Un jour triste, Un jour gaie
Fataliste ou Amusée
Un jour Oui, Un jour Non
Moi je suis Caméléon...
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A force de jouer les chefs de chantier depuis 6 ans, même - et surtout - quand on ne lui a strictement rien demandé, comme aujourd'hui, il fallait bien qu'une merde finisse par arriver. Et voilà, c'est aujourd'hui, à la toute fin d'une nouvelle journée de travaux, que le beau-papa intrépide et inconscient du danger malgré de multiples avertissements de notre part, s'est pris un coup de pelleteuse en pleine tête.
Pompiers, gendarmes, urgences... Voilà plus de 2h que j'attends des news. Ca commence à faire long.
Arf j'vous jure, ces beaux-parents, faut toujours qu'ils trouvent un moyen tordu de vous gâcher les vacances ! (et ho, ça va hein, si on peut plus plaisanter pour faire baisser la tension et le stress alors merde).
Publié par Titinette à 21:33:27 dans Double je | Commentaires (0) | Permaliens
Je me sens parfois toute sèche à l'intérieur. Ma peau en est actuellement le reflet, écailles, tiraillements, brûlures... Toute sèche dedans. Et dehors. Je suis comme un morceau de bois flotté. Je flotte au dessus de la vie que je regarde passer, filer, défiler. Suspendue. Eternel recommencement de la vie. Tous les mêmes échos dans la tête, les mêmes refrains sur les lèvres. Les vies se ressemblent à l'intérieur, même si les reflets extérieurs, les vernis, les façades donnent le change pour paraître plus belles, plus brillantes, plus too. Les fêlures, les craquelures sont partout.
Aller d'un point A à un point B. Puis du point B au point C. Puis du point C au point D. Parfois on saute le E, le F ou le point G. On revient en arrière mais on a perdu un bout de l'alphabet en route. Too late. Et puis on ne sait pas trop quand il sera le moment de sauter dans la case Z. Allez Zorro, avoue. Tu sais pas où tu vas et tu frappes au hasard avec ton épée sur ton cheval dézingué qui en a marre de parcourir le monde. Parce que n'importe où que tu ailles, c'est pareil. Et quand tu reviens, c'est encore pareil. Et quoi que tu fasses, ce sera toujours la même chose parce que tu trimballes trop de trucs chiants dans ta tête. Alors faut la couper hein. Ou la vider. Laisser les trucs dégoulinants et collants, et puants, et gluants s'échapper. Jusqu'à ce moment, très court, où tu es toute légère. Et puis hop, ça recommence, doucement. Comme les mauvaises herbes. Tu arraches tout. Mais c'est toujours là. Surface plane quelques heures, quelques jours, quelques semaines. Et puis, discrètement, ça revient, ça repousse, ça foisonne. Et tu te dis "Merde, faut recommencer encore". Quelques jours sur pause, ce serait pas mal pourtant. Mais non, sinon la bande s'emballe et ça s'embrouille partout. Ca fait des noeuds. C'est chiant. C'est chiant la vie. C'est fatigant. Pourtant y'a plein de bons petits moments et de petites choses furtives qui sont bonnes à prendre. Mais faut les mériter putain. Faut les mériter grave. Et voilà. Alors qu'aujourd'hui j'aurais voulu me dorer la pilule 5 mn en bouquinant les vies de deux fashions monument de l'histoire qui ont eu des vies de folie avec des débordements et des excès sans commune mesure que tu te demandes comment c'est possible autant de trucs de dingue et que l'excuse du talent incommensurable est parfois quand même un peu limite malgré tout... Bref, j'aurai voulu bouquiner un peu et devines quoi ? Il fait un temps de merde. Et merde...
Publié par Titinette à 11:49:57 dans Double je | Commentaires (4) | Permaliens