Accueil | Créer un blog |

Double Je

La double vie d'une trentenaire qui se cherche encore

Moi

Un jour triste, Un jour gaie
Fataliste ou Amusée
Un jour Oui, Un jour Non
Moi je suis Caméléon...

Archives

Novembre

DiLuMaMeJeVeSa
      1
2345678
9101112131415
16171819202122
23242526272829
30      

Glossaire

Rechercher

Compteur

Depuis le 31-03-2004 :
2285957 visiteurs
Depuis le début du mois :
19730 visiteurs
Billets :
943 billets

La vengeance est un plat... | 21 mars 2013

En juin, cela fera déjà un an. Et pourtant, la blessure est toujours là. La rancune aussi. L'envie de vengeance comme un besoin pressant obsède les moindres recoins de mon cerveau. Je chasse une à une ces mauvaises idées. Mais elles reviennent inlassablement hanter mon esprit et mon coeur toujours en colère. Je ne digère toujours pas l'attitude prétentieuse de cette fille qui s'est permise de se plaindre de mon appel auprès de mon mari en s'indignant "De quel droit elle appelle chez moi ? Empêche là de faire ça ! c'est ma vie ! ". J'ai bien envie de lui démontrer que j'avais tous les droits pour défendre mon nid.

Les paroles s'envolent, les écrits restent. J'ai conservé précieusement tout ce temps une capture d'écran d'un de ses messages. Celui où elle dit

"Tu sais quand j'ai décidé de me marier celà n'est pas allé de soi... J'ai du me dire que je me devais de tracer quelques chemins dans ma vie et que mon mari était définitivement qq'un de bien et qui m'aimait et m'aime encore. Parfois je trouve qu'il m'aime plus que moi... et j'ai pendant longtemps pensé que je n'avais pas envie de me fixer trop lontemps avec qq ... mais au bout du compte nous sommes ensembles depuis 1992. Je ne supportais pas d'être seule et voilà je l'ai rencontré et nous sommes encore ensemble là.

Moi quand j'ai su que tu t'étais mariée j'ai encore eu une amertume, une pincée de jalousie pour cette nouvelle femme qui t'avais attrapé ... Oui on se mariaient la mm année mais pas ensemble ... Le destin était farceur et un peu mesquin...

Je ne sais pas si les amours adolescentes sont plus forts car les premiers émois sont tjs plus intenses paraient -ils ... mais ce que je sais c'est que ce que j'ai ressenti pour mon homme était différent comme moins fort  que ce que j'ai ressenti avec toi... C'est pas sympa peut etre de dire ça ... mais j'ai vécu avec toi de belles choses et je n'avais pas envie qu'elles s'arrêtent..."

Ou bien carrément la copie des 70 pages de mails, avec en substance la même chose délayée et des tentatives de séduction plus ou moins directes. Je me dis que cela ferait un joli cadeau pour leur anniversaire de mariage.

Et puis au fond de moi, je me dis "A quoi bon ?".

Publié par Titinette à 10:09:34 dans Double je | Commentaires (2) |

Ecrire encore et toujours | 20 mars 2013

Ecrire c'est brûler vif, mais c'est aussi renaître de ses cendres.

Blaise Cendras (1887-1961)


Publié par Titinette à 10:53:12 dans Double je | Commentaires (0) |

Ma parenthèse inattendue | 19 mars 2013

Le bel O. Je ne l’ai pas vu depuis au moins 4 ans. Nous ne nous connaissons pas vraiment, nous avons juste travaillé ensemble sur deux ou trois projets, il y a très longtemps. Sur un coup de tête, je fais une recherche pour savoir ce qu’il est devenu. Comme ça. Allez savoir pourquoi…

Je découvre que, s’il n’a pas tout radicalement changé il a manifestement trouvé sa voie d’artiste et a traversé cette crise naissante que j’avais devinée lors de notre dernière entrevue. Je vois ses œuvres, elles me touchent. Spontanément je lui envoie un petit mot de félicitations. Et tout aussi spontanément, dans les minutes qui suivent il me répond et m’invite à passer à son atelier.

Comme pour un premier rendez-vous je choisi avec soin mes vêtements, je fais un effort pour dompter mes cheveux qui n’ont plus de coupe depuis longtemps, abandonne mes lunettes au profit de mes lentilles que je ne porte plus que pour le sport… et je passe en sa compagnie une agréable partie de mon après-midi.

Je devine qu’il s’est séparé depuis. Son visage n’est plus aussi lisse, plus aussi beau. Son accent local est plus fort que ce que j’avais gardé en mémoire. Il se mange un peu les doigts comme s’il était stressé. Mais son regard bleu-vert est toujours aussi profond, sa gentillesse et sa prévenance toujours aussi intactes, le poussant à me raccompagner jusqu’à ma voiture avec un parapluie pour que je ne sois pas trempée en repartant…

Je sais qu’il suffirait de peu, probablement, pour que quelque chose se passe. Mais au fond de moi, je n’ai pas envie de provoquer les choses, même si je l’ai déjà un peu fait en envoyant ce message et en acceptant de passer le voir. Je n’ai pas envie d’entrer en mode « séduction ». J’ai plutôt envie de me laisser séduire. J’ai envie de sentir le désir de l’autre. J’ai envie d’être une gourmandise convoitée, une surprise que l'on n' attendait plus, un moment de grâce dans la pesanteur du quotidien, une parenthèse inattendue…

Publié par Titinette à 14:16:01 dans Double je | Commentaires (0) |

Le soleil derrière les nuages | 19 mars 2013

Evidemment, j'ai passé ma journée et ma soirée seule. Mais... comme un léger signe, il a quand même pensé cette fois à m'offrir un cadeau le jour de mon anniversaire et pas 6 mois après. Il est arrivé, tout content avec son paquet. Moi, surprise de deviner qu'il a du affronter tout seul les vendeuses des boutiques pour filles... Un petit pull coloré que je n'aurais probablement jamais acheté. Mais, même si sa couleur m'a déroutée, je l'aime quand même ce petit pull, juste parce qu'il est comme un symbole d'un effort qui j'espère ne s'arrêtera pas là...

Evidemment, juste après, il est parti à son entraînement de foot. Evidemment, rien pour fêter ensemble en tête à tête ce non-événement durant le week-end qui a suivi. En même temps, passé un certain âge, a t'on encore vraiment envie de fêter notre lente marche vers la fin ?

Aujourd'hui je porte mon petit pull. Il fait soleil. Et je me dis tout simplement : c'est bientôt le printemps...

Publié par Titinette à 09:35:06 dans Double je | Commentaires (4) |

Un an de plus | 13 mars 2013

Un an de plus ici, un an de plus au coin des yeux.

Je n'espère rien. Je ne veux rien espérer.

Et en même temps, je ne peux pas m'empêcher de ressentir un minuscule espoir, tout petit, ridicule. L'envie d'un sursaut de sa part, d'une surprise, d'une soirée comme une fête... Et non pas d'une soirée toute seule, pendant qu'il ira s'entraîner et que je compterais toute seule mes bougies dans ma tête comme on compte les moutons le soir pour trouver le sommeil, un sommeil qui ne vient pas, qui ne vient plus.

Publié par Titinette à 13:54:58 dans Double je | Commentaires (2) |

<< |1 | 2 | ... 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | ... 188 | 189 | >>

Tous les derniers titres