Un jour triste, Un jour gaie
Fataliste ou Amusée
Un jour Oui, Un jour Non
Moi je suis Caméléon...
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Je me demande si je ne suis pas atteinte de cette pathologie. Je passe du rire aux larmes, de la bonne humeur à la dépression en quelques jours, voire quelques heures... Preuve en est encore ce week-end aux états d'âmes dignes des montagnes russes. Un vendredi soir anodin. Et puis encore une fois, en fin de soirée, une relance de mon homme sur le bébé qu'il attend désespérément, avec un laïus sur son âge, le temps de le faire etc... le temps qui passe quoi. Je lui dis qu'il me fait du bourrage de crâne, ce qu'il réfute. Je m'endors sur cette impression de menace du temps qui plane sur moi. Nuit agitée de rêves bousculés. Au petit matin, je me sens fatiguée. Je n'arrive pas à me lever. Je me sens inerte. Sans force. Je reste là. Allongée sous la couette. Des heures entières. Le cerveau qui tourne en boucle sur des idées noires gluantes, obsédantes. Sur la vie qui passe. Sur ma vie. Mes envies qui s'enfuient. Je sais qu'il faut que je me lève. Qu'avec l'activité, mes neurones cesseront de tourner en rond pour rien, dans le vide. Mais je n'y arrive pas, comme paralysée. Je sais que la journée va encore être longue car seule. Une solitude qui me pèse et que je renvoie systématiquement, à tort ou à raison, sur le fait qu'on habite ici, et que je n'aime pas cet ici. Mon homme sera sur son terrain de sport, et moi, rien de prévu aujourd'hui. Pas de copine à aller voir cet après-midi et de toute façon, je ne serais pas de bonne compagnie. Envie de voir ma soeur, mais à 3h de route d'ici, je dois oublier l'idée. La perspective de ce vide m'empêche de remplir les heures qui s'écoulent. Yeux rivés sur le mur, le plafond... Je ne bouge pas. Publié par Titinette à 16:32:46 dans Double je | Commentaires (1) | Permaliens