Un jour triste, Un jour gaie
Fataliste ou Amusée
Un jour Oui, Un jour Non
Moi je suis Caméléon...
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(puisqu'on est dans les tests, allons-y gaiement :-))
"Vous aimez les changements. Ou du moins vous acceptez l'idée de perdre vos repères car sans doute votre curiosité vous porte naturellement vers la nouveauté. Rappelez-vous : enfant, vous aviez sans doute déjà l'envie de découvrir et d'expérimenter de nouvelles situations. Sans redouter de vous faire mal. Une ambiance familiale harmonieuse vous a peut-être permis de renforcer votre assurance personnelle. Au fil des ans vous avez intuitivement admis que les épreuves sont autant d'enseignements sur votre chemin.
Mais il est également probable que votre désir de transformation provienne de votre étonnante facilité à vous interroger et à vous remettre en question. Pour vous analyser avec tant de justesse, il est possible que vous ayez fait un travail sur vous. Vous semblez avoir une solide connaissance de vos atouts et de vos faiblesses. Ainsi que de vos envies. D'ailleurs, vous privilégiez souvent vos désirs, même s'ils ne correspondent pas aux attentes de vos proches. Bref, tout votre exploration intérieure vous a permis de savoir vraiment où vous en êtes et où vous devez aller. Alors continuez votre quête et faites le grand saut. Il vous guidera certainement vers encore plus de bien-être et de connaissance de soi. "
Il y a du vrai. Mais je ne suis pas d'accord avec le "vous privilégiez souvent vos désirs, même s'ils ne correspondent pas aux attentes de vos proches." Au contraire, je crois que l'essence de mon problème vient peut-être en partie de là. Je sais ce que je veux, ce dont j'ai envie mais j'ai besoin de sentir le soutien de mon entourage. Besoin d'être rassurée. Si la direction que je prends ne fait pas de vague je fonce (et du coup, beaucoup ont une image de moi de quelqu'un de très volontaire, très motivée, qui fonce pour avoir ce qu'elle veut etc), mais si on me décourage, me démontre que non, c'est pas bien... J'hésite et souvent, je fais le choix le plus sécurisant...
J'ai souvent fait le choix le plus sécurisant. Parfois même sans qu'on m'influence directement. Pour mes études d'abord. La voie que je voulais prendre était pour ma mère une voie sans issue. Et puis le coût de l'école a définitivement mis un terme à mon rêve, sans parler des conseillères d'orientation, incapables de me trouver une alternative. Je rêvais d'être styliste depuis l'âge de 10 ans. C'est de là que remonte mon plus vieux souvenir à ce sujet. Etudes supérieures, autre voie, autre domaine. Avec en fond, l'envie d'exercer plus tard mon métier dans le secteur de la mode puisque la création n'est finalement pas ma vocation. Je pars poursuivre mes études pendant deux ans, loin de la maison. Là, mes parents veulent bien payer l'appart, la bouffe et le reste parce que l'objectif leur semble bien plus sérieux. Fin de mes études. Je postule pour un Dess mode et création afin de donner une orientation à ma formation précédente. Beaucoup de candidats. Peu de chance d'être acceptée. L'été se passe, sans nouvelle et la rentrée approche. On me propose un job idéal pour une première expérience. Je dois passer un entretien, mais c'est fait d'avance. En même temps, la fac me contacte pour me dire qu'une place venait de se libérer dans le Dess en question. J'étais 1ère sur la liste d'attente, mais je ne le savais pas. Je ne le savais pas... Hésitations pendant plus d'une semaine, mais je n'avais pas plus de temps pour me décider. Ma mère me fait comprendre qu'une 3ème année à financer, c'était pas prévu. J'envisage de travailler en parallèle mais en me renseignant auprès de la responsable de la filière, j'apprend que les heures de cours sont bien trop nombreuses pour pouvoir travailler suffisamment "à côté". La mort dans l'âme, j'opte pour le job. Je n'ai pas eu à le regretter. Cette expérience m'a beaucoup aidée par la suite. Mais longtemps, je me suis endormie avec quelques larmes au fond de la gorge.
Mon mari ensuite. L'ai-je vraiment aimé ? Oui. Mais pas comme mon premier amour. Pas passionnément. Au fil des années, son profil de gendre idéal a convaincu tout le monde, moi y compris. Je ne voyais pas, ou ne voulais pas voir les choses qui nous séparaient. Me concentrant sur nos points communs. Pas assez sûre de moi là encore. Jamais vraiment eu d'histoire avec un vrai petit ami avant lui, en dehors de mon Ange, mon premier amour. Histoire cahotique qui m'a démontré que la passion ne donnait rien de bon au final. Nos vies se sont de plus en plus emmêlées. J'ai été certaine à un moment donné, que nous étions fait pour vieillir ensemble. On s'est marié il y a un an et la suite, vous la connaissez. A partir de là, étrangement j'ai vu les choses sous l'angle opposé. Et c'est ce qui m'a conduit à blogland... Pour démêler les noeuds de ma vie et retrouver la sérénité.
Publié par Titinette à 14:13:05 dans Conversations Intimes | Commentaires (14) | Permaliens
Ce matin en guise petit-déjeuner, visite chez mon ptit loup. Jusqu'au dernier moment, je ne savais pas encore si j'irais ou pas. Et puis, sitôt mon Homme parti, il fallait décider. C'était maintenant ou pas du tout pendant plusieurs semaines. Une envie soudaine m'a prise. Violente. Des mots vulgaires ont assailli mon esprit, excitant mon corps qui se réveillait à peine. Ca ne m'était jamais arrivé. Pas comme ça. De tels mots me font plutôt rire d'habitude, voire me dégoutte selon le contexte. Mais là, ils tournaient dans ma tête, arrivaient jusqu'à mes lèvres qui murmuraient ces insanités presque contre leur gré... J'avais envie qu'il me prenne, sans un mot, tout de suite. Rapide douche, parfum et crème sur le corps... J'arrive à sa porte. Il m'ouvre, me demande si ça va, me dit "alors, tu t'es décidée à venir finalement ?". Je ne lui ai pas laissé le temps de parler. Je ne voulais pas un mot. Je l'ai embrassé sauvagement. Son désir est parti au quart de tour. Il m'a déshabillée très vite, caressant mon corps en ébullition et ne quittant jamais mes lèvres ou presque... Lui en moi, étreinte, fougue, obscurité. Du plaisir. Beaucoup de plaisir. Mais toujours pas d'orgasme. Comme si la culpabilité, invisible, faisait son travail de sape. Nous avons recommencé, très vite après, brièvement, intensément. Et puis calins et baisers sous la nouvelle couette, dans la nouvelle disposition de cette chambre que je commence à connaître. Honte de me glisser à l'intérieur du lit. Mais je ne dis rien. Je ne fais que répondre à son invitation. C'est si doux, si confortable...
Publié par Titinette à 13:38:28 dans Double je | Commentaires (4) | Permaliens