Vivement la fin du week-end.
Dimanche. Rien. Repos. Mon Homme se cale devant la formule 1. Je m'endors. Lui aussi je crois. Je pense à mon ptit loup et je sens du désir monter. Mon homme a, à son réveil, manifestement lui aussi envie de faire l'amour. Je laisse faire. Au début, c'est toujours un peu difficile pour moi. Et puis, tout se passe assez bien. Plaisir, jouissance. A la fin, pour une fois, je n'ai pas particulièrement envie de pleurer. Je ne me sens pas non plus sur un nuage. Mais ça va. Et puis, après la douche, je m'énerve après lui pour une connerie. Il reste calme (pour une fois, comme quoi il fait vraiment des progrès). J'arrive à me calmer aussi mais le stress est à nouveau là. Ma tension intérieure redescend doucement. Soirée à peu près tranquille. Petit repas avec les restes de la veille, petit film sympathique... Puis dodo. Avant de se coucher, il me dit qu'il m'aime. Je ne réagis presque pas. Juste un faible sourire, de la tristesse dans les yeux. Il dit « tu t'en fous complètement hein ?». Je réponds que je suis loin de m'en foutre mais que je doute encore parce que j'ai eu trop mal trop longtemps. Il me répond qu'il a vraiment changé. Je le vois bien pourtant je lâche un truc sur le fait que j'ai malgré tout l'impression qu'il ne changerait jamais de vie pour moi et qu'aujourd'hui, j'ai le sentiment qu'il est trop tard pour tout recommencer, pour revenir en arrière et faire des choix de vie qui soit vraiment communs. « L'important, c'est qu'on soit ensemble, quel que soit l'endroit non ? ». Je me couche. Je n'ai pas de réponse. J'ai envie de répondre que oui. Mais aucun mot ne sort de ma bouche. J'ai envie qu'il comprenne qu'ici, je ne me plais pas. Malgré la maison que nous rénovons. Je me couche épuisée. Des larmes qui débordent de mes yeux. Je respire doucement, en essayant de ne pas faire de bruit. Je ne sais pas s'il m'entend pleurer. S'il comprend que je pleure ou pas. Il ne bouge pas en tous les cas. Je ne dors pas jusqu'à au moins 4h du matin. J'ai l'impression que lui non plus ne dors pas vraiment, mais je n'en sais trop rien. Au petit matin, tout est comme d'habitude... ou presque. On échange quelques mots, comme tous les matins. Il me donne ses « instructions » pour la journée, à savoir ce qu'il veut que je fasse pour lui ou pour la maison. Simplement, il ne s'approche pas de moi pour m'embrasser avant de partir bosser. Je sais que je l'ai blessé et je m'en veux... J'aimerais tellement échapper à ce malaise, à ces envies de pleurer qui me surprennent souvent quand je ne m'y attends pas.