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Double Je

La double vie d'une trentenaire qui se cherche encore

Et un dimanche pas bien mieux... | 13 septembre 2004

Vivement la fin du week-end.

Dimanche. Rien. Repos. Mon Homme se cale devant la formule 1. Je m'endors. Lui aussi je crois. Je pense à mon ptit loup et je sens du désir monter. Mon homme a, à son réveil, manifestement lui aussi envie de faire l'amour. Je laisse faire. Au début, c'est toujours un peu difficile pour moi. Et puis, tout se passe assez bien. Plaisir, jouissance. A la fin, pour une fois, je n'ai pas particulièrement envie de pleurer. Je ne me sens pas non plus sur un nuage. Mais ça va. Et puis, après la douche, je m'énerve après lui pour une connerie. Il reste calme (pour une fois, comme quoi il fait vraiment des progrès). J'arrive à me calmer aussi mais le stress est à nouveau là. Ma tension intérieure redescend doucement. Soirée à peu près tranquille. Petit repas avec les restes de la veille, petit film sympathique... Puis dodo. Avant de se coucher, il me dit qu'il m'aime. Je ne réagis presque pas. Juste un faible sourire, de la tristesse dans les yeux. Il dit « tu t'en fous complètement hein ?». Je réponds que je suis loin de m'en foutre mais que je doute encore parce que j'ai eu trop mal trop longtemps. Il me répond qu'il a vraiment changé. Je le vois bien pourtant je lâche un truc sur le fait que j'ai malgré tout l'impression qu'il ne changerait jamais de vie pour moi et qu'aujourd'hui, j'ai le sentiment qu'il est trop tard pour tout recommencer, pour revenir en arrière et faire des choix de vie qui soit vraiment communs. « L'important, c'est qu'on soit ensemble, quel que soit l'endroit non ? ». Je me couche. Je n'ai pas de réponse. J'ai envie de répondre que oui. Mais aucun mot ne sort de ma bouche. J'ai envie qu'il comprenne qu'ici, je ne me plais pas. Malgré la maison que nous rénovons. Je me couche épuisée. Des larmes qui débordent de mes yeux. Je respire doucement, en essayant de ne pas faire de bruit. Je ne sais pas s'il m'entend pleurer. S'il comprend que je pleure ou pas. Il ne bouge pas en tous les cas. Je ne dors pas jusqu'à au moins 4h du matin. J'ai l'impression que lui non plus ne dors pas vraiment, mais je n'en sais trop rien. Au petit matin, tout est comme d'habitude... ou presque. On échange quelques mots, comme tous les matins. Il me donne ses « instructions » pour la journée, à savoir ce qu'il veut que je fasse pour lui ou pour la maison. Simplement, il ne s'approche pas de moi pour m'embrasser avant de partir bosser. Je sais que je l'ai blessé et je m'en veux... J'aimerais tellement échapper à ce malaise, à ces envies de pleurer qui me surprennent souvent quand je ne m'y attends pas.

Publié par Titinette à 15:13:01 dans Double je | Commentaires (8) |

Un samedi démoralisant | 13 septembre 2004

Levée depuis 9h, je m'affaire dans ma pseudo cuisine pour préparer un bon repas à deux couples d'amis que nous recevons ce soir. Nous ne les avons pas revu depuis près d'un an. Au départ, je suis enthousiaste. Après des heures de cuisine, je me sens épuisée et n'ai même plus envie de goûter à tout ce que j'ai préparé... 19h30, les deux couples et leurs fils et fille respectives arrivent. La soirée commence. Les deux enfants sont épuisants. Ils pillent les biscuits apéritifs, courent partout, poussent des cris et les parents ne font pas grand chose pour les calmer. C'est surtout ça qui m'exaspère, bien plus que l'énergie de ces bouts de choux. Les hommes parlent foot dans leur coin. Les deux copines surveillent d'un œil leurs rejetons et moi je n'arrive pas à entamer une vraie discussion. Devoir monter le son pour me faire entendre, ce soir, je n'en ai pas la force. Je m'imaginais qu'après le repas, elles iraient les coucher et que nous serions plus tranquilles. J'attends ce moment mais non... Elles avaient décidé de les laisser vivre comme ça toute la soirée...

En milieu de repas, les deux couples nous annoncent qu'ils attendent tous les deux leur deuxième. Et l'enfer recommence. C'est reparti pour l'interrogatoire sur le ton de la plaisanterie avec un fond d'incompréhension bien réel «  et toi ? Quand est-ce que tu t'y mets ? T'as quel âge déjà ? Ah ben oui, plus vieille que nous, va falloir s'y mettre dis donc ! » Et mon mari de s'allier aux autres pour les encourager à tenter de me convaincre. 5 contre 1, le combat est inégal. Je ne vais pas raconter ma vie, là, au milieu de tous. Alors je suis obligée de mentir et de dire que je n'en ai pas du tout envie, que faire des enfants ne m'intéresse pas pour l'instant, que si mon mari tient absolument à en avoir maintenant, il n'a qu'à s'en faire faire un par une autre... « Oh, mais on pensait que comme tu te retrouvait au chômage, tu en profiterais ! T'as pas peur que ça te freine pour retrouver du boulot le fait que t'ais pas encore d'enfant ? » Ben voyons... Bref. Une soirée quasi interminable. Au moins, ils ont beaucoup aimé le repas. C'est toujours ça. Je ne me serais pas décarcassée pour rien.

Publié par Titinette à 15:10:31 dans Double je | Commentaires (0) |