Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

Double Je

La double vie d'une trentenaire qui se cherche encore

Ma soeur | 15 juillet 2004

Je l'adore. Je l'aime fort et je souffre de ne pas la voir plus souvent. Près de 8 ans nous séparent et au début, nos relations étaient plutôt conflictuelles. Elle, le garçon manqué qui venait troubler ma vie de petite fille tranquille et unique, occupant la même chambre que moi, jouant au ballon dans mes jambes, capricieuse avec les parents qui finissaient toujours par céder quand moi, je m'arrêtais au moindre non. Et puis aujourd'hui, nous nous adorons. Depuis que j'ai quitté le nid familial, nos liens se sont resserrés. Et quand je regarde sa vie, je me dis qu'elle a tout ce que j'aurais aimé avoir et j'en suis vraiment heureuse pour elle  :

Une bande de copains depuis l'adolescence, avec qui elle partage des délires, des vacances au ski ou en camping, des sorties au cinéma ou ailleurs...

Un petit ami aux yeux bleus (ce dont j'ai toujours rêvé), bien foutu, terriblement attentionné et par dessus le marché, futur kiné ! Quel bonheur pour nous qui souffrons sans cesse du dos !

Une intelligence brillante qui lui permet de poursuivre ses études ici alors que moi, j'ai du partir...

Un ami photographe très doué parmi sa bande de copains, qui leur prend de magnifiques photos et qui vient notamment de lui en prendre, à demi-nue, exactement comme celles que j'aurais aimé faire... Une photogénie extraordinaire, qu'elle tire de notre père, et que je n'ai pas. Moi, j'ai ses yeux bleus. C'est déjà pas mal. C'est déjà beaucoup.

C'est
impressionnant de voir le décalage de nos vies. Les rencontres, le hasard et les choix... Je ne ferais pas les mêmes choix aujourd'hui, si j'avais su que ma vie loin d'ici serait si triste. Et en même temps, je sens qu'il est comme "trop tard pour revenir". Ma famille n'est pas prête à concevoir que je me suis trompée, pas prête à accepter que je ne suis pas heureuse, moi, "la battante" qui suis partie volontairement et qui me suis toujours accrochée pour arriver à ce que je voulais. Et aujourd'hui, comment leur dire que tout ça, je n'en voulais pas...

Publié par Titinette à 11:00:15 dans Double je | Commentaires (5) |

En famille | 15 juillet 2004

Première journée de repos, excellente ou presque. Excellente car entourée de ma proche famille, mes parents, mes grands parents, mes deux tantes les plus chères et mes deux cousins proches comme des frères. Seule ma sœur manquait à l'appel, elle travaillait... Mais a pu faire une brève pause pour venir partager 1/2heure avec nous. Un repas en terrasse, au bord de la piscine, le soleil, le farniente... Tout était parfait sauf... Les remarques incessantes, des uns et des autres sur l'absence de mon homme "oh, il n'est pas là x ?", "oh, tu l'as abandonné, le pauuuvre", "Il nous manque" et bla bla bla... Et quand je réponds, un peu sèchement peut-être, que ça me fait des vacances ou que je lance quelques remarques sur son attitude égoïste ou sur le fait qu'il ne veuille faire aucun effort pour moi, j'entends invariablement la même réponse "tu l'as choisie", "tu es mariée maintenant, c'est comme ça, fallait y penser avant"... Pourquoi personne ne veut entendre mon malaise ? Pourquoi tout le monde a toujours l'air d'être de son côté à lui ? Pourquoi lui trouve t'on toujours des excuses à lui et m'oblige t'on à moi, à être toujours souriante, sans jamais avoir le droit de me plaindre ? A la fin de la journée, crise de larmes dans mon lit de jeune fille. Je ne suis plus moi nulle part. Je n'existe plus.

Publié par Titinette à 10:36:03 dans Double je | Commentaires (5) |