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Double Je

La double vie d'une trentenaire qui se cherche encore

Moi

Un jour triste, Un jour gaie
Fataliste ou Amusée
Un jour Oui, Un jour Non
Moi je suis Caméléon...

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Ma parenthèse inattendue | 19 mars 2013

Le bel O. Je ne l’ai pas vu depuis au moins 4 ans. Nous ne nous connaissons pas vraiment, nous avons juste travaillé ensemble sur deux ou trois projets, il y a très longtemps. Sur un coup de tête, je fais une recherche pour savoir ce qu’il est devenu. Comme ça. Allez savoir pourquoi…

Je découvre que, s’il n’a pas tout radicalement changé il a manifestement trouvé sa voie d’artiste et a traversé cette crise naissante que j’avais devinée lors de notre dernière entrevue. Je vois ses œuvres, elles me touchent. Spontanément je lui envoie un petit mot de félicitations. Et tout aussi spontanément, dans les minutes qui suivent il me répond et m’invite à passer à son atelier.

Comme pour un premier rendez-vous je choisi avec soin mes vêtements, je fais un effort pour dompter mes cheveux qui n’ont plus de coupe depuis longtemps, abandonne mes lunettes au profit de mes lentilles que je ne porte plus que pour le sport… et je passe en sa compagnie une agréable partie de mon après-midi.

Je devine qu’il s’est séparé depuis. Son visage n’est plus aussi lisse, plus aussi beau. Son accent local est plus fort que ce que j’avais gardé en mémoire. Il se mange un peu les doigts comme s’il était stressé. Mais son regard bleu-vert est toujours aussi profond, sa gentillesse et sa prévenance toujours aussi intactes, le poussant à me raccompagner jusqu’à ma voiture avec un parapluie pour que je ne sois pas trempée en repartant…

Je sais qu’il suffirait de peu, probablement, pour que quelque chose se passe. Mais au fond de moi, je n’ai pas envie de provoquer les choses, même si je l’ai déjà un peu fait en envoyant ce message et en acceptant de passer le voir. Je n’ai pas envie d’entrer en mode « séduction ». J’ai plutôt envie de me laisser séduire. J’ai envie de sentir le désir de l’autre. J’ai envie d’être une gourmandise convoitée, une surprise que l'on n' attendait plus, un moment de grâce dans la pesanteur du quotidien, une parenthèse inattendue…

Publié par Titinette à 14:16:01 dans Double je | Commentaires (0) |

Le soleil derrière les nuages | 19 mars 2013

Evidemment, j'ai passé ma journée et ma soirée seule. Mais... comme un léger signe, il a quand même pensé cette fois à m'offrir un cadeau le jour de mon anniversaire et pas 6 mois après. Il est arrivé, tout content avec son paquet. Moi, surprise de deviner qu'il a du affronter tout seul les vendeuses des boutiques pour filles... Un petit pull coloré que je n'aurais probablement jamais acheté. Mais, même si sa couleur m'a déroutée, je l'aime quand même ce petit pull, juste parce qu'il est comme un symbole d'un effort qui j'espère ne s'arrêtera pas là...

Evidemment, juste après, il est parti à son entraînement de foot. Evidemment, rien pour fêter ensemble en tête à tête ce non-événement durant le week-end qui a suivi. En même temps, passé un certain âge, a t'on encore vraiment envie de fêter notre lente marche vers la fin ?

Aujourd'hui je porte mon petit pull. Il fait soleil. Et je me dis tout simplement : c'est bientôt le printemps...

Publié par Titinette à 09:35:06 dans Double je | Commentaires (4) |

Un an de plus | 13 mars 2013

Un an de plus ici, un an de plus au coin des yeux.

Je n'espère rien. Je ne veux rien espérer.

Et en même temps, je ne peux pas m'empêcher de ressentir un minuscule espoir, tout petit, ridicule. L'envie d'un sursaut de sa part, d'une surprise, d'une soirée comme une fête... Et non pas d'une soirée toute seule, pendant qu'il ira s'entraîner et que je compterais toute seule mes bougies dans ma tête comme on compte les moutons le soir pour trouver le sommeil, un sommeil qui ne vient pas, qui ne vient plus.

Publié par Titinette à 13:54:58 dans Double je | Commentaires (2) |

Vider son sac sur le chemin | 11 mars 2013

Cela fait quelques semaines que je fais ce qu'il appelle "la gueule". Il a donc, comme à son habitude, péter un plomb un soir en disant "stop, j'arrête. J'en ai marre, j'arrête tout, j'arrête de faire des efforts avec cette putain de maison puisque rien de ce que je fais ne te satisfait". J'ai répondu froidement "On arrête ? Si tu veux. Dans ce cas, rendez-vous chez l'avocat".

Il s'est immédiatement calmé, s'est rassis et a pris un ton plus doux.

S'en est suivi un vidage de sac de ma part. Je lui ai dit que je n'arrivais pas à digérer ce qu'il m'avait fait, qu'il m'avait vraiment traité comme une merde et que ça ne passait pas.

"Comment veux-tu que je me fasse pardonner si tu ne me laisses pas une chance ?" s'est-il exclamé.

Je me suis énervée "ta chance, je te l'ai donné tous les jours pendant 5 mois. Pendant 5 mois tu as eu une occasion en or de me prouver ton amour. Et pendant 5 mois tu n'en as fait qu'à ta tête pour satisfaire ton petit besoin égoïste, alors même que j'étais enceinte et qu'ensuite je perdais du poids à cause de tout ça. Et toi, au lieu de t'inquiéter, tu ne trouvais rien d'autre à me dire que tu me trouvais encore plus sexy avec ces kilos en moins. C'est juste insupportable. Alors ne me dit pas maintenant que je ne t'ai pas donné une chance".

"Si tu savais, tu ne dirais pas tout ça" dit-il la larme à l'oeil.

"Et bien justement, j'aimerai bien savoir. J'en ai marre de devoir juste deviner ton amour".

J'en ai ajouté une couche sur le fait que je trouve qu'il croupit dans sa boite depuis 15 ans, qu'il manque d'ambition et qu'il ne fait pas grand chose pour mettre un peu plus de beurre dans les épinards et que j'en ai assez de me battre moi, de mon côté, pour toujours plus de reconnaissance au boulot afin de négocier sans cesse des augmentations.

Bref, vidage de sac. Ca fait du bien. C'est déjà ça.

Et puis aujourd'hui, prise soudainement par cette envie de respirer, j'ai envoyé un mail au bel O. Pas vu depuis des années. J'ai découvert ce week-end sa nouvelle activité d'artiste. J'ai aimé. Je l'ai félicité. J'aimerai avoir l'occasion de croiser à nouveau sa route. Il m'a répondu dans la minute. Peut-être irais-je bientôt boire un café en sa compagnie...

Publié par Titinette à 11:05:34 dans Double je | Commentaires (0) |

Des adieux imaginaires... Ou pas | 28 février 2013

je ne sais pas où on va. Mais j'ai toujours mal. Je ne sais pas comment "passer à autre chose" alors que je ne suis pas certaine que ce soit terminé. L'autre diffuse des textes de l'album "vengeance" de Biolay sur son blog, parlant de relations néfastes etc. Ce qui me laisse croire que les choses ne sont pas tout à fait réglées. Je ne sais plus comment réagir. Je fais comme si tout était terminée, j'utilise la pensée positive, je regarde tout ce qu'il y a de bien dans ma vie, mais j'ai toujours ce doute et surtout, cette rancoeur qui m'anime. Pour évacuer, j'ai écrit une lettre. Une lettre qu'il ne lira peut-être jamais. Ou peut-être bientôt, je n'en sais trop rien. Je n'ai pas envie de donner raison à cette folle en allant au bout du processus. Mais si c'était ça l'issue ? Je ne veux pas de ça pour mes enfants... Mais aurais-je la force et encore assez d'amour pour continuer ?

Lettre à l'homme,

Tu m’as manqué de respect et tu m’as fait énormément de mal. Le respect est une chose essentielle pour moi. Dans toutes mes relations aux autres, je ne peux pas tolérer ni pardonner le manque de respect.

Me répéter depuis 8 mois  « je croyais qu’on ne devait plus en parler », c’est nier le mal que tu m’as fait et gérer la situation comme tu le fais toujours en faisant le dos rond en attendant que ça passe. Mais ça ne passe pas. Alors on fait comment ? Ton discours n’est pas rassurant. Tu tiens le même depuis que tu as engagé ces échanges avec cette fille. Alors comment croire que tu as compris et que c’est terminé ?

Et même si c’est bien le cas aujourd’hui, le simple fait que tu ai continué à communiqué avec elle alors que ça me faisait du mal, c’est un affront que je ne peux pas pardonner.

Le fait que tu ais fait comme si « mes crises » n’avaient pas d’importance en te targuant auprès d’elle que tu « gérais  la situation » me faisant ainsi passer pour une moins que rien qui n’a pas droit à la parole dans notre couple, est insupportable.

Que tu ne te sois pas rendu compte que cette fille cherchait seulement à te « voler un bout de toi » au vu et su de ton officielle et que ça la réjouissait de voir le bordel qu’elle foutait dans ta vie en guise de vengeance car elle ne supportait pas qu’une autre qu’elle soit auprès de toi… c’est effarrant.

Mais le plus dur à digérer c’est ça : Que tu ne te sois pas insurgé contre elle, que tu n’ai pas pris ma défense quand elle a osé s’exclamer « elle a appelé chez moi de quel droit, empêche là de faire ça » comme si j’étais un pion, un truc extérieur et gênant dont il fallait se débarrasser…  et toi, au lieu d’ouvrir les yeux, tu es allé dans son sens en la rassurant « je gère, je vais faire en sorte que ça n’arrive plus ». Tu me prends pour quoi ? Pour qui ? Comment as-tu pu dire ça ? Comment as-tu pu me faire ça ?

Que tu n’ai pas réagi à ça, je crois que c’est ce qui m’a le plus choquée et blessée et c’est ce qui m’a donné une idée vraiment réaliste de ce que je représente pour toi : une femme décorative qui n’a pas le droit d’être écoutée, entendue, qui doit juste être là, être belle et se taire pendant que tu traces ta route dans le genre « Qui m’aime me suive ». Sauf que là, je ne suis plus.

Tu as eu pendant 5 mois l’occasion de me prouver ton amour. Si tu avais su arrêter, l’éloigner, lui dire clairement qu’elle n’avait pas d’importance pour toi et que ta femme était bien la personne la plus importante à tes yeux et qu’au vu de la situation (son refus d’engager une relation purement amicale), il était préférable de cesser tout contact… Là j’aurais vraiment su que tu m’aimes. Si tu avais écris tout ça sans savoir que je pouvais le lire, je n’aurais pu que croire en ta sincérité.

Or, tu as fait tout le contraire. Tu n’as réagi au bout de 5 mois que lorsque je suis partie. Ce n’est pas quand on a tout perdu qu’il faut réagir. C’est avant. Et depuis deux mois, malgré mon départ rien n’a changé. Ton discours est toujours le même, ton attitude aussi. Et moi,  je dois me contenter de la situation et « passer à autre chose ». Tu nies toute responsabilité dans mon bien ou mal-être, en me disant qu’il suffit que je regarde mes enfants pour être heureuse. Mes enfants me rendent heureuse, oui. Mais est-ce une raison suffisante pour continuer à supporter un mari qui ne me témoigne aucun respect, qui ne prend pas mes besoins en considération et qui, depuis 20 ans passe toutes ses décisions en force en se disant, « ca va aller, elle va s’y faire ». Et bien, non. Je ne m’y fais pas.

Je veux le sud. Je veux ma famille. Et je veux un homme qui m’aime et me respecte. Je n’ai rien de tout ça. Il est donc temps de tourner définitivement la page sur ces 20 années de vie où je n’ai fait qu’attendre. Je ne veux plus attendre. Je n’ai qu’une seule vie et j’en ai consacré la moitié à attendre de toi que tu m’apportes ce dont j’ai besoin. Force est de constater que j’attends en vain.

Ton appartement se libère bientôt. C’est parfait. Tu en seras le nouveau locataire.

Tu as tracé ta route sans considérer mes besoins. Laisse-moi maintenant tracer la mienne ; J’ai droit moi aussi à ma part de bonheur.

 

Publié par Titinette à 12:15:41 dans Double je | Commentaires (12) |

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