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Double Je

La double vie d'une trentenaire qui se cherche encore

Petit matin coquin | 07 juillet 2004

7h45. Je me lève tout juste un peu après mon homme. Prétextant des courses à faire avant d'aller bosser. Je prends une douche, enduit ma peau de crème parfumée et attend son départ avant de m'habiller. Je m'énerve toute seule devant ce bordel de fringues dans la chambre au milieu duquel je ne retrouve pas LA jupe que je voulais porter. En retard, je finis par enfiler un pantalon pas terrible mais taille basse, très très basse, des mules à talons et un petit haut à dentelle pour rattraper le tout. Je me dis que, de toute façon, je ne suis pas censée rester habillée très longtemps ;-)... Un peu de chanel au creux du décolleté et c'est parti.

8h40. Je pars enfin de la maison. Je reçois un texto de mon ptit loup m'indiquant que "la voie est libre" de son côté. Sur ses indications assez détaillées, je trouve sans trop de difficultés son appartement. Il est là, m'ouvre la porte comme un copain et me fait même la bise. Peut-être pour donner le change aux voisins... Ce détail me dérange un peu mais je le sens un peu gêné par la situation. Il va falloir "briser la glace". Il n'a jamais trompé son amie et là, il me reçoit chez lui, chez eux, dans leur "nid d'amour". J'essaie de faire abstraction des traces de cette autre femme présente dans chaque pièce. Une photo par là, une paire de chaussure ici, quelques vêtements éparpillés... Nous buvons un verre, discutons comme si de rien n'était au milieu de la cuisine. Puis nous passons au salon pour écouter un peu de musique et là, nous nous laissons tomber sur le canapé. Je pose ma tête sur son épaule. Tout naturellement. Sans réfléchir. Il me prend dans ses bras et nous nous embrassons tendrement. Un vrai moment de douceur. Puis nous nous levons et tout en nous embrassant de plus en plus goulûment, nous rejoignons la chambre. Le désir monte des deux côtés. Je suis un peu angoissée par la peur que mes règles ne choisissent ce moment pour arriver, mais mon corps s'est rangé de mon côté. D'étreintes fougueuses en caresses il me déshabille et je le déshabille. J'aime l'odeur du parfum sur sa peau, assez douce. Je marque une demi-seconde d'hésitation lorsque je sens son sexe se gonfler sur mon bas ventre, mais il a pensé à tout et me rassure pour ce qui est des questions de sécurité. Nous faisons l'amour avec force et douceur. Quand le plaisir le prend, il reste discret mais je le sens heureux et apaisé. Nous nous allongeons, l'un contre l'autre, trempés de sueur. Il ne regrette pas. Je ne suis pas déçue. Nous avons presque envie de nous laisser prendre par Morphée mais nous disposons de peu de temps. Nous souvenant du fameux massage qu'il m'avait promis, je m'étends sur le ventre. Ses mains parcourent mon dos, massent mes épaules déjà détendues par le moment que nous venons de partager. Et puis, ses doigts glissent sur mon cou et mon corps frissonne. Ses caresses appuyées à cet endroit là, si peu souvent exploré, me font ronronner de plaisir. Son massage laisse place à de doux baisers, sa langue parcourt mon dos, ses mains frôlent ma poitrine... Puis, avec beaucoup de douceur, il s'allonge sur moi et lentement se glisse en moi. Comme une vague sur mon corps, il ondule et nous faisons l'amour tout doucement et avec pourtant au moins autant d'intensité, si ce n'est plus, que la première fois. Au bout d'un long moment, je me retourne vers lui. Je veux sentir son poids sur ma poitrine et nous nous étreignons de plus en plus fort. Je guide ses mains, je tempère sa fougue et la relance ensuite. Emboités à merveille, je le sens peu à peu prendre toute la place en moi et puis je le sens, étrange sensation, jouïr à travers le petit bout de caoutchouc qui nous sépare et qui s'emplit de sa semence. Il me serre très fort. Nous nous sourions. Un petit moment de bonheur.

11h28. Il est temps de partir. Nous nous hâtons. Une douche rapide chacun notre tour car la place et le temps manquent. Puis un petit tour de l'appartement, où, inquiet, il guette chaque trace que j'aurais pu laisser. Et qu'il efface, excessivement gêné par son propre manège. Cela me fait sourire et nous nous séparons dans un baiser, sans savoir encore si nous nous reverrons.

Publié par Titinette à 16:19:30 dans Double je | Commentaires (3) |