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Double Je

La double vie d'une trentenaire qui se cherche encore

Break | 30 octobre 2006


Quand on ne sait pas où l'on va, tous les chemins mènent nulle part.
Henry Kissinger.

Moyenne du week-end : tout juste 5/10 et c'est bien parce qu'il a fait soleil que je monte si haut.

Un samedi partagé entre tâches ménagères (tout ce que j'aime) et nettoyage de vieilles poutres en chêne pour notre future cuisine, toute seule, dans le jardin. Nettoyer, astiquer, asperger, aspirer... Toute la journée.

Le samedi soir aurait pu rattraper le reste. Soirée au resto avec les ex-collègues d'école de mon homme. Sauf qu'il n'avait pas noté l'heure et qu'on a planté une heure dehors en attendant que les autres arrivent. Sauf que c'est dans un des endroits les plus ringards du coin. Sauf qu'on a du se taper de la musique type bal musette et attendre 2h du matin pour arriver à de la musique potable mais de toute façon, impossible de m'amuser dans une ambiance plus kitsh tu meurs. Sauf qu'une des filles que j'appréciais vient de vivre son premier déménagement dans une autre région que la sienne et qu'elle critique à mots couverts l'accueil des « provençaux ». Va te faire foutre vieille fille sur le retour. L'accueil est partout pareil quand on est adulte. Faut pas croire qu'au bout de deux mois tu vas avoir plein de nouveaux amis. Moi ça fait huit ans que je suis là. Et je n'ai qu'une seule véritable amitié qui s'est nouée durant tout ce temps. Et pourtant, on n'est pas dans le sud. Alors ne me dis pas que c'est une histoire de mentalité hein. C'est juste une histoire d'adultes. Bref...

Bon. Et dimanche ? Ben dimanche, on recommence. On perce des murs de 50cm pour la future aération de la hotte. On fait de la poussière. Des cailloux roulent sur le plancher. Il faut encore déplacer, nettoyer, aspirer... De 11h du matin à 18h...

Il y a des jours comme ça où j'en ai vraiment assez. Des jours où je me demande pourquoi tout ça. Des jours où je me dis que de toute façon, ça ne sera jamais terminé. On entre dans notre cinquième année de travaux. A priori, la dernière pour les gros travaux. Mais après. Après il en restera encore pas mal... (terrasse, clôture, crépi, porte de garage, portail... tout ça est encore à venir même si ce ne sont que des tout petits détails par rapport au reste). C'est trop. Je sature. Rien que d'y penser j'étouffe. Envie de me sentir portée par l'amour pour supporter tout ça encore quelques mois. Mais je ne sens plus rien. Rien d'autre que de la fatigue. Besoin de faire un break. Pas vraiment le moment vu le boulot qui arrive. Mais tant pis. Direction la gare la plus proche.

Demain soir, je pars pour 5 jours dans le sud. Chez moi.

Publié par Titinette à 17:59:17 dans Double je | Commentaires (7) |