Juste avant de partir, je me suis accrochée au téléphone avec ma maman. Du coup, elle m'a raccrochée au nez. C'est la première fois que ça arrive. Preuve que, pour l'instant, je n'ai pas encore retrouvé le calme et la sérénité sans parler du bonheur, notion à laquelle je ne crois plus vraiment...
Je me suis réconciliée dès le lendemain, mais j'ai gardé cet état de stress interne pendant plusieurs jours. 10 jours de vacances qui n'en ont pas vraiment été. D'abord, parce que nous les avons passé au même endroit depuis les 11 années que nous nous connaissons et comme j'allais là également avec mes parents avant même de le connaître, cela fait donc environ 15 ans que je me retrouve là, tous les étés sans exception aucune. Non pas que je n'aime pas y retourner, mais j'aurais aimé passer deux / trois jours un peu différents, coupé de SA famille, de la mienne, de tous. Rien que lui et moi. Je voulais notamment aller sur l'île de mon enfance. Cela fait un an que j'en parle. Il a fait semblant de ne pas entendre ma requête et en jouant avec des changements permanents sur ses dates de vacances a fini par m'empêcher de réserver quelque chose à temps. Sur ces 10 jours, nous avons passé les deux premiers avec SES parents dont c'est l'appartement. Il a trouvé le moyen de repasser une couche en arguant après leur départ « tu vois, ça s'est pas mal passé ! » et s'énerve quand je réponds que 2 jours ça va encore mais que je n'aurais pas supporté un jour de plus comme ça. Merde, 2 jours sur 10, ça fait déjà beaucoup je trouve, non ? Et puis, ensuite, une amie à moi est venue déjeuner, nous avons passé l'après-midi ensemble. Le soir même, à peine mon amie partie, ma sœur et son jules sont arrivés pour passer la soirée et la journée du lendemain avec nous. Puis nous avons dîner chez ma grand-mère et en fin de semaine nous avons été voir ma filleule. Et puis, tous les jours, sur la plage, nous nous retrouvions avec Son oncle, sa tante, son cousin qui ne cesse de parler foot...Vacances très familiales en somme. Ce n'est pas que je n'aime pas. J'ai profité de ma présence dans le sud pour voir ma famille (et lui une partie de la sienne). Mais je n'ai pas eu le temps de faire une vraie coupure. J'ai un peu l'impression d'avoir passé mon temps à courir pour concilier les emplois du temps de chacun et avoir le temps de voir un maximum de personnes. Nous n'avons même pas été un seul soir au resto. Je ne l'ai pas proposé. J'aurais aimé qu'il le propose de lui-même, lui qui m'annonce depuis quelques semaines qu'il a compris, qu'il a changé...
Chaque jour, je faisais un quart d'heure de pseudo méditation pour me convaincre que la journée aller bien se passer, qu'il fallait que j'en profite malgré cette course permanente, malgré le temps pas terrible, malgré la mer trop froide... Cela m'a permis de garder mon calme. Mais voilà, je n'ai vraiment pas eu le sentiment d'avoir été en vacances... Tout ça est passé comme un éclair.