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Double Je

La double vie d'une trentenaire qui se cherche encore

Le prince charmant n'existe pas | 09 juin 2006


Depuis cet échange de mail avec O. et notre rencontre, un gros warning clignote dans ma tête « Attention danger. Ne surtout pas reproduire les mêmes erreurs qu’avec Petit Prince ». Certes, je me fais probablement un film en technicolor. Ses intentions en m’invitant n’ont probablement rien de tordues. Juste un verre en toute amitié. Pourquoi pas après tout, non ? Mais, au cas où, mieux vaut anticiper. Cet homme est charmant et je suis charmée. J’avoue, je n’aurais rien contre une aventure. Il m’attire depuis que je le connais. Et dans l’absolu, je suis toujours en accord avec ma vision « carpe diem » de la vie. Mais le risque de dégâts est trop important. Que ce soit pour mon couple, pour moi, pour lui… Cet homme est très correct. Si je n’envoie pas de signaux flagrants, je ne pense pas qu’il osera quoi que ce soit (si tant est qu’il ait en tête ce genre de choses d'ailleurs !). Surtout en ayant connaissance de ma situation de femme mariée.

Pour Petit Prince, c’est moi qui ai tout déclenché, parce que je crevais d’envie de l’embrasser. C’était plus fort que moi, un besoin physique, viscéral, mes lèvres attirées par les siennes comme par un aimant… J’ai cédé. Et rien de bon n’en est sorti. Il a beaucoup souffert, moi je me suis perdue et j’ai, par-dessus le marché, acquis la conviction que le prince charmant n’existe pas. Grosse déception.

Alors à son e-mail ce matin, je n’ai pas répondu immédiatement. J’ai attendu 15h, juste pour lui souhaiter un bon week-end. Soit 6h après la réception de son message. Sans même expliquer que j’étais en réunion tout le matin. Et malgré moi, je me prends à espérer avant de rentrer ce soir, recevoir encore un message de sa part. Je suis comme une adolescente. Il est presque 18h et il n’y a aucune raison pour qu’il m’écrive maintenant. D’ailleurs, j’aimerais savoir résister pour ne plus lui écrire jusqu’à ce que ce soit lui qui en reprenne l’initiative. S’il devait se passer quelque chose, je voudrais être celle qui le fait craquer, mais ne pas être celle qui craque… Que ce soit lui qui cherche à me frôler, me toucher, m’embrasser et pas l’inverse. Je dois m’interdire de le séduire. Je sens que c’est possible et c’est d’autant plus difficile pour moi… Mais il est 17h53 et le week-end arrive. Pas de nouveau message avant lundi, peut-être bien plus tard encore.

J’ai probablement trop d’imagination. Tenter de s’en faire un ami plutôt. Oui, ce serait certainement mieux. Je n’ai pas la recette… Je n’ai jamais vraiment eu de copains « homme ». Les rares fois où je l’ai cru, j’ai fini par apprendre que le copain en question avait des vues sur moi, voire même était carrément amoureux… Alors là, du coup, je suis un peu perdue. Ce serait dommage que tout s’arrête là sous prétexte que je ne sais pas comment m’y prendre…

 

Publié par Titinette à 17:54:50 dans Double je | Commentaires (6) |

Devenir moi en mieux | 09 juin 2006


Pour le titre, c’est un clin d’œil à qui se reconnaîtra. Pour le reste, c’est un peu le post chiant du jour (rédigé avant cette  histoire d’O. d’ailleurs !). Au fait, j’ai entendu que Tschok est parti ? C’est vrai ? Lui aussi ? Et sans même me dire au-revoir ??? Pfff. L’impression d’être une sorte de dinausaure sur Bloggland moi.

Devenir moi en mieux

Je suis à peu près moi et c’est déjà pas mal. Mais est-on toujours tout à fait soi ? Je ne crois pas. Je n’ai pas encore beaucoup d’expérience derrière moi et pourtant, je sais que j’ai raté plusieurs occasions de devenir vraiment moi-même. Les « il n’est jamais trop tard » ont beau tourner dans ma tête, je sais aussi qu’on « ne rattrape pas le temps perdu ».

A chaque occasion manquée, la cause est la même pour moi : pression sociale / familiale, peur de s’affirmer dans ses différences d’envies, d’ambition, un manque total de confiance en soi et de soutien dans les choix que j’aurais pu faire à ces moments clés de ma vie…

Qu’on le veuille ou non, nous sommes tous plus ou moins formatés pour entrer dans un moule. Le mien est « fais de bonnes études, trouve un job sûr (si tu peux devenir fonctionnaire ma fille, vas-y, fonce !), trouve un garçon gentil pour mari, construit une maison, une famille, et tu seras heureuse ma fille ».

J’ai fais des études. Que j’ai choisi et aimé. Mais pas celles que je voulais vraiment au départ, trop coûteuses et « sans avenir ». Choix non validé par la madre. Deuxième option ? Ok, ok. Je me suis mariée avec un garçon « bien sous tous rapports », que ma famille adore et dont la famille est très sympathique. J’ai construit (enfin, suis en train hein) une maison qui en ferait rêver plus d’une autour de moi. J’ai résisté sur deux points jusqu’à présent : le job pénard et le bébé. Pourquoi ? Parce que j’ai beau avoir suivi la voie toute tracée qui était la mienne, je n’en retire pas encore un bonheur suffisant. Le job pénard, ça ne m’intéresse pas. La mentalité fonctionnaire ? Je ne peux pas, c’est au dessus de mes forces. Pire encore, entrer dans une case et ne plus en bouger pour le restant de ses jours… Je ne peux même pas ne serait-ce que l’envisager. Le chômage, j’ai pourtant connu. Plusieurs fois. Ce n’est ni simple, ni agréable, ni facile. Certes. Mais c’est aussi un challenge à relever, une chance d’ouvrir d’autres portes, de changer de direction, d’évoluer vers de nouveaux horizons… Ca ne m’effraie pas plus que ça. En dehors des contraintes financières un peu trop longues à évacuer, même après avoir retrouver du boulot. Mais je suis entourée de fonctionnaires…

Quant à devenir mère, je ne vais pas me répéter sur mes manques, mais je crois que tant qu’il y en aura autant, cela ne va pas être facile de franchir le cap. Devenir mère de famille n’est pas une priorité. Je ne peux pas le dire très fort non plus. « Mon Dieu, mais c’est la plus belle chose pour une femme ». Peut-être. C’est aussi pour cela que je ne veux pas complètement passer à côté non plus. Même si je ne suis pas pressée, vous connaissez tous l’histoire de l’horloge n’est-ce pas. Elle tourne. Je l’entends de plus en plus distinctement au fil des mois. Ca me donne une bonne raison pour que les choses bougent, que je me bouge aussi, que je me bouscule un peu, pour devenir moi… en mieux.

Publié par Titinette à 10:11:24 dans Double je | Commentaires (5) |