In real life, comme à bloggland, pas souvent invitée aux fêtes et rencontres. IRL, ca s'améliore grandement. Je ne suis plus une ado réservée. J'ose parler aux autres, plaisanter avec eux, sourire et séduire. Je ne fais pas partie de ceux qu'on invite systématiquement non plus. Mais j'arrive enfin à projeter une image plus proche de moi. Même si je continue à mettre du temps pour me révéler vraiment. Même si je me découvre moi-même encore différente chaque année.
Ici, ça recommence ?
Etrange.
Jamais vraiment intégrée. Tant pis. Après tout je suis ici pour écrire dans l'anonymat et pas pour autre chose. Donc, c'est normal. Je reste discrète dans la mesure du possible. Je ne cherche pas à me faire connaître de tous les bloggueurs. Tout juste à être lue. Déformation blogguienne s'il en est. Je ne commente pas tous les posts que je lis. Et je ne lis pas tant de bloggs que ça. Je n'en ai pas le temps de toute façon. Trop heureuse de travailler et de ne pas avoir ce temps là justement... J'en perds déjà beaucoup trop ici. Sourires quand j'ai des commentaires. Et page suivante si je n'en ai pas. Bref...
Ca me rappelle une anecdote. Plus jeune, je sortais uniquement pendant les vacances d'été. J'ai commencé à petite dose mais assez jeune si on peut dire car j'allais danser depuis mes 10/11 ans aux bals qui étaient organisés les vendredis et samedi sur mon île. Depuis mon plus jeune âge je joue les reines du dance floor. Oubliant tout. Tout le monde. Me moquant des regards. Les provoquants même avec mon amie qui n'avait elle aussi aucune honte à danser sans retenue.
Et puis, pendant l'année, je me faisais plus sage. Je devais oublier celle que j'étais pendant l'été. Libre. Discrète pendant les booms de l'adolescence, je n'ai finalement commencé à sortir en boite qu'à 17ans, et uniquement pendant les vacances (pas seulement d'été, heureusement !) là encore (parents exigeants oblige). Deux / trois amies du lycées pour compagnes de virées. Nous ne parlions pas vraiment de nos sorties nocturnes aux autres de la classe. Et puis un jour, ma meilleure amie raconte à un groupe de copines notre soirée en boîte. Elles étaient tout ouïe. Et puis d'un coup, je ponctue son récit d'une remarque, ajoutant un détail. Elles se retournent et me regardent avec des grands yeux ronds... "parce que toi aussi tu y étais ?". Comme si cela avait été quelque chose de complètement improbable. Le regard mi-étonné mi-méprisant. Ce jour là j'ai compris qu'il y avait vraiment quelque chose qui clochait dans l'image que les autres avaient de moi. Ils ne m'imaginaient pas être capable de m'amuser, de danser, de flirter... Quand j'y pense encore aujourd'hui, j'ai comme un goût amer dans la bouche.
"bois un coup titi, ça fait passer le goût" ;-)
Mouais.