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Double Je

La double vie d'une trentenaire qui se cherche encore

32 ans et même pas toutes mes dents | 14 mars 2007

Hier, c'était mon anniversaire. Et pourtant, je ne me suis rendue compte de rien. Je n'ai rien vu passer. Je n'ai rien eu le temps de vivre vraiment. Moi-même, au réveil, je ne me suis pas souvenue de ce détail, obsédée dès la première minute de ma journée par la manifestation que nous organisions le matin même. Ce n'est que lorsque j'ai rejoins mon homme dans la salle de bains, la tête dans le brouillard, et qu'il m'a souhaité un « joyeux anniversaire » que j'ai remis les choses en ordre dans ma tête : ça y est. C'est aujourd'hui. Ah oui ? Ben oui. Ca y est. J'ai 32 ans.

Heureusement, il y a eu les appels de la famille et des amis pour mettre un peu de couleur à cette journée. Ma meilleure amie, à 8h30 le matin. Ma maman, juste après. Puis, plus rien tout le reste de la journée, histoire de rester concentrée sur ma tâche et d'oublier que c'était ma journée. La tatie, la mamie, la sister, les deux cousins... et mon autre amie ont tous appelé le soir, à quelques minutes d'intervalles. Sept appels et un texto pour mes 32 ans. Finalement, c'est peu. Enfin, c'est comme d'habitude de toute façon. Saut que cette année, je suis restée indifférente à ce trop peu. Comme si mon anniversaire m'était complètement indifférent. C'est étrange. S'il n'y avait pas eu l'appel à presque 20h d'une collègue de paris assistante de mon boss, j'aurais presque pu enchaîner avec une bonne soirée. Mais elle m'a gâché la fin de ma journée en me faisant culpabiliser pour... bref... Ca m'apprendra à dire « peut-être ». On ne me reprochera plus de me désister sans prévenir quand je pense de mon côté que, n'ayant pas confirmé, c'est finalement le non qui l'emporte.

A noter quand même : pour la première fois depuis longtemps, mon homme m'a enfin offert un cadeau le jour J. Pas trois mois après, pas une semaine après, non, non, le jour J. Et ça, ça m'a fait plaisir. Pas sauter de joie non plus. Mais plaisir. Quand, en rentrant, j'ai aperçu à l'insu du chéri le petit paquet sur la table, j'ai eu un grand sourire. Il voulait ensuite aller dîner au restaurant. Malheureusement, je n'étais pas en condition : mon estomac trop repu du restaurant de 14h avec mon directeur et nos partenaires (ben oui, la manifestation s'est terminée un peu tard, nous avons donc déjeuné tard...). J'ai donc opté pour le cinéma. Ca faisait un bon moment... Sauf que nous nous sommes retrouvés à 6 dans une grande salle devant un film qui n'a pas tenu sa promesse. Tant pis. 00h46, j'éteins la lumière. Une journée comme une autre en somme. Ni plus, ni moins...

Publié par Titinette à 20:29:18 dans Double je | Commentaires (10) |