Un jour triste, Un jour gaie
Fataliste ou Amusée
Un jour Oui, Un jour Non
Moi je suis Caméléon...
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Parce que me retrouver avec 26 euros sur mon compte au 15 du mois, ça commence à me courir sur le haricot comme dirait l'autre (l'autre qui ? ça...). Alors j'ai fait un truc pas bien. Je sais, c'est vraiment pas bien. J'aurais presque honte (si si, j'ai eu honte je vous jure). Mais il fallait que je sache. Nous avons quelquefois discuté avec mon binôme sur nos conditions d'embauche, mais sur le salaire à proprement parler il est toujours resté évasif et je ne suis pas du genre à agresser les gens avec un "combien tu gagnes" si je ne les sens pas prêts à donner dans la confidence. Alors, je me répète (parce que je voudrais pas que vous pensiez que c'est une habitude chez moi hein), mais j'ai fait un truc pas bien. Je ne sais pas pourquoi (surement pour gagner du temps parce que c'est pas les 3 timbres économisésqui vont leur changer la vie), mais notre maison mère à Paris nous envoie toutes les fiches de paie dans une grande enveloppe directement à la société. Chaque fiche de paie étant elle-même dans une petite enveloppe individuelle et fermée. Sauf que... C'est moi qui ouvre le courrier. Et ce jour là, ben mon binôme était absent. Alors j'ai gardé son enveloppe toute la journée sur le bureau. Et à force... et ben... des enveloppes à fenêtre j'en ai aussi dans mon placard vous voyez... Alors je l'ai fait. Si. C'est vrai... (pas taper, non aïe !). Ben oui. J'ai ouvert son enveloppe. Pour savoir. Parce que je savais déjà qu'il gagnait plus que moi. Mais putain, 800 euros NET de plus que moi (sans compter ses primes de commercial quand il atteint ses objectifs, autant dire qu'il doit frôler les 3000), ça commence à faire je trouve.
Et ça fait d'autant plus que, sans que je l'ai cherché celui-là (je vous jure, c'est lui qui est venu me poser la question cash ce soir même) j'ai appris que le petit nouveau du service technique qui sort tout juste de l'école a été embauché au même salaire que moi (je gagne 80 euros BRUTS de plus que lui - autant dire pareil - et il a eu le malheur de faire une réfléxion du genre "oh, tu gagnes vachement plus c'est vraiment trop injuuuuste"). Heuuuu, coco, je te rappelle que contrairement à toi j'ai 7 ans d'expérience et qu'en plus, moi, je ne vis plus aux crochets de mes parents... Non mais... Il est foutu de demander (et d'obtenir le bougre) une augmentation avant moi. Si c'est pas malheureux mes bons amis, hein !
Merde alors, n'y aurait-il de place dans ce bas monde que pour les ingénieurs et les commerciaux ??? Shit. Je suis verte.
Publié par Titinette à 21:16:15 dans Titi at work | Commentaires (3) | Permaliens
Comme sur un petit nuage. Une sensation proche de celles de mon adolescence et ces multiples amours platoniques que j'ai vécues dans le secret. Pendant des années. Pour le coup, je sais que c'est seulement l'affaire de quelques minutes, quelques heures tout au plus. Je ne suis plus une adolescente et j'ai aujourd'hui une vraie vie sentimentale par ailleurs (non, on ne rit pas, non, non, ce n'est pas drôle là, si si, je vous jure, un peu de sérieux svp). Mais... c'est tellement agréable de se retrouver en présence d'un homme charmant, souriant, cultivé, bien fringué... avec un fort côté artistique mêlé à l'esprit d'entreprise puisqu'il a sa propre société. Alors rien à faire. Faut que je fantasme. Pas beaucoup en réalité, parce que je l'ai déjà croisé par hasard en ville avec une femme et deux enfants (bien qu'il ne porte pas d'alliance, je doute que cette femme et ces gosses soient simplement, disons sa soeur et ses neveux par exemple. Qu'en pensez-vous ? Bon, ok, je sais, on s'en fout puisqu'on est seulement dans le fantasme). Et pendant notre entretien, tout ce qu'il y a de plus professionnel même si l'atmosphère est très conviviale, il a même reçu un appel qui, j'ai cru le deviner, devait provenir de cette même femme. Mais plus je le vois (heureusement, pas trop souvent), plus je le trouve craquant. Je ne peux m'empêcher d'imaginer qu'à l'occasion d'une nouvelle rencontre fortuite en ville (il y en a déjà eu plusieurs) il m'invite à prendre un café et que la conversation glisse sur des choses plus personnelles.
Alors voilà, je suis sur un petit nuage. L'heure et trente minutes que nous avons passé ensemble à visionner ses travaux, est passée comme un éclair. Et je sens bien, qu'à l'insu de mon plein gré, pendant nos échanges, je ne suis plus tout à fait complètement naturelle, avec presque parfois du mal à parler. Moi qui parle trop vite, j'accroche sur certains mots, j'ai l'impression de bégayer comme si j'avais un peu bu... (quelle drôle d'impression je dois lui donner dans ces moments là !). J'ai envie de lui plaire mais je ne veux pas qu'il puisse penser que j'ai ce genre d'idées derrière la tête. Et je ne peux m'empêcher de me dire qu'il est si charmant avec moi uniquement parce que je suis potentiellement en mesure de lui donner du boulot, d'être sa cliente, comme je l'ai été une fois par le passé. Arf, ça y est. Rien que de penser à ça, je redescend de mon petit nuage... Bouh.
Publié par Titinette à 17:56:16 dans Double je | Commentaires (0) | Permaliens