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Double Je

La double vie d'une trentenaire qui se cherche encore

De l'égalité salariale hommes / femmes | 30 janvier 2008

On a coutume de dire que les hommes sont rémunérés 30% de plus que les femmes à poste et compétences équivalents. On entend dire aussi que ce chiffre a tendance à baisser. Dans mon entreprise, l'égalité hommes-femmes est un des leitmotiv qui revient régulièrement dans les comptes-rendus de réunions de CE et réunions syndicales. L'entreprise prône sa volonté d'abolir les différences et blablabla.

Jusqu'à présent, je savais que sur les 6 ou 7 personnes de la société à occuper la même fonction, les 3 femmes (dont moi) étaient moins bien rémunérées que les autres (hommes). Mais de combien... Ca, c'était difficile de le savoir exactement. A part les informations flagrantes genre "tous les mecs à ce poste disposent d'une voiture de fonction et aucune des 3 femmes n'en a une", quelques allusions / réflexions de nos chers collègues lorsqu'on commençait à évoquer ce sujet nous laissant bien comprendre qu'ils gagnaient mieux que nous, mais pas d'information concrètement tangible. Je m'étais promis qu'un jour je saurais. Et maintenant, je sais. Je sais qu'on me prend bien pour un citron, une pomme ou tout ce que vous voudrez dans le genre.

A l'occasion du départ désabusé de l'un de mes homologues, j'ai entrepris de lui tirer les vers du nez. Histoire de savoir quelle est encore ma marge de manoeuvre dans les négociations que je mène régulièrement depuis 2 ans avec la direction. Il m'aura fallu une bonne demi-heure. Une bonne demi-heure, la promesse de ne jamais citer ma source mais voilà, le fait est là : mon homologue (qui n'avait d'ailleurs pas les prérogatives nationales qu'on ma confié en cours de route) gagne (enfin gagnait puisqu'il se barre) 50% de plus que moi !!! Et ceci, à ce jour APRES mes deux augmentations de 2007 et 2008 (c'est dire l'écart monumental si on considère mon salaire de départ à l'embauche et le sien !).

Alors je sais bien que c'est surtout au moment de l'embauche que les choses se jouent et que je ne rattraperais probablement jamais cet écart, que nos profils n'étaient pas tout à fait les mêmes (ceci dit, sur le terrain, nos missions étaient les mêmes et je n'ai pas l'impression qu'il faisait mieux que moi qui me tape en plus des missions nationales qu'il n'avait pas) mais je reste perplexe. Comment une boite peut-elle proposer des salaires si différents pour un même poste ? Tous en région d'ailleurs, même pas l'excuse de la vie parisienne plus chère et blablabla. Et dire qu'à chacune de mes augmentations ma direction me fait les yeux doux et essaie de me faire culpabiliser parce que si on m'augmente de x% c'est d'autant moins de disponible dans l'enveloppe globale pour le reste de l'équipe locale etc...


Laissez moi rigoler sinon je crois que je vais balancer mon ordinateur par la fenêtre.

Publié par Titinette à 12:16:31 dans Titi at work | Commentaires (4) |

De retour | 28 janvier 2008

La semaine est passée. Beaucoup d'émotions. J'ai tenu bon. Je crois que je ne réalise pas encore trés bien. Mais je suis inquiète pour mes grands-parents, très affaiblis par ce choc, pour mes cousins orphelins et ma maman... souvent seule, qui ne dit jamais rien, ne partage pas ses émotions, fait toujours comme si c'était wonder-woman. Maintenant, je suis à nouveau loin... Je ne peux pas faire grand chose d'autre qu'appeler plus souvent, parler d'autres choses pour lui changer les idées. Bientôt le bébé. Ce sera l'occasion pour chacun de se projeter dans l'avenir, la vie, l'espoir...

Encore quelques petites choses à régler au boulot cette semaine (même si je suis en arrêt maintenant). Je vais pouvoir me concentrer sur tout ce qu'il me reste à faire pour préparer l'arrivée du bébé. Je sens que ces deux mois vont vite passer.

Publié par Titinette à 11:16:27 dans Double je | Commentaires (0) |

Elle a décidé de partir | 16 janvier 2008

Des années que sa tête n'allait plus. Des années passées à mélanger l'alcool, les médicaments et la cigarette. Des années à se plaindre, à reprocher aux autres sa propre incapacité à se prendre en charge. Des années que l'un de ses fils se sacrifie, à rester habiter chez elle, ne pas prendre son envol, pour la surveiller au plus près, gérer ses crises et supporter les reproches de certains membres de la famille qui préféraient la croire elle, complètement déconnectée de la réalité, plutôt que lui qui envoyait des signaux d'alarme.

Ce week-end, je l'ai eu au téléphone. J'ai essayé de la raisonner, de lui faire comprendre qu'il ne servait à rien de se rendre malheureuse pour des histoires qui se sont passées il y a 15, 20, 30 ans, qu'il falllait penser à l'avenir, se faire soigner etc. Mais elle était déjà dans un autre monde. J'ai prévenu les grands-parents, les fils. J'ai sonné l'alerte. J'ai demandé qu'ils se bougent enfin les fesses et qu'ils la fassent hospitaliser, même contre son gré puisqu'elle ne reconnaissait pas être malade. Qu'il ne fallait plus attendre. Des années que ça dure et que la situation se dégrade. J'ai senti l'urgence, mais trop loin, je n'ai rien pu faire de plus que ces quelques appels...

Hier soir, il l'a retrouvé, pendue dans le salon. Il voulait la protéger mais ne pouvait pas lutter à sa place.

Aujourd'hui j'ai mal. Mal d'avoir perdu ma marraine. Mais je l'avais déjà perdue depuis longtemps... Ils étaient si rares les moments où elle était à nouveau elle-même... J'ai surtout très mal pour mes cousins. Et surtout pour celui qui est comme mon frère, et qui ne pourra jamais chasser de sa tête la vision d'horreur de sa mère qui...

Le pire est à venir. Je descends dans la famille demain. J'appréhende les pleurs, les crises, les déchirures.

Une épreuve à passer. Il faut que je me barricade. Que je protège le bébé.... Mais je dois y aller. Ce n'est pas moi qui vait avoir besoin le plus de courage. En donner. Etre là pour en donner... A ma maman qui a perdu sa soeur, mes grands-parents qui ont perdu leur fille et surtout mes cousins. La perte d'une maman dans ces conditions, je n'ose pas imaginer la souffance qui doit les habiter.

Publié par Titinette à 13:59:39 dans Double je | Commentaires (7) |

Un petit prince qui passait par là | 16 janvier 2008

Hier soir j'ai appris au détour d'une conversation que "mon" petit Prince allait lui aussi avoir un enfant.Trois mois après moi seulement. Ca fait bizarre. Je suis heureuse pour lui et en même temps je trouve la coïncidence un peu troublante.

Que de chemin parcouru depuis "nous". Avant, il n'avait jamais fréquenté de femme plus de trois mois. Depuis moi, il a trouvé l'équilibre avec une femme et au bout de 3 ans se lance même dans l'aventure bébé, lui aussi. J'aime à croire que notre histoire a été un peu comme un électrochoc dans sa vie et que quelque part, malgré les douleurs, les souffrances, c'est aussi un peu grâce à moi qui me suis efforcée de lui faire admettre qu'il était vraiment quelqu'un de bien qu'on pouvait aimer, qu'il est enfin parvenu à avancer...


J'avance, il avance, nous avançons dans la vie, un peu au hasard, un peu dans le noir, parfois dans la lumière... A tâtons. Petit théâtre de la vie...

Publié par Titinette à 09:00:52 dans Conversations Intimes | Commentaires (0) |

En Mode light | 14 janvier 2008

A partir d'aujourd'hui, j'essaie de passer en mode light aussi côté boulot. M'arrêter progressivement, je préfère, plutôt que de planter un arrêt maladie du jour au lendemain. Bref, mon boss est très cool à ce niveau (de toute façon, lui aussi préfère que je bosse le plus tard possible même si c'est en mode light !). Donc aujpurd'hui, je bosse depuis chez moi le matin et n'irait au bureau que l'après midi. Demain, je fais l'inverse. Etc...

Nourriture light, boissons light, boulot light ! La vie devrait être plus légère ainsi non ?

Publié par Titinette à 09:37:05 dans Titi at work | Commentaires (0) |

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