari de l'autre. Tant pis pour les vagues que cela va générer dans mon couple, de toute façon je souffre trop de ce que je considère (à tort ???) comme un manque de respect vis à vis de moi. Si ça doit dégénérer de mon côté, tant pis. Si ça peut foutre le bordel et faire souffrir l'autre, ce ne sera que lui rendre la monnaie de sa pièce.
Patience, patience. C'est ce qui va être le plus dur maintenant. Profiter de ces derniers instants de calme avant la tempête.
Publié par Titinette à 10:11:17 dans Double je | Commentaires (3) | Permaliens
Je tourne et retourne toutes les solutions dans ma tête. De nouvelles choses apparaissent dans mon esprit. Une solution informatique pourrait m'aider à retrouver le chemin de la vérité, mais je ne suis pas très douée avec ces choses là. Je reporte donc à plus tard avant de la tenter, car je doute vraiment d'y parvenir.
Et puis je me dis que je peux essayer une nouvelle fois la menace, mais pas la menace d'appeler son mari à elle, la menace de me perdre, moi et tout ce qui va avec, en l'amenant comme suit :
Veux-tu m'aider à retrouver le sommeil et la santé ? M'aider à me sortir de cette paranoïa ?
Me confirmes-tu bien que vos échanges sont purement amicaux ? Qu'il ne s'agit que de mails sur vos souvenirs, vos anciens amis, vos journées et vos week-end ?
Me confirmes-tu qu'il n'y a rien à cacher ? Veux-tu m'aider à retrouver la confiance ?
Ok, dans ce cas (et là, je lui présenterai son PC) : prouve le moi. Sois totalement transparent avec moi et ouvre-moi ta boite mail maintenant. S'il n'y a rien à cacher, je dois pouvoir m'en rendre compte par moi-même à la lecture de vos échanges. Je te promets de ne pas te faire de crise si je lis des choses ambigües dans ses mails à elle, car je sais de toute façon qu'elle n'a pas l'intention de faire de toi un simple ami (sinon, elle aurait accepté mon invitation à venir boire un verre). Mais si toi tu acceptes d'être transparent avec moi, je serais enfin rassurée.
Evidemment il va hurler, me dire que je dois lui faire confiance, blablabla. Et refuser tout d'un bloc évidemment de m'ouvrir sa boite, évidemment.
Là-dessus, je pourrais conclure que dans ce cas, cela confirme mes doutes sur la nature douteuse de cette relation. Et partir dormir dans la chambre d'amis. Je sais qu'en faisant ça, je vais foutre une ambiance de merde. Alors je vais devoir attendre encore un peu aussi, car je souhaite offrir à mes enfants de belles vacances, qui doivent arriver dans une semaine.
"Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage" dit-on...
Et évidemment, si ça ne s'arrange pas, je pense que tôt ou tard, je finirais par appeler ledit mari de l'autre pétasse. Parce qu'il n'y a pas de raison que ce soit le bordel uniquement chez moi. On dit aussi "la vengeance est un plat qui se mange froid". Et là aussi, je dois réfléchir à la manière de le contacter et d'aborder le sujet pour qu'il ne me prenne pas pour une folle.
Publié par Titinette à 15:51:14 dans Double je | Commentaires (2) | Permaliens
Il a ouvert un autre compte mail. J'ai pu récupérer son identifiant, mais cette fois, impossible de récupérer le mot de passe. J'ai tout fait buguer. Il va se rendre compte aujourd'hui qu'une tentative de piratage sur son compte à eu lieu car sa messagerie est bloquée pendant 24H avec un message d'alerte. Donc s'ils avaient des doutes, ils vont être confirmés aujourd'hui. Et moi je suis dans l'impasse...
Solution 1 préconisée par une amie psy : être douce et attentionnée, réclamer de l'attention, valoriser la famille et tout ce qu'on a construit pour qu'il n'ai pas envie d'aller plus loin que de simples échanges mails avec cette nana (a priori, lui, c'est tout ce qu'il cherche, en dehors de voir un jour aussi la tête qu'elle a aujourd'hui).l Le problème avec cette méthode c'est qu'il est tout heureux. Il a le beurre (la femme, la famille, la douceur à la maison), l'argent du beurre (le piment avec cette relation épistolaire "et plus si affinités") et le sourire de la crémière ! C'est vrai que de mon côté j'ai droit à un mari plus attentionné, mais à quel prix... Car je sais que, elle, elle se prend à rêver d'autre chose. Et ça, j'aime pas, mais alors pas du tout.
Solution 2 préconisée par un ami homme : le bousculer en étant différente, dormir dans la chambre d'amis par exemple. Ma violence l'a effet surpris quand j'ai testé cette solution. Et c'est vrai qu'il en était perturbé. Malgré tout, ça n'a pas abouti. On voit bien aujourd'hui que malgré le risque de vengeance que j'ai fait planer sur eux, ça n'a eu aucun autre effet que de les pousser à être plus prudents, mais certainement pas à arrêter. Elle, elle le prend même comme un défi. Et ça, ça ne me plait pas du tout.
Solution 3 préconisée par une copine : appeler le mari et foutre le bordel. Mais là je mets le doigt dans un engrenage dont je n'ai aucune idée des conséquences. Et se lancer là dedans pour finalement une relation qui n'est restée pour l'instant que virtuelle, est-ce que ça vaut le coup ?
Solution 4 préconisée par une amie qui vit peu ou prou la même chose : faire avec, quitte à, moi aussi de mon côté, vivre "autre chose ailleurs"... Mouais. En effet, mais ce genre de chose ne se provoque pas vraiment. Il faut en avoir vraiment envie, il faut que l'occasion se présente etc... Et pour le moment, je n'en ai même pas envie. Donc, on ne va pas se forcer non plus hein.
Allez, voilà que j'ai encore l'estomac tout noué.
Bon appétit à vous. Moi, je passe mon tour...
Publié par Titinette à 12:18:23 dans Double je | Commentaires (1) | Permaliens